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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 12:30

20 mai 2019 - Ménil (53)

Dans le but d’améliorer ma collection de pointage BPF, nous voilà, Viviane et moi en partance pour la Mayenne, où nous serons hébergés chez des amis. Au cours du voyage nous faisons halte à Ménil situé au sud de Château-Gontier. Nous laissons notre véhicule à St Martin du bois. Par les doux vallonnements de la région nous gagnons Montguillon, puis Molières, son château et son hippodrome, situé au milieu de nulle part. La route est facile jusqu’à Ménil, mais nous bifurquons avant le village pour voir le château de Magnanne. 

Privé, il est peu visible, mais en m’engageant dans l’allée j’arrivé à tirer un bon cliché. A Ménil ma quête du pointage me dirige vers le seul commerce du village, un marchand de vins de « Bordeaux » dont le magasin est plutôt bien fourni.

Dès le sésame dans la sacoche, nous nous dirigeons vers l’Écluse et le bac sur la Mayenne. Face au camping, le « guérite » du passeur est occupé par une forte équipe d »animation composé de quatre jeunes filles et du timonier.

 

Après la visite de l’écluse nous prenons le bac pour 1.50 euro, la stagiaire et le passeur nous embarquent avec nos vélos, pour une traversée de la Mayenne à la force des bras. Le bac de plus de 200 ans a été revisité. La lourde barque en bois a cédé la place à une légère embarcation en aluminium. Elle peut néanmoins, emporté, vaches, chevaux ou bien un véhicule à moteur. Le bac n’est pas motorisé, il faut après avoir averti par la corne de brume, les plaisanciers qui naviguent, tendre le câble tracteur. Le déplacement se fait à la force des bras, facile en basse eaux mais sans doute plus physique lors des épisodes de pluies.

Château de Haut Rocher

Une fois sur la rive gauche, nous ne ferons qu’apercevoir le château de la Porte bien dissimulé dans la végétation. À Daon nous changeons notre circuit initial pour traverser à nouveau la Mayenne et emprunter le chemin de halage, parfaitement entretenu pour y rouler à vélo. Pas de voiture, quelques cyclistes et marcheurs et une rivière jalonnée de château et d’écluses. C’est à Chenille, que nous trouvons face au Moulin, l’écluse et son éclusière. Bien que bavarde et sympathique elle sera inflexible à ma demande pour m’avancer sur le chenal et prendre une photo de la belle chaussée, face au château des Rues.

Tant pis le cadrage sera moins orignal de la berge. C’est à Chambellay que notre cheminement au bord de la rivière se termine. Le retour vers ST Martin du bois se fera sur une route tranquille. Malgré que la vallée ne soit pas très prononcée, la route est plutôt montante. Vélos embarqués nous reprenons la route vers Landivy.

21 mais 2019 – Jublains – Sainte-Suzanne et Chammes (53) - 62 km

 

Je suis seul au départ ce matin de Jublains. Je laisse la visite pour le retour de ce soir. La météo est plutôt favorable. Par Hambers mon itinéraire traverse de vastes zones boisées mais aussi humides et traversées par de nombreux ruisseaux.

 

Dans le village une rencontre peu probable m’interpelle, une jument blanche et son petit déambule dans la rue principale, sans que j’aie l’air de les déranger. La région fut longtemps investie par les romains et de nombreux vestiges en attestent. Le Mont Rochard du haut de ses 357m, me surveille, le soleil commence à chauffer.

 

 

Le Dolmen des Erves

 

Peu de villages traversés et une route plutôt facile. Je passe St Gemmes-le-Robert et Assé-le Béranger avant un arrêt aux dolmens des Erves un peu à l’écart de la route. Le ruisseau du même nom m’accompagnera jusqu’à Ste Suzanne sans encombre, même s’il faut batailler du pédalier pour gravir aux remparts de la ville.

 

 

L'entrée du château de Ste Suzanne

 

La ville médiévale au passé glorieux présente quelques beaux points de vue. Le château bien que magnifique n’est accessible qu’au terme d’une visite, et le village semble peu fréquenté ce matin. Le site est cependant grandiose et la ville bien à l’abri des remparts.

 

 

 

Au retour j’éviterai le Bois des Vallons, préférant rejoindre Châtre-la-Forêt pour tenter de voir le château de Montecler. Le petites routes du bocage sont tranquilles et en bon état. Le château, lui l’est moins au vu des échafaudages qui l’entourent et couvrent un peu trop le charme de la belle demeure. Toutes ces demeures croisées, sont privées et donc difficile d’accès. Je poursuis don ma route et découvre à nouveau un château, ou plutôt ce qu’il en reste. Adossé à un ferme cossues, la porte du château, flanquée de ses tourelles à créneau garde le domaine. Le château de la Chesnelière a laissé derrière lui ses heures de gloire.

 

Ancien château de Chesnelières

Nouvel écart de parcours pour me rendre à Mézengers et voir le château du Rocher. Lui aussi semble avoir fait l’objet d’une annexion paysanne. Au-delà d’un bâtiment à usage agricole, seules les tours et échauguettes dépassent l’édifice, mais elles semblent nombreuses et pas forcément en bon état. Ce n’est pas grave je ne dormirai pas ici ce soir.

 

 

 

Théâtre romain de Jublains

Ma route du retour sera droite, mais ombragée en traversant le bois d’Hermet. Lors de mon retour à Jublains, le thermomètre à bien progressé. Je m’avance vers la vaste esplanade qui abrite les vestiges romains de la ville antique. Pas une âme sur plusieurs hectares de pelouses vertes et rases, que je jardinier s’applique encore à cette heure à terminer la tâche. Les vestiges constitués de tumulus de pierres sont encore à l’état de fouilles. Pas beaucoup d’ombre, il fait chaud, et l’auberge du village me tend les bras et son tampon précieux. Passé ce moment je rejoins le théâtre romain, à double enceinte remarquablement conservé et d’une dimension impressionnante.

Ainsi s’achève ce périple dans la région des Coëvrons.

 

22 mai – St Léonard-des-Bois, Ballon-St-Mars (72) – 83 km

Aujourd’hui je pédale dans la Sarthe, au nord près de l’Orne. Je pars de St Léonard-des-Bois BPF que je pointerai à mon retour. La Sarthe prend sa source près d’ici, nous sommes dans les Alpes Mancelles, une région fort accidentée. Le village est calé entre deux monts, les Pierriers du Haut Fouché et le Mont Narbonne. Le nom de cette région est dû aux romains, qui après avoir traversé les Alpes, décidèrent de poursuivre leur chemin jusqu’aux prochaines montagnes. Rien de comparable cependant si ce n’est une flore proche de celle des Alpes.

La Sarthe

 

Je quitte la vallée de la Sarthe pour Sougé-le-Ganelon. Ici, trois courses s’imposent car avant mon départ j’ai oublié une partie de mon ravitaillement, et les épiceries ne sont légion dans le coin. Ensuite ce sera une halte à Fresnay-sur-Sarthe, pour son château et sa chapelle souterraine. La rivière Sarthe, occupe toute la région par ses nombreux méandres et je la retrouverai tout au long de la journée, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

 

 

Beamont-sur-Sarthe

À Beaumont, sur Sarthe également je fais halte au pont romain. Le bocage est omniprésent à l’approche de Ballon-St-Mars deuxième pointage de la journée. Ballon St Mars est classé au site des monuments historiques pour être la plus ancienne forteresse de défense du Maine à la Normandie. L’Église est richement ornée de vitraux. Ici coule l’Orne Saonnaise.

C’est à Teillé que je pique-nique avec un soleil ardent. Mon itinéraire emprunte encore le bocage, ses cours d’eau et l’omniprésente Sarthe qui coule ici paisiblement. Après le village de Ségrié et Montreuil-le-Chétif, je traverse la Sarthe plusieurs fois et entre chaque passage j’escalade des monticules de plus en plus prononcés.

 

 

J’approche ainsi des Alpes Mancelles, sans avoir l’air d’être à la montagne. Ce sera bientôt la fin du parcours et à Sougé-le-Ganelon, j’emprunte la route de ce matin, je retrouve la Sarthe tranquille avant St Léonard. Certes le village est situé dans un cadre de verdure propices aux activités de pleine nature, mais à mon goût ne présente pas de caractéristiques particulières ; hormis peut-être un bar à bières digne d’une place de Bruxelles.

23 mai 2019 – Ernée (53) – Vitrée (35),  73 km

Pour cette randonnée entre Mayenne et Ile et Vilaine, je bénéficie d’un guide local. Maurice, qui habite la Manche toute proche m’accompagne. Il faut dire qu’il fait partie de mon club, distant de plus de 500 km d’ici, et nous n’avons pas très souvent l’occasion de pédaler ensemble. Cependant Maurice, connaît mes habitudes et pense à juste titre que je vais lui faire découvrir quelques jolies routes de campagne, lui qui ne fonctionne qu’à son instinct et ses connaissances locales.

Dès le départ d’Ernée, nous empruntons le chemin des écoliers et le pont de pierre, qui traverse la rivière éponyme. Puis comme l’indique l’itinéraire nous éviterons les agglomérations hormis quelques petits villages et hameau que deux cyclotouristes ne viendrons pas troubler la quiétude. Quelques belles montées, ralentissent Maurice, qui roule bien mieux que moi et m’attends patiemment.

Le château de Vitré

À Bourgon nous atteignons le Vilaine, que nous suivrons par une route de crête, avant notre arrivée à Vitré. La ville est magnifique et nous déambulons dans les ruelles de l’ancienne ville commerciale. Maisons à porche et colombages offrent des façades colorées. La ville fut prospère du XIVe au XVIIe siècle. Maurice fin connaisseur de la ville me conduit au château, qui abrite la mairie et de ce fait est ouvert au public dans sa cour intérieure.

La ville reste encore active aujourd’hui et est agréable à traverser.

Après la visite à l’office de tourisme et au café pour déguster une mousse fort agréable par ce temps ensoleillé, nous reprenons la route. Nous pensions trouver un coin agréable pour le pique-nique, mis les routes de campagnes et les hameaux traversé, offrent peu de possibilités.

 

 

Les rues de Vitré

C’est à plus de quinze kilomètres de Vitré que nous atteignons, au prix d’une belle côte le village de Montautour. Perché à 195m sur les marches de l’église nous sous sustentons sans avoir trouvé l’aire de pique-nique. L’église est fermée et nous pensons au chemin de ronde qui ceint le clocher ; de son sommet, on peut, parait-il, y voir la rade de Brest. Pour Maurice, ce serait le Mont St Michel tout au plus. Le dernier tour de village nous fera découvrir la mairie et l’école,  fort bien équipé de trois tables de pique-nique, dont nous étions à cent mètres à peine. Sans doutes les montées successives avaient émoustille nos sens de recherche.

 

De nombreux vallonnements marqueront la route du retour par Princé et St-Pierre-des Landes, qui ne ressemblent en rien à celles de Gascogne. Le retour vers Ernée sera chaud et notre itinéraire totalisera près de mille mètres de dénivelé. Maurice connaît bien aussi, Ernée. La ville doit son nom à un prêtre missionnaire venu d’Aquitaine. Selon la légende sa vie austère  vit la réalisation de plusieurs miracles.

Guidé par Maurice nous nous rendons à l’office de tourisme, mais surprise pas de panonceau à l’angle de la rue, le local ressemble à un pseudo « cagibi » abrite le dit Office de Tourisme. Dans un local exigu nous y sommes pourtant bien reçu par une dame charmante, mais pressée, qui cependant nous octroi le sésame de notre BPF.

Notre périple s’achèvera par un rafraichissement, célébrant cette belle randonnée.

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