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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 17:35
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Malgré que ce fût le jour de Noël la matinée était belle et ensoleillée. Le Père Noël pris Paul par la main et devant son vélo, il l’emmena. « Paul tu devrais aller faire une randonnée et je t’accompagnerai », lui dit le Père Noël. Paul se dit que si le Père Noël l’y invitait, c’est que ce serait surement une belle randonnée. Comme à son habitude Paul pris le chemin de la vallée, il y retrouva sa belle rivière dominée par ses hautes falaises. Le Père Noël était toujours là près de lui, comme sur son épaule. Puis les lointains horizons devinrent flous. Comme entouré d’un brouillard lumineux, de hautes montagnes se dressèrent devant lui. Mais le Père Noël lui dit de continuer. La montée fut moins difficile que d’habitude. La pédalée lui semblait facile et jamais il n’avait eu cette sensation ! Le soleil se remit à briller par-dessus les sommets et ses amis pédalaient maintenant à côté de lui. Il y avait même une fée, avec un visage familier. Ses amis n’avaient pas changé, souriants, enjoués, il avait bien l’impression de ne les jamais avoir quitté.

Puis vinrent d’autres cyclistes, roulant plus vite et dont le salut furtif faisait penser qu’ils étaient pressé. Le Père Noël lui expliqua qu’ils étaient pressés de rentrer pour retrouver femmes et enfants. Le Père Noël lui expliqua aussi que d’autres cyclistes étaient déjà partis et eux aussi étaient rentrés chez eux. La randonnée continua. Paul et ses amis déjeunèrent sur l’herbe comme ils avaient l’habitude de le faire. L’après-midi, le soleil brilla encore d’avantage : les paysages étaient encore plus beaux et tous étaient très heureux. Les montées étaient faciles, les amis riaient, la fée pédalait aussi. Le Père Noël semblait flotter un peu en avant, comme pour indiquer le chemin. Il dit d’ailleurs qu’il fallait maintenant rentrer pour retrouver des amis qui nous avaient invités.

Paul et ses amis arrivaient maintenant dans un joli petit village. Les cyclos s’attardèrent encore un peu pour profiter de cet instant magique. Puis le ciel s’obscurcit soudain. Le Père Noël qui avait pris les devants, avait disparu. La place du village était vide, ceux qui les avaient invités n’étaient plus là. Paul et ses amis étaient seuls. Le Père Noël réapparut plus haut, plus loin et expliqua que les hôtes et leurs amis cyclistes étaient partis voir des amis chez eux.

Paul se mit à penser qu’avoir trop d’amis, ne permet pas de les voir tous en même temps. Il pensait même qu’on ne peut pas voir beaucoup d’amis, car ni le temps, ni l’espace ne permet de les avoir tous en même temps auprès de soi, et surtout de les avoir pour longtemps. Alors que Paul rentrait chez lui, qu’il avait lui aussi quitté ses amis, seuls la fée et le Père Noël le raccompagnaient. Paul aurai voulu rester ; alors le Père Noël lui expliqua : l’amitié c’est comme un grand gâteau que tu partages. Plus tu fais de parts et plus elles sont petites ! Plus tu as d’amis et plus cette amitié peut être petite, fragile et éphémère. Les Pères-Noël sont comme les amis, rares sont ceux qui se contentent d’une petite part, c’est pourquoi je suis venu seul pour te le dire ! Gardes une seule part pour la fée qui t’accompagne et à coup sûr elle sera pour toujours près de toi. Sur ce le Père Noël disparu et Paul se réveilla brusquement. La fée n’était plus là non plus, mais sa compagne, lui demanda avec un large sourire si son rêve s’était bien passé.

A cela il lui demanda de faire un gâteau, mais un très, très grand gâteau car il voulait inviter ses amis….et il se remit à rêver d’être un ange afin de pouvoir le partager à l’infini…sans jamais en réduire les parts !!!

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Published by Pilou - dans Divers
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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 16:08

Le 24 Décembre, comme tous les enfants, Valentin, avait veillé, en famille, attendant le passage du Père Noël. Las d'attendre et après un repas copieux, Valentin avait préféré aller au lit, il était à peine minuit. Nuit de sommeil, nuit de rêve, il avait songé, que demain, il pourrait bien se faire une petite balade à vélo, en guise de cadeau. Le lendemain, juste après le petit déjeuner, l'âge de Valentin lui avait fait oublier, que le père Noël passait encore. Et pourtant, au pied du petit arbre, près de la cheminée du salon, un joli paquet rouge attendait. Amélie le lui fit remarquer. Comme un enfant, ses yeux brillèrent et ses doigts s'agitèrent à déballer le paquet rouge. A l'intérieur; une paire de gants, bleu, de laine et tissu, avec un petit morceau de cuir entre la paume et le pouce. "Des gants de vélos ! " s'écria Valentin, qui avait les siens plus qu'usagés. 

Bien que prémédité, cela lui faisait un alibi de plus pour enfourcher le vélo bleu, qui attendait au fond du garage. C'est vers 13 h 30, que Valentin s'élança, en direction de la vallée. La température était douce pour un hiver qui commençait. Le ciel de couleurs mordorées, dessinait un chemin clair, entouré de nuages plus gris, laissant entrevoir des flaques bleus.

Plus loin,  à l'horizon, dessiné par le fond de la vallée et  le causse prochain, une bande claire, nuancée de rose et d'orangé, semblait annoncer un bel après-midi. Valentin souriait comme un enfant, tandis que la vitesse de la descente, lui offrait les caresses de l'air, presque tiède. Drôle de Noël se dit-il !

Serpentant entre causses et vallons la rivière offrait ses reflets aux minces rayons de soleil. En y regardant bien les bas côtés étaient tapissé de scolopendres et de capillaires, décoré de-ci, de-là par quelques feuilles rouges et jaunes vifs du au gel des jours passés.

Les voitures semblaient absentes, seuls quelques oiseaux gambillaient sur le goudron sec, en s'égosillant comme à la saison nouvelle.

Valentin pensait, à son cadeau de Noël, qu'il voulait essayait, mais la douceur du climat, en avait décidé autrement. Ses magnifiques gants bleus, étaient bien rangés au fond de sa sacoche de guidon. 

Bientôt il fallut à nouveau gravir les coteaux; sa petite montagne se pensait-il ! Une dizaine de kilomètres d'ascension, dont les premiers lacets étaient significatifs. De jolis lieux dits égrenaient leurs noms sur des panneaux en bordure de chemin minuscules "Cante Gril" portait mieux son nom en été. Valentin avait peu pédalé, depuis quelques semaines. Mais au fur et à mesure qu'il s'élevait les horizons, devenaient plus lointains, le ciel de plus en plus clair. Les méandres de la rivière mouillaient le pied des falaises surplombé de magnifiques châteaux. Des cabanes de pierres sèches, rappelaient à Valentin le voyage qu'il avait fait en Provence au printemps dernier.

Valentin jubilait ! Quel beau cadeau de Noël ! Par le passé il avait déjà savouré des sorties le premier jour de l'an. Des jours dans le froid, des jours dans le brouillard, mais rarement avec une douceur comme aujourd'hui. Il ne le regrettait pas; mais il avait tellement lu de récits et vu de belles photos de sortie en montagne avec encore beaucoup de neige dans les pâturages, qu'il en rêvait lui aussi. Et il pensait à ses gants neufs, cadeau d' Amélie, comme une invite à une ballade hivernale. Point d'hiver, mais qu'elle belle journée. Des moutons paissaient dans les causses. Valentin filait sur la petite route bordée de murailles de pierres sèches. Quelques corneilles çà et là cherchaient ripailles. Les efforts se succédèrent et bientôt voilà Valentin au point culminant de sa randonnée. Quel panorama ! mais le ciel devenait plus gris, et le paysage moins lumineux. C'est en roulant doucement que Valentin voit les couleurs vives et nuancées des feuillages encore épargné par le vent. Elles égayaient du jaune au pourpre les futaies. L'après-midi s'avance, il va falloir rentrer. Mais avant, en curieux, Valentin prît une petite route, sans issue. Il y découvrit un magnifique plan d'eau, quelques promeneurs, une construction sur pilotis. Il se dit, "quel cadre merveilleux pour une halte de randonnée", mais y pensent-ils ?

Le retour sera plus facile, l'allure plus vive. Valentin enfila son "goretex", qu'il apprécie beaucoup.Il laissera encore ses gants bleus  dans la sacoche, il sourit ! Des biquettes, d'un blanc pur décorent un petit vallon, et Valentin, pensa à celle de Mr Seguin, car bientôt la nuit va tomber. Il se rassura en voyant le fidèle "border"  veiller. Il faut y aller.  Valentin prit de la vitesse et bien vite disparu sur cette descente du causse. De rocs en rochers et de pelouse rase en arbrisseaux rabougris, le causse s'étendait et s'offrait à la lumière du soleil qui descendait sur l'horizon.Il descendit de sa montagne, plein de souvenirs.  Des larmes coulèrent le long de ses joues, provoquées par sa vitesse au contact de l'air. Cette route, il l'avait maintes fois parcourue, l'été, mais aussi l'hiver, au printemps et à l'automne. Mais cette saison est bien la plus tranquille. Valentin pensait encore à ses amis,  ceux proches des montagnes auvergnates ou pyrénéennes qui un jour de Noël ou un jour de l'an partent eux aussi en ballade pour la montagne, décorée des premières neiges d'automne. Ils ont bien de la chance, mais à sa manière, Valentin accomplit sa ballade. Ce plaisir  du cyclotouriste solitaire est difficile à raconter se dit Valentin !

Ce sera bientôt la fin du rêve, du moins dans la réalité. Valentin arrive au fond de la vallée, mais il habite sur l'autre versant alors il faudra encore grimper. Plus directe la nationale avait lâcher son flot de véhicules. Comme pour  continuer à rêver, Valentin, s'écarta et prit une petite route. Il rejoignit un joli petit village, niché au pied de la falaise, comme endormi. Un bruit de cascade accompagna Valentin quelques secondes, une température douce baignait ce flan de falaises. Entre les ruelles le vélo bleu se faufila, montées, descentes, tourne à droite, puis à gauche, ouf!!!

Avant la petite route en sous-bois quelques promeneurs le saluèrent, et Valentin repris bientôt la nationale. Le charme commençait à se rompre. Comme il avait bien rangé ses gants bleus au fond de sa sacoche, Valentin avait rangé les souvenirs de cette belle balade. Il se dit encore qu'il aimerait bien recevoir des cadeaux comme aujourd'hui. De belles balades pour que tous les jours soient Noël.

Valentin arriva, le coeur joyeux d'un enfant de Noël, et la joie d'un cyclotouriste comblé. Il ouvrit encore sa sacoche, ses gants bleus l'attendraient jusqu'à la prochaine ballade.

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Published by Pilou - dans Divers
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