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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 18:15

Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1      

 

Mon départ se fait de St Julien de Verdon. Il fait beau, température 7°C. Passé Vergons et sa clue, l’eau ruisselle de toutes parts. Notre-Dame de Valvert est sous la protection du Pic de Chamatte (1879m). La neige a déjà fait son apparition sur les bas-côtés. La pente reste agréable jusqu’au col de Toutes Aures (1224m).

Le Pic de Chamatte 1878m

Le paysage est sublime, la circulation peu dense. Je me couvre sérieusement pour les onze kilomètres de descente. Passé le carrefour de l’Iscle, Rouaine ensoleillé est encore couvert de neige, valorisant ainsi ce petit village surplombé au sud-ouest par ND des neiges, le bien nommé aujourd’hui. Passé la clue de Rouaine la pente devient plus sévère, je pense déjà au retour en sens inverse. A Les Scaffferels le ou la Vaire roule ses eaux au milieu de la neige. Je remonte vers Annot en faisant une halte au panneau, pour la photo souvenir. Arrivé à Annot je retrouve Viviane et part en quête du précieux tampon pour le contrôle BPF, c’est mon dernier pour ce département. À l’office de Tourisme, voilà ma carte oblitérée d’un timbre humide où ne figure même pas le nom du village d’Annot. L’hôtesse m’explique que l’office est intercommunal et porte donc le nom du village « capitale » de la communauté de commune – Castellane-. Ne comprenant pas bien cette intérêt à gommer le nom des villages, me voilà à nouveau en quête d’un tampon mentionnant le nom de la localité ; ce qui fut fait à la pizzéria du coin avec les félicitations du pizzaïolo pour rouler avec ce temps.J’avais néanmoins mon joker avec la photo de l’entrée du village.

Le Vaire à Annot (04)

Pique-nique avec mon épouse et dès 13h30 me voilà reparti à l’assaut du col de Toutes Aures versant est. La température est montée jusqu’à 13°, tandis que la route bien vue à l’aller, se révèle assez pentue jusqu’à la clue de Rouaine. Onze kilomètres d’ascension tranquille, au soleil jusqu’au col, sous la bienveillance du pic de Chamatte enneigé. Dès le col, la température baisse à nouveau, gilet et coupe-vent, je suis paré pour la descente. À St Julien du Verdon j’oblique plein nord pour suivre le Lac de Castillon, quasiment à sec pour cause de travaux.

 

Le Lac de Castillon à St André des Alpes

Le pont romain laisse passer le Verdon paisiblement sous son arche unique, c’est un spectacle rare que de le voir ainsi, alors qu’habituellement quinze à vingt mètres d’eau le recouvre. St André des Alpes apparaît encore sous le soleil. J’en profite pour poursuivre ma route jusqu’au col des Robines appelé aussi col de Moriez (988m). La neige est encore présente, tandis que je fais demi-tour pour St André où m’attend mon épouse empêché de vélo par  un lumbago tenace. Ainsi s’achève ce petit périple dans un décor somptueux ponctué de paysages enneigés et baignés de soleil.

 

 

Les Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.

 

La Falaise de l'Etroit des Cavaliers

 

Nous voilà au lieu-dit les Cavaliers. Un hélicoptère fait un ballet incessant entre falaises et gorges pour alimenter un chantier sur le Verdon. Viviane se joint à moi pour la première partie de la balade. Dès le départ, la pente se fait sentir, pour rejoindre, entre buis et garrigues le tunnel des Fayets. La vue sur le Verdon est époustouflante, Les Cavaliers au loin semble accroché au bord de la falaise, comme suspendus… La lumière est nécessaire pour la traverse de ce tunnel en courbe. Heureusement la circulation est faible. La route se déroule en une succession de montées et de descentes, tantôt côté garrigue, tantôt aux bords des gorges. Nous arrivons sous le soleil au Pont de l’Artuby. Une architecture en béton, où l’été les plus téméraires se jettent dans les gorges de l’Artuby, pendu à un élastique en quête de sensations fortes. Les buis son jaunis par la neige tombée la semaine précédente. Le balcon de la Mescla offre un magnifique point de vue sur la confluence de l’Artuby et du Verdon. Comment l’Artuby, ce minuscule cours d’eau qui prend sa source à LaRoque Escarpon quelques kilomètres plus loin, a-t-elle trouvé la force de creuser la roche plus de quarante mètres plus bas ?

 

Le Pont d'Artuby

 

Il nous maintenant aborder le retour. Les descentes sont devenues des montées et vice-versa. Cela ne nous est pas plus facile. Arc boutés sur nos machines, ou au balustre des points de vue, notre progression se fait par petits braquets interposés. Le temps n’étant pas notre préoccupation, notre route croise celle de l’hélicoptère qui a terminé son opération. Ainsi nous pouvons pique-niquer au calme, seuls dans un cadre idyllique. Même le café restaurant est fermé. Mon contrôle BPF se fera par les photos jointes de l’enseigne du restaurant et du Follis bleu qui m’accompagne.

 

 

Le Col de Vaumale 1201m

 

Je poursuis seul sur cette route pittoresque de la corniche sublime jusqu’aux Falaises de Bauchet. Les choses sérieuses commencent alors pour rejoindre le cirque de Vaumale et le col du même nom. La route s’éloigne quelques peu des gorges du Verdon pour onduler au cœur de maigres sous-bois, pas encre feuillus. Tandis que la pente ralenti mon allure, je peux ainsi surprendre la faune en éveil, merles, écureuils et même un jeune chevreuil qui me laisse le temps de l’immortaliser. Vers les mille mètres d’altitude la neige fait son apparition sur les bords de la route d’abord, puis sur la chaussée ensuite m’obligeant un arrêt pour croiser un automobiliste. Désormais je suis à l’ombre du massif du Grand Margès culminant à 1577m, et malgré la pente, je me recouvre à l’approche du Col de Vaumale (1201m) sans panneau mais bien en place sur mon Gps. La descente offre une vue superbe sur le cirque de Vaumale, puis sur le Lac de Sainte-Croix dès le Col d’Ylloire.

Le château d'Aiguines

Le soleil inonde à nouveau la route et les paysages. Aiguines et son château avec ses toitures aux tuiles vernissées, offrent un magnifique tableau sur le fond d’eau turquoise du Lac de Sainte-Croix. Ce village est réputé pour ses activités de tournage sur bois. La halte dans le village marquera la fin de périple, surprenant, riche et varié, éprouvant aussi, mais qu’elle belle randonnée !

 

Pilou, mars 2018

Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1

Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1

Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.

Les photos, Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.

D'autres récits, d'autres activités sur le site des Cyclos Randonneurs du Quercy

https://michelponchet.wixsite.com/crduquercy

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 13:57

             Dimanche 25 février 2018. C’est la première sortie des Cyclos Randonneurs du Quercy, Michel Ponchet  nous a amené le long de la frontière du Lot et de la Corrèze. Le groupe est composé de 3 cyclos, Viviane et Michel Ponchet et moi-même Pierre. Le temps est frais et beau avec toutefois au loin une légère brume qui cache la vue des collines ce qui signifie que le vent ne souffle pas, et c’est tant mieux. Nous démarrons de Martel peu après 10h30 pour plonger sur Copeyre. Autant dire que nous sommes sérieusement vêtus, moi-même étant toujours en cuissard court ce n’est pas le cas ce matin. Nous nous dirigeons vers St Michel-de-Bannières. Le rythme est calme et souple comme nous le pratiquons en bon cyclotouriste. Dans ce charmant village nous marquons un arrêt et j’en profite pour virer le bas pour me retrouver en cuissard, en fait lors des hivers rudes je possède un vieux pantalon vert en velours juste pour démarrer.

 

La Porte de "La Bourdie" peu avant Branceilles



 Nous commençons à grignoter fruits secs et chocolat et c’est reparti direction Branceilles qui nous fait pédaler en Corrèze. Nous arrivons devant un calvaire qui domine Branceilles, la Croix de la Mission ; c’est donc par le haut qui nous y entrons. Ce village est réputé pour son vignoble dit des « Mille et une pierres ». Michel a prévu le pique-nique au Puy d’Arnac ou plutôt dans le village de Puy d’Arnac.

 

 

Le long des routes, nous avons vu beaucoup d’arbres coupés soi-disant pour des raisons de sécurité, quelle tristesse.

Branceilles et son vignoble des "Mille et une pierres"

 Il fait bon, pas de vent mais nous nous couvrons quand même pour éviter le refroidissement. Un moment toujours agréable ces casses croûtes où s’échange blagues, bonne humeur, souvenirs et projets de sorties.

   Michel reçoit un message de Jean Louis qui doit nous rejoindre à Bétaille. Mais avant nous roulons sur une crête en direction de Queyssac-les-vignes réputé pour ses pets de nonnes (genre de beignet) et vin paillé.

 

 

Le Calvaire de Queyssac-les-Vignes

 

Bien entendu nous nous arrêtons un moment pour admirer la tour et la vue avant de reprendre vers Bétaille où nous retrouvons comme prévu Jean Louis qui n’avait pas pu partir le matin avec nous. Tranquillement nous roulons dans la plaine de la Dordogne en évitant Vayrac jusqu’à St-Denis-les-Martel.

 

 

 

Le cochon de Meyrangle

Le spectacle de la fontaine de Briance avec ses deux cygnes est toujours un moment bucolique, un endroit très frais, autant dire qu’en cette saison c’est vraiment le cas. De Copeyre nous remontons calmement vers Martel et c’est dans le fossé que Jean Louis aperçoit un lièvre pas du tout farouche, et pour cause, cette pauvre bête a été tapé par un véhicule, sa patte arrière gauche est en lambeau et il ne peut se sauver. Nous décidons d’abréger ses souffrances Jean Louis se chargera de cette triste besogne. A Meyrangle c'est le cochon, en pleine forme qui nous accueille !

 

Arrivé à Martel Viviane nos offre un vin chaud à la cannelle  un vrai régal. Ensuite arrive l’heure de nous quitter en souhaitant de nous revoir bientôt pour d’autres routes et découvertes car le moral est au beau fixe du fait que nous allons vers les beaux jours.

 

Texte Pierre Maroselli 

Photos Pilou

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 13:48

La randonneuse n'est peut-être pas celle dont vous rêviez. Néanmoins elle passe partout, par tous les temps, même les plus anciens. Les grands espaces sont froids, aux confins de l'Aubrac et du Gévaudan. L'accueil en auberge ou chez l'habitant réserve de belles surprises. Décidément "chef de gare" nous replonge sanss cesse au début du siècle dernier. Le vélo n'était qu'un moyen utilitaire de déplacement. Le voyage à l'ancienne n'existez pas. Laissez vous tenter par l'aventure et suivez sa route !

   Lire la suite ...!                                    Voir la vidéo ...!           

 

Vélo d'époque, pour une terre de légendes

 

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 09:01

Pierre est un voyageur; il ne veut entendre parler que de six-cent cinquante et ne fait pas de photos. Il est aussi partageur et nous fait profiter par son récit, de ses péripéties à travers la France. Un voyage du Lot aux Pays-Bas, en cyclo-camping, décrit à sa manière, où la nature prend toute sa place ! L'objet du voyage aucun, le plaisir de pédaler sur sa randonneuse.

 

   "Dit-on Anvers ou Antwerpen ? Quelle importance, toujours est-il que cette ville du nord de la Belgique est très belle. Je m’y suis rendu en Août pour mon traditionnel voyage à vélo annuel. Pourquoi Anvers ? Aucune idée, histoire de voyager à vélo et d’aller voir un endroit que je ne connais pas et si possible par un parcourt intéressant et surtout quel bonheur de franchir une frontière. Voici un rapide résumé de ce voyage.

   Il est 8h15 le vendredi 4 Août  quand j’embrasse mon épouse et démarre  directement par une côte en direction d’Anvers ???!!! Euh ! non d’abord Martel à 15km  où j’ai le plaisir de retrouver Régis qui roulera à mes côtés  jusqu’à Beynat . Vittel fraise pour lui, panaché fraise pour bibi et chacun repart de son côté. En fin d’après midi je plante la tente à St Augustin dans le massif des Monédières en Corrèze au même endroit que l’année dernière lors de mon voyage à Verdun.

   Le lendemain le brouillard est tel que le massif est totalement noyé dedans, très vite mes lunettes se mouillent et me gênent pour voir la route. Dans la bourgade de Bugeat l’humidité se dissipe et je commence doucement à sécher. Après quelques courses je traverse les milles vaches (les milles sources et non les vaches qui font meuh ! d’où l’expression « il pleut comme vaches qui pissent !! ») Une fois en Creuse, le soleil apparait, le paysage est splendide. Dans une descente mes arceaux de tentes tombent sur la route et 2 voitures passent à quelques centimètres d’eux OUF !! Casse croûte sous un sapin au bord du lac de Vassivière un très bel endroit. Le soir bivouac dans la cours d’une grange avec l’autorisation du propriétaire.

   En général je me réveil à 6h30 et démarre vers 8h soit une heure et demi de rituel. J’émerge du duvet, prépare mon petit déjeuner du café et 2 ou 3 pains au chocolat. Au beau milieu de la nature, un moment agréable, l’odeur des bois, des feuilles humides le chant des oiseaux,  écouter, voir, sentir, un vrai plaisir ! Et, enfin toilette, pliage des bagages, un au revoir à l’endroit où j’ai dormi et l’aventure continue. Je rentre dans le Cher avec de moins en moins de côtes. Je commence à traverser des régions avec des champs à perte de vue. Je roule et médite. Médite de plein de choses et de ma vie en particulier mais l’optimisme triomphe toujours, je suis sur le vélo, mon élément, je me déplace à travers ce beau pays qu’est la France avec ses contrastes, ses paysages, ses architectures qui changent au fur et à mesure que l’on avance. Se déplacer par sa seule force physique et morale quelle bonheur de vivre, quand je pense que certain avec un VAE prétendent faire la même chose… je ne lance pas le débat ! Cette nuit je m’installe entre deux collines avec un chevreuil et deux chevrettes qui ne sont pas du tout contents de me voir sur leur territoire. Dans la nuit à trois reprises le chevreuil s’approche de la tente et brame. Réveil en sursaut je gueule à mon tour et entend leurs sabots qui résonnent dans le sol.

   Après avoir dit adieu à mes potes chevreuils je roule en direction de Bourges, ville que je ne connais pas. La cathédrale est absolument immense et n’arrive pas à détacher mes yeux devant ce vaisseau de pierres. Un seul mot une merveille. Je sors de la ville de Jacques Cœur et décide de dormir à Gien au bord de la Loire. Le soir pizza ignoble dans la pizzéria « La ….) Pardon ! Nous ne sommes pas à Tripadvisor.

   Le 5ème jour je traverse Montargis sous quelques averses et dis à mes pneus « Les enfants c’est ici que vous êtes nés »et bien vous n’allez pas me croire mais mon pneu arrière est à plat. Incroyable mais vrai ! Je m’installe le soir de nouveau en pleine nature et à la tombé de la nuit et là Pan ! Pan ! avec aboiements de chiens. M… !! Une battue si un ou plusieurs sangliers passent sur la tente s’en est finie de moi. Finalement cela ne durera pas. Je ne vous cache pas que la nuit a été longue et qu’à l’avenir s’installer en pleine nature dans des régions de chasses m’incite à la prudence pour mes prochaines nuits.

   Donc je disais après une nuit agitée, les matins sont des moments bucoliques, petites fraicheurs, rosée, odeurs d’herbes mouillées, petit à petit la brume se dissipe pour laisser place au ciel bleu. Ces derniers jours j’ai traversé le Loiret, la Seine et Marne et m’installe dans la cours d’une ferme du département de l’Aisne. Vite vite ! un orage arrive le ciel est noir et il vient tout droit vers moi, le dernier piquet est planté quand je plonge dans la tente avec l’arrivée des première gouttes. Boum ! Boum ! La violence de la pluie n’auront pas raison de ma tente, elle est âgée de 10 ans et est encore bien étanche heureusement. Une bonne tente doit être bien entendu étanche, respirable, légère (la mienne  2kg) et de couleur sombre pour la discrétion. L’orage passé je me retrouve dans le cimetière d’à côté pour y faire ma toilette du soir en toute discrétion. Je me trouve sous l’axe d’atterrissage de l’aéroport de Paris qui à vol d’oiseau, la bonne blague, ne se trouve pas très loin. Un A380 passe bas au dessus de ma tête, c’est très impressionnant, c’est très gros. Avant la tombé de la nuit je m’amuse à les observer à la jumelle et au lit.

   Je resterai toute la journée dans l’Aisne. Soisson et Laon me verront passer au loin. C’et le vent de face que je traverse ce département d’une tristesse incroyable, que les confrères locaux me pardonnent mais lorsque l’on arrive du Quercy ou du Périgord !!! Mais je serai très gentiment accueilli par Hervé et sa maman qui tiennent absolument  à ce que je vienne trinquer plusieurs verres de rosés avant de m’installer derrière leur ferme. Qu’il en soit remercié je leur enverrai une carte postale d’Anvers. C’est curieux en regagnant ma demeure de toile je ne marche pas droit, la fatigue et le vent de la journée sans doute ?

   Mes chers voisins coq et poules me serviront de réveil. Aujourd’hui ça ne rigole pas. Une virée de plus de 150km avec le franchissement de la frontière franco-belge au nord de Maubeuge. C’est toujours un moment d’émotion que de franchir une frontière, je suis quand même venu jusqu’à là avec mon p’tit vélo. Ma première ville belge sera Mons. Ravitaillement et direction plein nord. Je compte m’installer dans le village de Herne où selon la carte Michelin il y a un camping. Une fois arrivé je me renseigne et me rend compte que je me trouve en Flandre. Demander un renseignement dans la langue de Molière en Flandre pose quelques problèmes. On a l’impression de déranger, quand même une dame m’explique où il se trouve. Je mettrais plus de 45mn pour le trouver, et pour cause il ne s’agit pas d’un camping mais d’un genre de club privé avec plein de mobil’ homes. Le patron m’acceptera moyennant… 20 € !  P… l’enfoiré il aurait pu me faire une fleur et je serai venu consommer au bar et ben des clous. Je ne suis pas prêt d’oublier ma première nuit belge.

   Le grand jour est arrivé. Anvers est à environ 100 km, j’y serai dans l’après midi. J’emprunte des vélos routes, elles sont innombrables et très mal indiquées. Je ne fais que tourner en rond et même parfois me retrouve au point de départ  grrrrr ! Je me décide donc de rouler sur les grands axes avec la piste cyclable par côté. L’enfer, elles sont dans un état lamentable, qu’est c’qu’elle fout la DDE locale. En plus il pleut, les camions, les klaxons quand je souhaite la quitter un moment. Entre deux averses j’enlève ma cape et comme d’habitude je la place en travers du guidon. Dans une descente elle se prend dans la roue avant et fait plusieurs tours avant de pouvoir m’arrêter difficilement à cause des patins mouillés. Ouf ! Je ne suis pas tombé, en revanche la cape après la roue s’est prise dans la chaine. A l’origine cette cape était jaune en un clin d’œil elle devenue jaune et noire. Par chance je n’en aurai plus besoin pour aujourd’hui, elle est très sale et avec l’eau je me sali rapidement. Ah la pluie ! Anvers me voit arriver avec le soleil (merci mon pote Hélios) je me dirige directement à l’office de tourisme de la gare centrale. Son architecture baroque est splendide. Une dame m’indique que le camping se trouve en face de la rivière  Shelde, l’Escault en français, et pour s’y rendre deux possibilités. Le bac gratuit ou un passage souterrain réservé aux piétons et cyclos. Je décide de passer sous le bras de mer pour commencer. Problème pour traverser la route du bord de mer pour accéder au tunnel. Je suis tombé en pleine Gay Pride. Je ne m’y attendais pas. Le cortège est très long, c’est un spectacle impressionnant. Musiques, danses, filles et garçons dans les innombrables chars se lâchent, ris, chantent, bref ils sont heureux. Je réussi à me faufiler entre deux chars le temps de me faire engueuler pas un chauffeur. Encore un petit problème le tunnel se trouve à 4km en amont du bras de mer. On y descend par un ascenseur à 45° il fait plus de 500m pour une profondeur de 30m, claustrophobes s’abstenir. Et c’est reparti pour 4km et encore 4 pour rejoindre un camping super sympa. Le soir orage et feu d’artifice juste à côté, bizarre.

   Ce matin je lave comme je peux ma cape et à moi Anvers et ce coup-ci je prends le bac. J’adore rouler et flâner en ville à vélo. De suite corvée cartes postales et bien entendu baraque  à frites avec mayonnaise Mumm... Je ne m’attarderai pas à vous raconter l’histoire d’Anvers qui est d’une grande richesse. Juste pour vous dire quand même qu’en trainant au hasard dans les rues voilà que je me retrouve dans le quartier où des charmantes dames légèrement vêtues se trouvent derrière des vitres un peu teintées. Elles sont ravissantes et en passant à vélo devant l’une de ces vitrines une adorable demoiselle blonde me fait un clin d’œil que je rends poliment, c’est certain elle a repéré mon Cévennes. Peut être une future adhérente ? En fin d’après midi je regagne l’autre rive et regarde le soleil se coucher sur Anvers. Les toits et les flèches de plusieurs cathédrales s’enflamment. C’est magique !! Je me sens bien et triste à la foi. Il est vrai que j’aime rouler seul mais dans certain cas je regrette que personne ne puisse partager ces moments de bonheurs. C’est un peu d’égoïsme.

   Après un dernier adieu à Anvers je me dirige vers les Pays bas. J’y roulerai une journée et ce sera largement suffisant. À part une vélo route le long de la mer avec au large les super tankers du monde entier, je ne suis pas emballé par cette petite virée Néerlandaise, seul les petits villages remarquablement fleuris et avec leur canaux sont charmants. Je rentre de nouveau en Belgique et m’installe dans une station balnéaire immense du nom de Knokke- Heist à côté de Zeebrugge. Pour trouver un resto le soir tintin !! Tout mais alors tout est complet, incroyable, je mangerai une pizza basique dans un kébab, en tout cas meilleure que celle de Gien.

   Le lendemain je comptais rejoindre Dunkerque et bifurquer plein sud jusqu’à Amiens et rentrer par le train mais la météo est exécrable. Je prends donc le train dans cette ville du nom de Knokke-Heist jusqu’à Lilles. Arrivée à Lilles toujours la flotte, je reprends le train ce coup- ci jusqu’à Arras. Je fais sécher mes affaires dans un square de cette belle ville et roule en direction d’Albert dans la Somme. Adorable petite cité où la rivière Somme est petite et limpide.

   C’est décidé j’arrête aujourd’hui, je rejoins Compiègne pour une dernière virée, ville chère à notre copine Jeanne d’arc, merci les bourguignons, m’installe dans hôtel à côté de la gare, traine un peu dans cette petite ville où se trouve un splendide hôtel de ville. Je n’irai pas voir le wagon de Retonde peut être une autre fois.

   J’arrive à Paris à la gare du Nord, rejoint Austerlitz et enfin Souillac. Le voyage est bien fini, ou plutôt non il me reste encore 7km jusqu’à chez moi.

   Un voyage de plus, combien ai-je de km depuis que je roule ? Aucune idée ne voulant plus de compteur mais cela doit pas mal chiffrer. Je songe déjà à mon prochain voyage l’été prochain, un projet  aller-retour Pinsac Avignon, aller par les Cévennes et retour par le massif central. Aller à la prochaine mes chers amis".

Pierre Maroselli

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23 janvier 2018 2 23 /01 /janvier /2018 10:56
Pierre Roques, le cyclotouriste photographe

Pierre Roques s’en est allé sur la route des plus haut sommets. Je l’ai connu dans les années 80, lorsque la Fédération (FFCT) grondait sous les clins d’œil mercantiles du monde moderne. Son œil malingre et son verbe résonnait dans les amphithéâtres comme la voix d’un seigneur. Le verbe, et la grammaire parfaits, ne laissait aucun doute à sa pensée.

 

Je n’ai pas connu son passé avant cette période, mais à ces instants qui succédaient à mes débuts cyclotouristes, je compris que j’avais maintenant un fil conducteur; pas de comparaison possible, certes, mais une méthode, une science devrais-je dire. Ses écrits non plus ne laissaient pas de place au doute, pas plus que ces images magnifiques, qui vous donnaient l’envie de chevaucher votre fier destrier dès les premiers instants. « Du Soleil dans mes Rayons », « Cyclotourisme, le vélo Autrement », deux ouvrages qui expriment le ressenti parfait du cyclotourisme.

Après les salutations amicales et quelques souvenirs choisis, le voilà calé dans un coin d’esplanade, sur un rocher pour un pique-nique improvisé avec son épouse Micheline. Rien de superflu, le vélo, l'appareil photos, l’indispensable nécessaire dans les sacoches, notre cyclo n’improvisait pas beaucoup. Le rythme de pédalage parfait, la route se déroulait sous sa randonneuse, quel que soit la pente ; quel que soit le temps; à peine ponctué d’arrêts bien pensé pour tirer son appareil photos et figer pour l’éternité un coin de paysage que l’on retrouverait plus tard dans un de ses ouvrages.

Je n’ai pas beaucoup roulé avec Pierre, mais j’ai encore vivace le souvenir du Circuit des cols basques 2003, où nous avions, avec nos épouses, tous les quatre passé une journée mémorable, sur ces pentes abruptes du Pays Basque. Monter côte à côte, à regarder passer ces cyclos que nous retrouvions plus loin, exténués ou en apnée dans les passages les plus rudes. Le mot rare, la pédalée tranquille et régulière, je ne pouvais rien dire. Seules les pauses photos ou ravitaillement étaient un enchantement d’écouter les impressions du « maître ». L’année suivante c’est au Buisson de Cadouin que nous roulions de consert avec les amis du randonneur. Pierre fut victime d’une crevaison, et la réparation un instant rare ou le poète et l’écrivain fut aussi à l’aise dans l’exercice mécanique.

Au fil des rendez-vous des Cent cols ensuite, nous nous retrouvions régulièrement. Le temps des congrès bien loin, le verbe avait laissé la place au bonheur du regard vers les cimes et les sommets les plus proches. La casquette blanche indéfectible accessoire, la silhouette svelte, descend aussi bien qu’elle monte. La trajectoire est fluide, l’itinéraire enregistré, les arrêts millimétrés, la randonnée peut durer des heures et des jours.

Il aurait pu écrire la chanson de Jean Ferrat, « la Montagne ». Ses Pyrénées et plus particulièrement le Comminges qu’il a tant aimé, nous reste comme une trace et un inoubliable album photos. Nous n’y croiserons plus le cyclotouriste impeccable et sûr, mais un ange bienveillant, malicieux, dur et tendre à la fois, la roue à suivre pour arriver à bon port.

Merci Pierre…

Michel Ponchet

 

« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
« Une figure, nous quitte,
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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 09:39

Oui, comme autrefois, bravant les éléments et le relief, il est parti, seul. Avec son monovitesse, il s'est offert une virée de 160 km au coeur de l'hiver, sur les Causse du Quercy !

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27 novembre 2017 1 27 /11 /novembre /2017 18:23

Un beau matin de fin d'automne, sur la vallée de la Dordogne. "le Chef de Gare" s'est levé tôt, a enfourché son vélo mille neuf cent..."et des brouettes". Par les chemins de traverse, il est grimpé jusqu'au Mont Mercou; et, du haut de ses 317m, il nous fait vivre ces instants magiques, du levée de soleil, des couleurs sublimes, et la fuite des biches. Prés de quatre minutes de pur bonheur avec un accompagnement musical génial ! Régalez-vous !

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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 16:27

Pour que vous puissiez donner votre avis, visitez le tout nouveau site des Cyclos Randonneurs du Quercy en ligne.

Destiné à ses licenciés et adhérents, il attend vos contributions et vos commentaires. Bien amicalement, le Président des CRQ.

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 11:01
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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 10:15

Ainsi s’exprime Anthony, alias « Chef de gare », adepte du vélo ancien, très ancien même, avec des pédales tout de même !...Tout au long de son récit, il nous fait voyager autour du Lac d’Annecy et du Bourget au cours d’un automne bien avancé. Il compte avec humour ses laborieuses grimpées de cols avec son monovitesse de 1930 et se souvient y être déjà passé avec une randonneuse moderne. L’impression n’est plus la même, pour lui elle est bien meilleure, même si de temps à autre il faut mettre pied à terre. Sa tenue le fait souvent remarqué des automobilistes et des passants, qui lient facilement la conversation et  rudimentaire, pas de soucis pour les changements de vitesse. La tenue est aussi élégante à la ville que sur le vélo, même si parfois la descente des cols au mois de novembre, le fait frissonner, non pas de peur mais pour cause de température basse en fin d’après-midi.

Découvrez maintenant l’aventurier !

« Destination : Annecy ; l'occasion rêvée pour faire de la randonnée à vélo ancien, puisque j'avais déjà fait les Alpes, mais en randonneuse

Randonnée banale donc ? Et bien non parce que quand je parle de vélo ancien, c'est pas des vélos demi-course des années 70, non non, pour moi un vélo ancien c'est un vélo d'avant 1945  :mrgreen…

Et oui, j'ai pris avec moi mon vélo de gendarme de 1930, monovitesse en 44x22, rapports qui vont encore assez bien pour la montagne »

Dimanche 29 Octobre

« Pour commencer, le tour du Lac d'Annecy, jusque là, facile vous allez me dire, mais je compte passer par le col de la Forclaz :roll:

Départ d'Annecy-le-Vieux à 10h00 pétante (Un chef de gare se doit d'être à l'heure), traversée de la ville plutôt longue, un pauvre campagnard comme moi n'est pas habitué à ce genre d'agglomération: biggrin…

 

« Maintenant il faut suivre la piste cyclable, je me perds dans tous ces carrefours, je me retrouve sur la grande route avec assez de circulation puis retrouve la piste cyclable sur ma gauche, je trouve un passage et m'y engage.

Je suis cette piste cyclable, qui est une ancienne ligne de chemin de fer, ça roule bien, les paysages sont magnifiques, beaucoup d'ouvrages d'art sont encore présents, l'idéal quoi ! »

« Une locomotive de 1911 fonctionnant à l'air comprimé. Elle était utilisée dans les dépôts de munitions provenant d'Ambérieu. Elle a été installée ici en 2005 par l'association "Les Amis de Bredanne" 

Je trouve quand même bizarre que les pistons soient montés dans ce sens... »

 

« J'arrive maintenant à un rond-point avant Faverges, lieu d'où j'étais parti monter ce col il y a deux ans

J'entame la montée, ça force miladiu ! Je fais 1km avant de mettre le pied à terre, juste avant la première épingle... 200m avant l'endroit où j'avais mis pied à terre avec ma randonneuse deux ans plus tôt »

« La montée sera rythmée à ces pauses fréquentes aux passages difficiles, c'est à dire sur la moitié de la côte...  roll ! « 

« Et puis commence à se faire entendre le bruit d'acier grinçant à chaque coup de pédale, ça tiendra ! »

« Arrivée à Montmin et son replat qui fait du bien, à part pour la température, ça rafraichit d'un coup. À la sortie du village, un panneau indique 5%, ça s'est fait comme en descente, mais de suite on reprend la montée.

Ca y est, après une chicane je vois enfin le bout ! Je remonte sur le vélo, de mes dernières forces j'arrive en haut où mes parents m'accueillent, je suis complètement crevé, je m'attendais à un peu plus facile, bien que l'ayant déjà monté »

En sueur devant le panneau, j'en ai bavé !

On pique-nique (J'ai quand même apporté mon sandwich sur moi hein :wink: ) »

« La vue, un peu bouchée, depuis le col

Et puis c'est la descente, on se caille, 9°C si c'est pas moins, il se met à bruiner, ces minuscules gouttes d'eau glaciales qui lacèrent le visage, les doigts congelés, ankylosés sur les freins un peu souples qui peinent à me ralentir suffisamment

Puis c'est l'arrivée à Menthon Saint-Bernard où la température remonte un peu »

« Ensuite direction le col de Bluffy, sur la droite dans la côte, le splendide château de Menthon Saint-Bernard »

« La côte est déjà plus facile, pas besoin de mettre le pied à terre, ça ressemble déjà plus à des côtes quercynoises: mrgreen »

 

« Le château vu de derrière »

 

« Arrivée au col de Bluffy »

Je redescend, direction le Veyrier-du-Lac avec sa belle église »

« Au bord du lac en arrivant à Annecy

 

Et là c'est promenade dans la ville, avec un magnifique spectacle de la météo, au loin l'autre côté du lac sous la bruine, et ici le soleil qui pointe le bout de son nez »

 

« Au milieu de la foule, dans cette "Venise des Alpes": wink: »

« Bon, poursuivons notre périple (Enfin périple, j'ai la voiture qui m'avance et on est en gîte) 

 

Lundi 30 Octobre

Pour m'occuper j'ai fait le tour complet du lac d'Annecy dans le sens des aiguilles d'une montre. Le côté Est entre le Veyrier-du-Lac et Menthon Saint-Bernard on a la piste cyclable qui nous emmène dans des quartiers de vacances où il n'y a plus aucune indication, du coup on se perd un peu, en arrivant à Menthon je me suis retrouvé au bord du lac à côté d'un hôtel de luxe ou un truc du genre et m'a fallu remonter jusqu'à la route pour reprendre mon chemin. »

« En arrivant à Talloires, joli spectacle de lumière sur Duingt, bien que la photo ne rende pas très bien...

En arrivant à Doussard on retrouve notre voie ferrée transformée en piste cyclable et pour revenir à Annecy, c'est le vent de face... Terrible

Heureusement quelques personnes ont rendu le trajet moins difficile en discutant, notamment un jeune d'à peu près mon âge qui m'a parlé d'un de ses amis qui avait récupéré des vélos militaires Suisses, etc... »

Ce joli pont suivi de sa belle voute boisée aux couleurs automnales, magique ! Je peux pas m'empêcher de m'y arrêter: roll: »

 

Mardi 31 Octobre

 

« Direction le Lac Léman, départ de Lugrin (Tourronde), direction la Suisse, par la route avec les voitures qui te frôlent, par contre j'ai bien apprécié les routiers qui s'éloignent bien ou qui ralentissent à ta vitesse quand ils ne peuvent pas doubler: wink: »

« La plage de Lugrin (Parc de la Griotte) »

« Arrivée à Saint-Gingolph »

« Ici la voie ferrée côté français, totalement abandonnée, pendant ce temps-là des centaines de camions passent par la route chaque jour. »

« Alors que les suisses exploitent la voie de leur côté, jusqu'à la frontière. À noter qu'en arrivant à Montreux c'est un train marchandise qui part vers l'Italie toutes les 10 minutes entre les convois voyageurs...

Ensuite passage au Bouveret puis passage du Rhône, d'un joli bleu des glaciers »

 

« Et là on s'engage dans les petites routes puis petits chemins tranquilles, ça fait du bien après toute cette circulation, je me sens mieux !

En fond les Rochers de Naye, un p'tait air de Canada »

Et pour finir, l'arrivée à Montreux en passant devant le château de Chillon (Pas de mauvaise blagues: mrgreen: ) »

Mercredi 1er Novembre

« Direction le Grand-Bornand pour l'ascension du Col de la Colombière, départ de l'église du village à 13h

Après quelques tours de pédales, on se rend bien compte que c'est bien moins difficile que la Forclaz !, roll: »

« En fond, la chaine des Aravis »

Le col approche et pourtant pas de grande fatigue, j'apprécie beaucoup ce 44x22: mrgreen: Les gens qui me doublent en voiture sont aux fenêtres à lever le pouce et à sourire: biggrin. »

Ca y est, 14h, le col est atteint ! Les derniers 200m sont un peu plus durs mais ça se fait

12Km en une heure, ça fait un bon 12Km/h de moyenne avec ce brave vélo de gendarme: mrgreen: »

« Il y a plus de monde qu'au col de la Forclaz, les gens sont étonnés, posent des questions, etc... C'est sympa: biggrin.

J'apprécie beaucoup plus le paysage avec ce vélo qu'avec ma randonneuse, là on se rend vraiment compte de l'effort et on se dit, essouflé "Je le ferais plus !" Alors on profite! mrgreen « :


On peut officiellement dire que je suis parti en Week-End dans les Alpes: mrgreen »

« Et on redescend, il fait froid, le soleil se couche (Oui il était 17h30 quand je suis redescendu) 

 

Dernier jour dans les Alpes, je vais enfin retrouver mon cher Quercy, ses granges, ses moutons, et ses côtes qui vont me paraître reposantes !  :velo1 »

 

 

Jeudi 2 Novembre

 

« Je l'attends depuis le début de la semaine, le tour du lac du Bourget !

Départ du Bourget-du-Lac, avec comme premier objectif le Col du Chat, dès le départ je commence à voir des panneaux "Col du Chat interdit aux cyclistes d'Avril à Novembre 2017", tout ça parce que le tunnel du Chat est en travaux... De toute façon, puisque personne ne se met en travers de mon passage pour me dire que j'ai pas le droit de passer, je m'engage et c'est sûr qu'il y a plus de circulation, mais ça se fait, je roule toujours bien à droite, je ne gêne pas

Je m'arrête au point de vue dans une des courbes, des gens sympathiques me proposent de me prendre en photo, alors me voilà, essoufflé, transpirant, bref, je suis déjà crevé: mrgreen »

« Je continue tranquillement, jusqu'au col »

 

« Puis direction Ontex, une petite halte au belvédère, avec en dessous de moi l'Abbaye de Hautecombe »

« Et bien sûr une belle vue d'ensemble sur le lac

Je continue, ça monte, ça descend en permanence, on se croirait dans le Lot »

« Jusqu'à descendre à l'Abbaye de Hautecombe, une photo, et ça repart

Elle est visitable mais je l'ai déjà visitée il y a deux ans, en plus on a pas le droit de prendre de photos »

« Sur les bords du lac

Un petit pique-nique au bord du lac et j'entame la montée au col de la Chambotte, je fais pas 100m... J'userai plus mes chaussures que mes pneus dans ce col... »

« Avec toujours une belle vue sur le lac »

Image

« Quand on est là, après l'épingle, on touche au but »

« Enfin, le col ! Petit en altitude, mais grand en difficulté

Pour la petite histoire j'en avais chié comme pas possible lors de mon précédent passage en randonneuse, sous 40°C, sans eau, plus rien à manger, etc... Depuis, ils ont installé une petite fontaine pour remplir son bidon dans le hameau après le col ! Et ça m'a bien aidé aujourd'hui: fleur 

Ensuite il faut redescendre sur Aix-les-Bains, je préfère passer par des petits chemins, on en voit si peu ici... »

« Je poursuivrais jusqu'à Chambéry pour retrouver un ami à une exposition de modélisme ferroviaire et c'est enfin fini ! Jusqu'à la prochaine fois: wink »

 

Je pense pouvoir dire que nous avons fait le voyage avec « chef de gare », transpiré avec lui et senti « l’onglet » sur les doigts….vibré dans les descentes et aussi profité des magnifiques paysages. On en redemande encore !

Pilou

« Mes parents ont enfin décidé de partir en vacances...             à la montagne !...»
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