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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:54

En hommage à Jean-Paul Larroque

Jean-Paul Larroque

Jean-Paul Larroque

La rencontre des Cent Cols 2014, gardera un parfum particulier. Outre le fait que c’est un rendez-vous sympathique et convivial ; il permet à chacun de participer selon ses possibilités et son humeur. Pour ma part c’est avec un groupe d’amis, cyclos randonneurs flâneurs, mais pas que ! D’autres se retrouvent pour vivre, le temps d’un week-end une escapade automnale à la découverte de nos Pyrénées. Pensé depuis de samedi d’octobre 2012 ou j’ai vu Jean-Paul, pour la dernière fois au Moulin de Lauga, dans la vallée du Salat. Ce texte ne supporte pas la comparaison, avec ceux de Pierre Roques lorsqu’il compte ses nombreuses ascensions au Port d’Aula. Mais, avec la disparition de Jean-Paul dans ce lieu mythique, il prend pour moi un sens bien particulier.

Cette idée lancé à mes amis, quelquefois perplexes à ces envolées de paroles, que d’aucun imagine bien plus difficile, voire impossible dans les faits, prit forme ce samedi précédent notre rencontre au Cot de Cominac. Basé à Seix, notre petit groupe suit le Salat qui nous accompagne jusqu’à Couflens. Les brumes ouatées de la rivière s’élèvent avant que nous ayons atteint l’entrée de Couflens. Les parapets du pont qui enjambent la rivière, accueillent nos randonneuses le temps d’un effeuillage vestimentaire. Nous sommes bien au pied de la montée vers le col de Pause. Marie et « Yoyo » ont choisis le VTT pour monture, tandis que Michel, Guy et moi faisons confiance à nos « Follis ». Anthony sur sa « Guylaine », caracole depuis le départ en tête de notre groupe pour nous offrir un souvenir vidéo de cette montée. Il en sera de même durant les dix-huit kilomètres d’ascension. Pour moi, même si je fais quelques photos, j’ai de plus en plus de mal à prendre mes amis de face. Mon allure de croisière, et mon émerveillement devant un tel spectacle, sont autant de ralentisseurs à un rythme qui ne supporte plus les excès.

Passé la petite chapelle et le hameau de Rieu, la route se transforme en piste un kilomètre plus loin. Le revêtement autorise encore à rouler, tandis que la pente rend la pratique difficile. L’alternance de quelques haltes et de coup de pédales encore efficace nous hissent jusqu’au Col de Pause, le bien nommé. Le Mont Valier s’est déjà paré des couleurs mordorés du soleil. Les chasseurs sont déjà de retour des premières traques à l’isard. Pas un coup de feu ne troublera le silence jusqu’à la cabane d’Arreau. Ce sera tant mieux pour les Isards. Ici commence la zone pastorale, les premiers étangs, les troupeaux bien gardés et les animaux en liberté.

Le Col de Pause

Le Col de Pause

L'étang de Prat Matau

L'étang de Prat Matau

Les crocus et le Mont Valier

Les crocus et le Mont Valier

Nous ne sommes pas les premiers, les randonneurs pédestres sont déjà là. Devant nous se dresse la piste en lacets serrés ; sera-t-elle cyclable ?  Marie et Yoyo se rapprochent, le groupe éparpillé semble un instant se regrouper. Anthony a déjà disparu au-dessus de nous. La piste est carrossable, mais la pente ne lâche rien. Nous voilà maintenant à l’étang de Prat Matau, où des randonneurs nous font la causette et s’étonnent quelque peu de voir des « vélos » en cet endroit. La piste se dégrade et ajouté à la pente, nécessite de temps à autre un peu de marche à pieds.

Le Valier omniprésent apparaît plus près, au détour du chemin, au même moment que nous atteignons la cabane de Courbe. Le col du même nom, lui est au-dessus et ne nous verra pas aujourd’hui. En revanche dans le vaste pâturage en bas de la Cabane, les Cols de la Bouche d’Aula, et du Couret des Etangs, nous attendent. Ce sera au retour, si nos jambes le permettent. A partir de ce moment, la piste change d’aspect. L’herbe encore verte dissimule des cailloux, plus gros, tandis que des ornières, sans doute dû au 4x4, rendent la progression plus difficile.  La fatigue se fait sentir, Anthony et Yoyo ont pris le large. A la descente nos amis pédestres, Michel, Viviane et Suzanne sont déjà sur le chemin du retour. Bientôt 13h, et les derniers hectomètres de l’ascension. Quelques crocus jalonnent les pierriers qui ont pris la place des espaces herbeux. La côte des 2000 m est déjà franchie. Un large passage apparaît dans la masse rocheuse, il faut encore lever la tête pour voir nos comparses déjà rendus. C’est un groupe de quatre CRF qui arrive maintenant au Port d’Aula ; la montée aura duré trois heures et demie, pour atteindre les 2260m. 

Une belle piste ...cyclable

Une belle piste ...cyclable

La cabane d'Arreau

La cabane d'Arreau

Une piste bien en lacets (on aime..!)

Une piste bien en lacets (on aime..!)

La borne frontière avec l'Espagne

La borne frontière avec l'Espagne

Rencontre avec un cheval sauvage ?

Rencontre avec un cheval sauvage ?

Je vois maintenant cette pierre couché au pied de la borne frontière,  celle qui a vu Jean-Paul continuer seul l’ascension. J’imagine ses amis Jacques et Nicole, désespérés de ne pouvoir trouver un secours immédiat en ce lieu, étreints par l’impuissance… et le désespoir, que leurs yeux remplis de larmes, ne trahirons pas le soir au retour…..Je ne sais que faire et je tourne autour, comme un animal avant de m’y asseoir à mon tour, le cœur serré, le regard tourné vers les cimes.

De l’autre côté, l’Espagne, sans route ni piste. Un petit sentier s’en va vers la gauche, il rejoint le Col de Salau et son village, mais là c’est une autre histoire ! Le pique-nique englouti, chacun se lance dans la descente. Une nouvelle appréhension dans la tête, pourrons-nous descendre sur nos machines. La roue avant joue avec les obstacles. La guide-t-on vraiment ; je ne crois pas. De droite à gauche, à moins que ce ne soit le contraire, je me contente d’éviter de passer sur les cailloux les plus gros. C’est ce moment en ce lieu où poussent les crocus, sous la protection du Valier et du Pic de Montau, que cette montée prend toute sa splendeur. Je pourrais aussi comprendre ici ce que fut la quête du botaniste Marcel Saule, parent éloigné de mon épouse, lorsqu’il préparait  « la Grande Flore illustrée des Pyrénées ; et comment, parti à la recherche d’une plante endémique des Pyrénées, le Polygala de Vayreda, il l’a trouvée sous la serviette sur laquelle il se disposait à poser son casse-croûte. »

Le valon d'Aula et la cabane de Courbe

Le valon d'Aula et la cabane de Courbe

Le sentier de la Bouche d'Aula

Le sentier de la Bouche d'Aula

Le Polygala Veyradae (photo internet)

Le Polygala Veyradae (photo internet)

La Cabane de Courbe, les lacets, le lointain Col de Pause ; le soleil inonde encore les montagnes. Tandis que certains sont déjà loin, d’autres flânent, à moins qu’ils négocient prudemment la descente. Anthony est déjà loin; au bénéfice d’un lacet je l’entrevois bien plus bas ; m’entendra-t-il ? « Nous allons passer par la bouche d’Aula ! ». Oui pensais-je; mais il n’y a pas de sentier depuis la piste d’Aula. Tandis que je négocie ma descente, je le vois plus loin, minuscule, qui disparaît entre les rochers et les herbes plus hautes, il m’a entendu, il a quitté la piste. A mon tour je cherche un passage dans un chaos de rochers, puis une sente étroite marque un passage qui se dirige vers le pâturage. Un panneau de bois, indique le GR et la Bouche d’Aula. La Cabane de Courbe est bien plus loin, nous suivons la sente, trace des randonneurs pédestres et du GR. Il n’y a pas la place du vélo et du cycliste côte à côte. Seule solution remonter sur le vélo ; et gare aux pédales qui touchent le côté le plus élevé du sentier ! A gauche ce dernier se faufile dans un passage plus étroit, jalonné par un mince filet d’eau. La vue se dégage à droite sur l’étang de Prat Matau, nous sommes au Couret des étangs. Il faut désormais remonter le sentier pour le retrouver la cabane de Courbe, mais le sentier disparaît. C’est dans la prairie que nous contournons la Cabane, en chantier ; descentes et montées se succèdent entre les rochers. Les coupe-vent fluo de Guy et Michel apparaissent sur la piste principale Nous reprenons la descente vers la cabane d’Arreau. Anthony marque une pause à l’étang de Prat Matau pour un câlin avec les chevaux ! La descente sera rapide vers le col de Pause où un dernier arrêt autorise un regard sur le Mont Valier. Trois à quatre kilomètres plus bas c’est la limite du goudron ou un éclairage particulier met en valeur ce coin d’Ariège. A partir de Couflens, Marie, mène bon train et presque trop rapidement voilà Seix et ses maisons colorées. Une petite route buissonnière nous ramène à notre gîte, la tête pleine de souvenirs !

Les lacets d'Arreau

Les lacets d'Arreau

Le soleil se couche sur un coin d'Ariège

Le soleil se couche sur un coin d'Ariège

Voilà Jean-Paul, nous voulions te dire bonjour. La montée ne fut pas facile pour nous ; alors que toi tu es allé encore plus haut !

Notre plaisir fut ton plaisir, c’est pourquoi nous voulions partager cet instant avec toi. La découverte des grands espaces, les rencontres, et la pratique du cyclotourisme en autonomie, dans sa plus simple expression. J’ai connu ta sœur à Lautrec pour la concentration qui porte désormais ton nom. C’était un jour magnifique, le soleil, les amis et ton sourire dans les yeux de Marie-Claude…. !

Pilou

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 10:55
Bonne et heureuse année 2015
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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 17:35
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Malgré que ce fût le jour de Noël la matinée était belle et ensoleillée. Le Père Noël pris Paul par la main et devant son vélo, il l’emmena. « Paul tu devrais aller faire une randonnée et je t’accompagnerai », lui dit le Père Noël. Paul se dit que si le Père Noël l’y invitait, c’est que ce serait surement une belle randonnée. Comme à son habitude Paul pris le chemin de la vallée, il y retrouva sa belle rivière dominée par ses hautes falaises. Le Père Noël était toujours là près de lui, comme sur son épaule. Puis les lointains horizons devinrent flous. Comme entouré d’un brouillard lumineux, de hautes montagnes se dressèrent devant lui. Mais le Père Noël lui dit de continuer. La montée fut moins difficile que d’habitude. La pédalée lui semblait facile et jamais il n’avait eu cette sensation ! Le soleil se remit à briller par-dessus les sommets et ses amis pédalaient maintenant à côté de lui. Il y avait même une fée, avec un visage familier. Ses amis n’avaient pas changé, souriants, enjoués, il avait bien l’impression de ne les jamais avoir quitté.

Puis vinrent d’autres cyclistes, roulant plus vite et dont le salut furtif faisait penser qu’ils étaient pressé. Le Père Noël lui expliqua qu’ils étaient pressés de rentrer pour retrouver femmes et enfants. Le Père Noël lui expliqua aussi que d’autres cyclistes étaient déjà partis et eux aussi étaient rentrés chez eux. La randonnée continua. Paul et ses amis déjeunèrent sur l’herbe comme ils avaient l’habitude de le faire. L’après-midi, le soleil brilla encore d’avantage : les paysages étaient encore plus beaux et tous étaient très heureux. Les montées étaient faciles, les amis riaient, la fée pédalait aussi. Le Père Noël semblait flotter un peu en avant, comme pour indiquer le chemin. Il dit d’ailleurs qu’il fallait maintenant rentrer pour retrouver des amis qui nous avaient invités.

Paul et ses amis arrivaient maintenant dans un joli petit village. Les cyclos s’attardèrent encore un peu pour profiter de cet instant magique. Puis le ciel s’obscurcit soudain. Le Père Noël qui avait pris les devants, avait disparu. La place du village était vide, ceux qui les avaient invités n’étaient plus là. Paul et ses amis étaient seuls. Le Père Noël réapparut plus haut, plus loin et expliqua que les hôtes et leurs amis cyclistes étaient partis voir des amis chez eux.

Paul se mit à penser qu’avoir trop d’amis, ne permet pas de les voir tous en même temps. Il pensait même qu’on ne peut pas voir beaucoup d’amis, car ni le temps, ni l’espace ne permet de les avoir tous en même temps auprès de soi, et surtout de les avoir pour longtemps. Alors que Paul rentrait chez lui, qu’il avait lui aussi quitté ses amis, seuls la fée et le Père Noël le raccompagnaient. Paul aurai voulu rester ; alors le Père Noël lui expliqua : l’amitié c’est comme un grand gâteau que tu partages. Plus tu fais de parts et plus elles sont petites ! Plus tu as d’amis et plus cette amitié peut être petite, fragile et éphémère. Les Pères-Noël sont comme les amis, rares sont ceux qui se contentent d’une petite part, c’est pourquoi je suis venu seul pour te le dire ! Gardes une seule part pour la fée qui t’accompagne et à coup sûr elle sera pour toujours près de toi. Sur ce le Père Noël disparu et Paul se réveilla brusquement. La fée n’était plus là non plus, mais sa compagne, lui demanda avec un large sourire si son rêve s’était bien passé.

A cela il lui demanda de faire un gâteau, mais un très, très grand gâteau car il voulait inviter ses amis….et il se remit à rêver d’être un ange afin de pouvoir le partager à l’infini…sans jamais en réduire les parts !!!

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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 15:29
                        Bonnes Fêtes à tous  -  Pilou
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 14:29
Clôture Codep Luzech 2014
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Clôture Codep Luzech 2014
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21 décembre 2014 7 21 /12 /décembre /2014 14:03
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)
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Le Port d'Aula (Ariège)
Le Port d'Aula (Ariège)

Le Port d'Aula (Ariège)

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 11:15

Soulom, 12 juillet, 14h. Michel et moi nous élançons dans la vallée du gave de Cauterets. Le temps est idéal, quelques nuages, juste ce qu’il faut pour égayer le ciel. La première rampe surprend et puis c’est plus facile jusqu’à Cauterets, station thermale. Peu de monde pour un long week-end. Les cascades se succèdent. La route s’élève à un bon pourcentage puis s’accentue encore dans une enfilade de lacets très serrés, dont le revêtement est refait à neuf, avant la zone touristique du Pont d’Espagne. Il faut encore grimper, accompagné du bruit du torrent et de quelques rares véhicules. Notre ascension est ponctuée de quelques haltes. C’est le premier contact avec les Pyrénées cette année. Enfin le parking ; pas encore complet, mais pas mal de véhicules qui sont mieux ici que sur notre route. Un grand bâtiment barre la vallée ; c’est le départ d’une télécabine vers le Lac de Gaube. Ici démarre le Parc Naturel des Pyrénées et s’arrête notre montée à vélo. Pointage BPF à l’accueil, quelques instants pour scruter les cimes environnantes. Notre grimpée aura durée trois heures, dix-neuf kilomètres et 950m de dénivelé. Nous sommes à 1456m d’altitude. Le retour sera plus facile jusqu’à notre hébergement, sur le gave, l’hôtel du Pont, au rapport qualité prix imbattable et avec en prime l’amabilité du propriétaire.

Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)
Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)
Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)
Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)

Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)

           Le 13 juillet. Nous avons évité la circulation et la fraicheur matinale depuis Luz St Sauveur en partant de Gèdre. Il fait soleil. La montée vers Gavarnie commence, pas très difficile. Le soleil inonde les Cimes. Notre progression est bonne. Notre-Dame des neiges veille sur notre arrivée à Gavarnie. Le pointage se fera au retour ; nous obliquons à droite et, dès la sortie du village, la route s’élève sévère. Première halte pour contempler le cirque. Après trois quart d’heure d’effort, les Espécières, la station de ski est traversée non sans avoir marqué un nouvel arrêt, en admiration devant la beauté des paysages. L’ascension est encore longue avant le parking du Col de Tentes 2215m. Nombreux sont les troupeaux dans les pâtures. Arrivée au parking du col des Tentes dans un cadre somptueux. Après le parking plus de véhicules ; une bande étroite de bitume nous laisse rouler, tandis que de nombreux randonneurs se lancent vers la Brèche de Roland. Huit cent mètres plus loin, fin du bitume, de gros rochers barrent le passage. Un mince espace s’ouvre vers un sentier au milieu de la caillasse et des blocs dévalés de la montagne. Un couple à VTC nous accompagne. Les randonneurs ne semblent pas surpris de notre présence ici. A peine une demi-heure plus tard une large entaille dans la montagne marque la frontière avec l’Espagne ; nous sommes au port de Boucharo 2273m. La vue de l’autre côté est magnifique tout comme la vue sur le col de Tentes et la vallée des Tourettes. De nombreux animaux sont dispersés dans les rochers. Après la pause pique-nique c’est le retour, par le même chemin. Halte au col, pour aller vers le Lac au pied du Pic St André à travers les pâturages. Puis ce sera la descente du retour ; avec quelques regrets de ne pouvoir profiter plus longtemps de la vue grandiose. Peu avant Especières, c’est une marmotte qui traverse devant ma roue, me causant une belle frayeur. Elle s’arrête à peine, un peu plus loin, comme contempler l’effet de sa farce. Retour à Gavarnie ; la foule à envahie la vallée qui mène au cirque. Nous nous engageons jusqu’à la limite du cyclable. C’est magnifique ! Le cirque est encore maculé des dernières chutes de neige. Tampon BPF au retour puis descente vers Gèdre où nous fêtons notre grimpée.

Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)

Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)

         Troisième jour. 14 juillet. Le temps est incertain ; afin de ne pas trop retarder pour notre retour vers le Lot, nous décidons une approche vers Hautacam. Artalens sera notre point de départ. Une bruine envahit le paysage, le brouillard masquera bientôt la route. Pas besoin d’y voir pour se rendre compte que la pente est forte. Tout à gauche, le poncho se mouille autant dedans que dehors. Les panneaux nous indiquent la progression, ce n’est pas du rapide ; mais ça avance. Le brouillard se dissipe et les premiers rayons de soleil apparaissent. La vallée est sous la ouate. Bientôt, Hautacam, son parking, ses télésièges et ses premiers camping car, sans doute en attente de la venue du Tour dans quatre jours. Content d’être là, mais ce n’est pas fini pour nous. Après la traversée du parking la pente repart pour deux kilomètres puis de nouveaux, un parking, un télésiège, un observatoire et de magnifiques vaches gasconnes. Nous sommes au Col de Tramassel 1616m. « Passez sous les câbles des télécabines » avait dit l’aubergiste. Nous rejoignons, sous le soleil la piste qui mène vers le Col de Moulata. Une courte grimpée de forte pente, nous emmène sur une crête rocheuse. Quelques mètres, en contrebas, sur la droite la Courade de Macausau. Nous remontons la piste empruntée par quelques randonneurs. Après un bon kilomètre, la piste dévale vers le col de Moulata. Là quelques véhicules ont avancé des randonneurs qui partent plus loin à pied, vers les lacs. Nous prolongeons cet instant. La vue est imprenable vers le sud comme vers le nord. Seuls quelques nuages au dessus d’Isaby nous empêchent de voir le Pic du Midi. Nous n’avons plus envie de repartir. Photos, regards fixe sur ces belles Pyrénées, rhododendrons, troupeaux épars, larges échancrures dans le bleue du le ciel ; l’heure avance, il faut partir ! Une courte montée vers le Pic Moulata nous conduit sur la piste empierrée. La descente se fera silencieuse ; ponctuée de quelques arrêts photos ; Artalens est déjà là.

 

Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)
Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)
Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)
Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)

Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)

          Ce fut un week-end délicieux pour trois grimpées magnifiques, exigeantes mais pas trop, pour peu que le temps ne soit pas notre adversaire. Merci à Michel, compagnon idéal et ami cyclotouriste s’il en est. Cette escapade est une invite traditionnelle de nos week-end du 14 juillet et chaque fois la magie opère, cette fois, la montagne en plus.

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5 novembre 2014 3 05 /11 /novembre /2014 12:07

Le Blog du Codep : http://codepffct.over-blog.com/

Le site du Codep : http://lot.ffct.org/

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 09:32

La vidéo des CRF au Port d'Aula depuis le Blog de Pilou en cliquant sur le lien suivant :

https://www.youtube.com/watch?v=sauEBypU7Q8&list=UUSSMn8xJ3OKWAIAR1uwPgaQ&index=2

Prochainement les photos

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:56

 

 

Baigné par un soleil printanier, Maxou, fut l’espace du troisième dimanche d'octobre, la capitale départementale du cyclotourisme. Prés de soixante-dix cyclotouristes et marcheurs se sont retrouvé pour inaugurer « La Stèle Eugène Nègre » érigée dans le village en honneur au précurseur et fondateur du cyclotourisme dans le Lot.

 DSC03122

Marqué par la présence des dirigeants de la Ligue des Pyrénées, Georges Golses Président régional, de Roland Mangin, Président du Club Cyclotouriste Cadurcien, et de Monsieur Aimé Sabot, maire de Maxou, cet évènement fut précédé d’une randonnée touristique à vélo et d’une marche pédestre.

 DSC03092

Les clubs de Cahors, Gourdon, Salviac, Luzech, Gramat, Linac, Bagnac, Souillac Rando-Cyclo et Montauban étaient représentés

 

Après les traditionnels discours inaugural, et l’historique de la vie cyclotouriste d’Eugène Nègre, le verre de l’amitié fut offert aux participants à  la salle des fêtes de Maxou, suivi d’un repas amical.

 DSC03134

 

Les organisateurs, les amis cyclotouristes d’Eugène Nègre, tiennent à remercier toutes les personnes qui de près ou de loin ont permis de concrétiser ce projet, en particulier la commune de Maxou et son conseil municipal.

 

 

http://crf46.over-blog.com/2014/10/maxou-2014.html

http://crf46.over-blog.com/2014/10/maxou-2014.html

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