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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 12:30

20 mai 2019 - Ménil (53)

Dans le but d’améliorer ma collection de pointage BPF, nous voilà, Viviane et moi en partance pour la Mayenne, où nous serons hébergés chez des amis. Au cours du voyage nous faisons halte à Ménil situé au sud de Château-Gontier. Nous laissons notre véhicule à St Martin du bois. Par les doux vallonnements de la région nous gagnons Montguillon, puis Molières, son château et son hippodrome, situé au milieu de nulle part. La route est facile jusqu’à Ménil, mais nous bifurquons avant le village pour voir le château de Magnanne. 

Privé, il est peu visible, mais en m’engageant dans l’allée j’arrivé à tirer un bon cliché. A Ménil ma quête du pointage me dirige vers le seul commerce du village, un marchand de vins de « Bordeaux » dont le magasin est plutôt bien fourni.

Dès le sésame dans la sacoche, nous nous dirigeons vers l’Écluse et le bac sur la Mayenne. Face au camping, le « guérite » du passeur est occupé par une forte équipe d »animation composé de quatre jeunes filles et du timonier.

 

Après la visite de l’écluse nous prenons le bac pour 1.50 euro, la stagiaire et le passeur nous embarquent avec nos vélos, pour une traversée de la Mayenne à la force des bras. Le bac de plus de 200 ans a été revisité. La lourde barque en bois a cédé la place à une légère embarcation en aluminium. Elle peut néanmoins, emporté, vaches, chevaux ou bien un véhicule à moteur. Le bac n’est pas motorisé, il faut après avoir averti par la corne de brume, les plaisanciers qui naviguent, tendre le câble tracteur. Le déplacement se fait à la force des bras, facile en basse eaux mais sans doute plus physique lors des épisodes de pluies.

Château de Haut Rocher

Une fois sur la rive gauche, nous ne ferons qu’apercevoir le château de la Porte bien dissimulé dans la végétation. À Daon nous changeons notre circuit initial pour traverser à nouveau la Mayenne et emprunter le chemin de halage, parfaitement entretenu pour y rouler à vélo. Pas de voiture, quelques cyclistes et marcheurs et une rivière jalonnée de château et d’écluses. C’est à Chenille, que nous trouvons face au Moulin, l’écluse et son éclusière. Bien que bavarde et sympathique elle sera inflexible à ma demande pour m’avancer sur le chenal et prendre une photo de la belle chaussée, face au château des Rues.

Tant pis le cadrage sera moins orignal de la berge. C’est à Chambellay que notre cheminement au bord de la rivière se termine. Le retour vers ST Martin du bois se fera sur une route tranquille. Malgré que la vallée ne soit pas très prononcée, la route est plutôt montante. Vélos embarqués nous reprenons la route vers Landivy.

21 mais 2019 – Jublains – Sainte-Suzanne et Chammes (53) - 62 km

 

Je suis seul au départ ce matin de Jublains. Je laisse la visite pour le retour de ce soir. La météo est plutôt favorable. Par Hambers mon itinéraire traverse de vastes zones boisées mais aussi humides et traversées par de nombreux ruisseaux.

 

Dans le village une rencontre peu probable m’interpelle, une jument blanche et son petit déambule dans la rue principale, sans que j’aie l’air de les déranger. La région fut longtemps investie par les romains et de nombreux vestiges en attestent. Le Mont Rochard du haut de ses 357m, me surveille, le soleil commence à chauffer.

 

 

Le Dolmen des Erves

 

Peu de villages traversés et une route plutôt facile. Je passe St Gemmes-le-Robert et Assé-le Béranger avant un arrêt aux dolmens des Erves un peu à l’écart de la route. Le ruisseau du même nom m’accompagnera jusqu’à Ste Suzanne sans encombre, même s’il faut batailler du pédalier pour gravir aux remparts de la ville.

 

 

L'entrée du château de Ste Suzanne

 

La ville médiévale au passé glorieux présente quelques beaux points de vue. Le château bien que magnifique n’est accessible qu’au terme d’une visite, et le village semble peu fréquenté ce matin. Le site est cependant grandiose et la ville bien à l’abri des remparts.

 

 

 

Au retour j’éviterai le Bois des Vallons, préférant rejoindre Châtre-la-Forêt pour tenter de voir le château de Montecler. Le petites routes du bocage sont tranquilles et en bon état. Le château, lui l’est moins au vu des échafaudages qui l’entourent et couvrent un peu trop le charme de la belle demeure. Toutes ces demeures croisées, sont privées et donc difficile d’accès. Je poursuis don ma route et découvre à nouveau un château, ou plutôt ce qu’il en reste. Adossé à un ferme cossues, la porte du château, flanquée de ses tourelles à créneau garde le domaine. Le château de la Chesnelière a laissé derrière lui ses heures de gloire.

 

Ancien château de Chesnelières

Nouvel écart de parcours pour me rendre à Mézengers et voir le château du Rocher. Lui aussi semble avoir fait l’objet d’une annexion paysanne. Au-delà d’un bâtiment à usage agricole, seules les tours et échauguettes dépassent l’édifice, mais elles semblent nombreuses et pas forcément en bon état. Ce n’est pas grave je ne dormirai pas ici ce soir.

 

 

 

Théâtre romain de Jublains

Ma route du retour sera droite, mais ombragée en traversant le bois d’Hermet. Lors de mon retour à Jublains, le thermomètre à bien progressé. Je m’avance vers la vaste esplanade qui abrite les vestiges romains de la ville antique. Pas une âme sur plusieurs hectares de pelouses vertes et rases, que je jardinier s’applique encore à cette heure à terminer la tâche. Les vestiges constitués de tumulus de pierres sont encore à l’état de fouilles. Pas beaucoup d’ombre, il fait chaud, et l’auberge du village me tend les bras et son tampon précieux. Passé ce moment je rejoins le théâtre romain, à double enceinte remarquablement conservé et d’une dimension impressionnante.

Ainsi s’achève ce périple dans la région des Coëvrons.

 

22 mai – St Léonard-des-Bois, Ballon-St-Mars (72) – 83 km

Aujourd’hui je pédale dans la Sarthe, au nord près de l’Orne. Je pars de St Léonard-des-Bois BPF que je pointerai à mon retour. La Sarthe prend sa source près d’ici, nous sommes dans les Alpes Mancelles, une région fort accidentée. Le village est calé entre deux monts, les Pierriers du Haut Fouché et le Mont Narbonne. Le nom de cette région est dû aux romains, qui après avoir traversé les Alpes, décidèrent de poursuivre leur chemin jusqu’aux prochaines montagnes. Rien de comparable cependant si ce n’est une flore proche de celle des Alpes.

La Sarthe

 

Je quitte la vallée de la Sarthe pour Sougé-le-Ganelon. Ici, trois courses s’imposent car avant mon départ j’ai oublié une partie de mon ravitaillement, et les épiceries ne sont légion dans le coin. Ensuite ce sera une halte à Fresnay-sur-Sarthe, pour son château et sa chapelle souterraine. La rivière Sarthe, occupe toute la région par ses nombreux méandres et je la retrouverai tout au long de la journée, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

 

 

Beamont-sur-Sarthe

À Beaumont, sur Sarthe également je fais halte au pont romain. Le bocage est omniprésent à l’approche de Ballon-St-Mars deuxième pointage de la journée. Ballon St Mars est classé au site des monuments historiques pour être la plus ancienne forteresse de défense du Maine à la Normandie. L’Église est richement ornée de vitraux. Ici coule l’Orne Saonnaise.

C’est à Teillé que je pique-nique avec un soleil ardent. Mon itinéraire emprunte encore le bocage, ses cours d’eau et l’omniprésente Sarthe qui coule ici paisiblement. Après le village de Ségrié et Montreuil-le-Chétif, je traverse la Sarthe plusieurs fois et entre chaque passage j’escalade des monticules de plus en plus prononcés.

 

 

J’approche ainsi des Alpes Mancelles, sans avoir l’air d’être à la montagne. Ce sera bientôt la fin du parcours et à Sougé-le-Ganelon, j’emprunte la route de ce matin, je retrouve la Sarthe tranquille avant St Léonard. Certes le village est situé dans un cadre de verdure propices aux activités de pleine nature, mais à mon goût ne présente pas de caractéristiques particulières ; hormis peut-être un bar à bières digne d’une place de Bruxelles.

23 mai 2019 – Ernée (53) – Vitrée (35),  73 km

Pour cette randonnée entre Mayenne et Ile et Vilaine, je bénéficie d’un guide local. Maurice, qui habite la Manche toute proche m’accompagne. Il faut dire qu’il fait partie de mon club, distant de plus de 500 km d’ici, et nous n’avons pas très souvent l’occasion de pédaler ensemble. Cependant Maurice, connaît mes habitudes et pense à juste titre que je vais lui faire découvrir quelques jolies routes de campagne, lui qui ne fonctionne qu’à son instinct et ses connaissances locales.

Dès le départ d’Ernée, nous empruntons le chemin des écoliers et le pont de pierre, qui traverse la rivière éponyme. Puis comme l’indique l’itinéraire nous éviterons les agglomérations hormis quelques petits villages et hameau que deux cyclotouristes ne viendrons pas troubler la quiétude. Quelques belles montées, ralentissent Maurice, qui roule bien mieux que moi et m’attends patiemment.

Le château de Vitré

À Bourgon nous atteignons le Vilaine, que nous suivrons par une route de crête, avant notre arrivée à Vitré. La ville est magnifique et nous déambulons dans les ruelles de l’ancienne ville commerciale. Maisons à porche et colombages offrent des façades colorées. La ville fut prospère du XIVe au XVIIe siècle. Maurice fin connaisseur de la ville me conduit au château, qui abrite la mairie et de ce fait est ouvert au public dans sa cour intérieure.

La ville reste encore active aujourd’hui et est agréable à traverser.

Après la visite à l’office de tourisme et au café pour déguster une mousse fort agréable par ce temps ensoleillé, nous reprenons la route. Nous pensions trouver un coin agréable pour le pique-nique, mis les routes de campagnes et les hameaux traversé, offrent peu de possibilités.

 

 

Les rues de Vitré

C’est à plus de quinze kilomètres de Vitré que nous atteignons, au prix d’une belle côte le village de Montautour. Perché à 195m sur les marches de l’église nous sous sustentons sans avoir trouvé l’aire de pique-nique. L’église est fermée et nous pensons au chemin de ronde qui ceint le clocher ; de son sommet, on peut, parait-il, y voir la rade de Brest. Pour Maurice, ce serait le Mont St Michel tout au plus. Le dernier tour de village nous fera découvrir la mairie et l’école,  fort bien équipé de trois tables de pique-nique, dont nous étions à cent mètres à peine. Sans doutes les montées successives avaient émoustille nos sens de recherche.

 

De nombreux vallonnements marqueront la route du retour par Princé et St-Pierre-des Landes, qui ne ressemblent en rien à celles de Gascogne. Le retour vers Ernée sera chaud et notre itinéraire totalisera près de mille mètres de dénivelé. Maurice connaît bien aussi, Ernée. La ville doit son nom à un prêtre missionnaire venu d’Aquitaine. Selon la légende sa vie austère  vit la réalisation de plusieurs miracles.

Guidé par Maurice nous nous rendons à l’office de tourisme, mais surprise pas de panonceau à l’angle de la rue, le local ressemble à un pseudo « cagibi » abrite le dit Office de Tourisme. Dans un local exigu nous y sommes pourtant bien reçu par une dame charmante, mais pressée, qui cependant nous octroi le sésame de notre BPF.

Notre périple s’achèvera par un rafraichissement, célébrant cette belle randonnée.

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 10:17

Je rêvais d'y revenir depuis le jour où je l'ai monté pour la première fois, avec ma randonneuse et ses pneus en 700x25C, mais je voulais faire mieux
Je préparais d'y revenir depuis 5 ou 6 mois, et tout ça a failli être compromis par une panne de voiture, mais c'est réglé
  
Au départ je comptais le monter avec mon habituel Celsior de 1910 environ, en changeant son plateau de 48 dents par un 28 ou 24 dents, et en installant un deuxième frein, mais je ne m'y suis pas pris assez tôt, donc le vélo n'était pas prêt non plus, je fais le tour de mon petit cheptel et mes yeux se posent sur ce véritable tas de rouille roulant, et je me dis qu'avec ça, ça risque d'être impressionnant ! Et cette simple randonnée s'est quand même un peu transformée en véritable défi technique pour ma monture qui n'est autre que ma rétro-directe Hirondelle de 1929.
Là haut, aucun vélo de 90 ans n'y est encore monté je pense, et surtout pas une rétro-directe ! Si les actionnaires de la marque avaient su ça à l'époque, ils en auraient fait une réclame !

Comme d'habitude, je vais essayer de vous raconter ça comme si vous y étiez, en plein cœur des Pyrénées, au tout début des années 30
Même si je pense qu'à cette époque là, le chemin emprunté n'existait pas, ou en tout cas n'était qu'un sentier, je n'ai pas trouvé grand chose sur l'histoire de ce col, si ce n'est que ça devait être un itinéraire touristique construit de 1959 à 1962, mais rien sur l'avant-guerre
 

J'ai donc noté ceci sur mon carnet de route :

Mardi 6 Octobre

Montée du Port d'Aula

Il est 8 heures à mon départ de Couflens, la température est sûrement positive puisqu'il n'y a pas de givre, mais il fait bien frais.
Le départ est plutôt rude, la pente commence immédiatement après avoir franchi le ruisseau du Salat, je pousse déjà ma bicyclette à pied, essoufflé...
Quelques minutes plus tard je commence déjà à croiser quelques rares randonneurs matinaux, surpris par ma machine, une rétro-directe de marque Hirondelle. Le peu de fois où j'ai l'occasion de l'enfourcher dans cette ascension, il me faut pédaler en arrière
pour profiter de mon 44X30 !


 


Après le dernier hameau, celui de Lasserre, la piste apparaît, toujours impraticable à bicyclette en raison de la forte pente. Le soleil apparaît lui aussi, et la chaleur qui va avec. Je pose ma veste et je me rends vite compte que j'ai sous estimé ma réserve d'eau, une gourde d'un demi-litre ça ne sera jamais assez pour atteindre le sommet, alors je bois au goutte-à-goutte, en économisant le plus possible. J'irais même jusqu'à me poser la question d'abandonner.
J'arrive, transpirant et assoiffé au col de Pause à 1527 mètres d'altitude, une petite halte à l'ombre et quelques gorgées de ma gourde presque vide, permettent de me rafraichir. Je reprends ensuite l'ascension, à l'ombre cette fois-ci. La pente est plus abordable et je remonte enfin sur ma machine.


Les premières bêtes d'élevage apparaissent, des vaches, des ânes et des chevaux.
Les paysages grandioses se dévoilent, avec le Mont Valier au-
dessus de tout.

 


Quelques déraillements de ma chaine m'interrompent dans l'effort, je réussis même à m'ouvrir un doigt en la remettant sur son pignon... Je retends alors la chaine grâce au galet de tension, et je poursuivrais sans autre encombre mécanique.
J'arrive enfin au lac d'Aréou où je vante alors les capacités de ma bicyclette Hirondelle à quelques randonneurs curieux, l'un d'eux l'essaie même.


À partir d'ici, la piste devient plus cahoteuse et la pente s'enraidit.
L'eau commence cruellement à me manquer, de toute manière mes bagages ne me permettaient pas d'emporter quoique ce soit de plus, je n'ai même pas d'appareil photographique !
En arrivant sur un léger replat, un couple de randonneurs se font photographier devant le majestueux Valier. Je fais halte pour leur demander de l'eau et nous discutons quelques minutes.



Je passe ensuite le lac de Pra-Matau, je m'approche du sommet, et l'eau fraiche offerte par les randonneurs me redonne de la vigueur.
Je poursuis toutefois principalement à pied en poussant ma bicyclette. Une dernière halte à l'ombre et j'enfourche ma bicyclette pour les derniers mètres qui mènent au sommet du Port d'Aula et ses 2260 mètres d'altitude bien mérités après 4h30 d'ascension.




Je retrouve des randonneurs croisés précédemment, je mange un peu en leur compagnie, tout en profitant pleinement du paysage, et en finissant encore une fois mon eau.
Je resterais là haut une bonne heure, à la frontière de l'Espagne que seule une borne et une grosse pierre plate délimitent.
J'entame ensuite la descente, que j'appréhendais un petit peu, mais tout se passe bien, les freins sont très efficaces, et on profite encore mieux du paysage qu'à la montée.




Quelques mètre en contrebas sur le chemin, j'aperçois des gardes forestiers locaux que je m'empresse de rejoindre afin de leur demander un peu d'eau, qui me fait le plus grand bien.
Ils sont assez surpris par ma machine et son système. Ils en profitent pour me montrer leurs prises, deux isards, de très belles bêtes aux jolies cornes, l'une d'entre elle est une femelle de 18 ans qui une fois dépecée servira de cape.
Ils en profitent pour me photographier devant le mont Valier, avec ma bicyclette un peu spéciale et leur prise du jour.


Je reprends ma descente en repassant par le lac d'Aréou où de nombreux promeneurs font leur halte pique-nique, plus tard j'apprendrais qu'ils venaient tenter d'apercevoir l'ours.

 

 


Je profite encore quelques instants de ces sublimes paysages et reviens au col de Pause, où la pente reprend de plus belle, la route semble plonger dans la vallée tel un torrent approchant d'une cascade vertigineuse, les freins tiennent tout de même le coup, et les jantes ne chauffent pas excessivement, l'éclatement n'est pas à craindre.
Après 2h15 de descente, j'arrive finalement à Couflens, avec un peu de mal aux mains, mais heureux de mon petit périple à la montagne.

Le lendemain j'ai rejoint mes grands parents en gîte à Sougraigne près de Bugarach, nous ferons 3 cols pour rejoindre la concentration annuelle du Club des Cent Cols dans les Pyrénées. Bien évidemment ils sont à vélos "modernes" donc je ne les ai pas pris en photo, mais vous avez déjà le récit 


Je poursuis donc :

Dimanche 7 Octobre

Aujourd'hui petite randonnée d'une cinquantaine de kilomètres pour rejoindre des amis cyclo-touristes au col du Paradis.
Nous partons du petit village de Sougraigne à 5 machines. Je suis le seul avec une rétro-directe, ce qui en épatera plus d'un.
Nous commençons par passer le col de la Fage à 731 mètres, il y fait un vent à décorner les bœufs, et frais aussi, je n'ai que ma veste, et mon manteau de cuir ne m'aurait pas déplu.



Nous redescendons sur Fourtou, où le soleil pointe le bout de son nez par intermittence pendant quelques minutes, avant de disparaître à nouveau.
S'en suit alors la montée du col du Paradis, avec pour 3 d'entre nous un passage par le col de Fresno à 510 mètres.




Arrivés au col du Paradis et ses 622 mètres d'altitude, nous sommes froidement accueillis par un vent glacial, heureusement les copains ont quelques gâteaux, du café et du vin pour nous réchauffer.
Il ne nous reste ensuite que 20 kilomètres pour rentrer au gîte et s'attabler autour d'une bonne soupe.

Voilà pour cette petite virée Pyrénéenne, comme à chaque fois, j'en prends plein les yeux et je m'efforce de tout vous retranscrire du mieux que je peux, comme je l'ai vécu
Je vais essayer de monter une courte vidéo dans la semaine.

Au passage je remercie encore une fois Enrique Guillermo et sa compagne chez qui je me suis arrêté sur le chemin du retour et qui m'ont offert le repas du midi, un grand merci ! 

 

 

 

 

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 15:20

Martel, 7 & 8 juillet 2018

 

Fin prêt pour le départ

Le soleil dardait fort en ce début de week-end de Juillet, sur la cité aux sept tours. Les amoureux de la vieille bicyclette étaient au rendez-vous sous l’œil bienveillant d’Anthony en costume d’époque et maitre de cérémonie. Au parking Monti, les machines anciennes, rutilantes ou dans leurs »jus », sont scrutées afin de répondre aux critères de participation. Avant 1980, disait le règlement, limite pour certaines et mais plus que centenaires pour d’autres. L’accueil fut simple et sans flonflons sous les banderoles de la FFCT, le petit noir fut apprécié, et les retrouvailles des participants venus parfois de loin faisaient plaisir à voir.

Le boulanger de la rue droite, Martel, partenaire de l'organisation

Les pilotes « cyclotouristes dans l’âme », n’aurait pas laissé leur place. Les costumes étaient un peu chauds pour la saison, durant les longues montées vers la Vicomté de Turenne. Une pause au Moulin d’Antoine à l’Hôpital-St-Jean, permettait de souffler et de rencontrer Monsieur le Maire et l’historien du village. A Turenne ce fût un ravitaillemnt bien accueilli, préparé avec générosite par les Cyclos Randonneurs du Quercy. La route a offert ses pentes tantôt favorables, tantôt éprouvantes par-delà la Tourmente en partie corrézienne. À l’entrée de Collonges-la-Rouge la pause pique-nique se déroulât sous les ombrages et parasols dans une ambiance année 30, qui aurait eu sa place dans un tableau de Manet.

Rencontre sous la halle de Collonges-le-Rouge (19)

L’après-midi Collonges la Rouge fut visité sous le soleil réchauffant un peu plus la teinte rougeoyante des pierres de construction, rouge couleur marquante du site de la faille de Meyssac. Le retour se fit sous les ombrages des petites routes de la basse Corrèze jusqu’à la vallée du Vignon, situé en Quercy. C’est au Moulin de Paunac, que les cyclos furent acceuillis par Mr Crémoux pur une visite guidée et une démonstration de mouture. Attentifs les participants nombreux furent répartis en plusieurs groupes afin de profiter au mieux de cette visite. Le cadre enchanteur de la vallée du Vignon, dévoilait cependant quelques difficultés pour regagner Martel en fin d’après-midi où les attendait encore les organisateurs pour une pause rafraichissante bien méritée.

La bonne ambiance de la Rétro Quercynoise

Le soir l’organisation innovait avec un repas amical concocté par le Club des CRQ. Aligot et grillades au menu, permirent à tous de passer une soirée conviviale dans un espace agréable mise à disposition par la municipalité de Martel. « Bob » au fourneau et « Pilou » au braséro, l’intendance suivit pour les randonneurs affamés.

Le dimanche 8 juillet, deuxième journée de la manifestation était consacrée à une balade un plus courte vers la vallée de la Dordogne. Ce fut aussi la matinée qui mit en exergue le thème choisi des « forces de l’ordre ». Costumes de gendarmes, commandant de bord, ou bien garde-champêtre, la course poursuite pour attraper le prisonnier évadé, fut un moment d’anthologie, dans les rues du village.

Creysse en Quercy

Après la halte visite du joli village de Creysse, une dernière difficulté permettait à tous les participants de rejoindre la capitale du Causse. Les vieux vélos furent un instant mis au repos, et les gendarmes conduit par la sœur de service, firent une entrée triomphale à la poursuite du prisonnier, dans la cour de la gare de Martel, sous les applaudissements et la surprise des passagers du Train Touristique du Haut-Quercy, partenaire de la manifestation.

Le train du jour vit donc cyclistes, gendarmes et prisonnier prendre le train vapeur pour une dernière balade dominant la vallée de la Dordogne du haut des falaises du causse.

Tous les participants se donnaient déjà rendez-vous pour l’édition 2019 !

 

 

 

 

Les Photos du samedi
Les photos du dimanche
Le film de la Rando Rétro

 

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 15:50

St Pierre Lafeuille – 2 juin 2018

 

Un peloton d'Escort-girls

La petite commune de St-Pierre-Lafeuille borde l’ancienne RN20 au nord de Cahors, proche de Maxou. Le maire Joël, est aussi licencié de Cahors Cyclotourisme et membre des Cyclos Randonneurs du Quercy. Afin d’occuper les jeunes de son village il à créer un parcours trial-VTT. Ce jour-là, 2 juin c’est l’inauguration du parcours, aidé par son club cadurcien. Cette manifestation fait aussi partie de la fête du vélo et un parcours route est organisé. D’autres cadurciens membres des CRQ sont présents : Guy et Rolande, Jean-Luc et Geneviève, Joël et Martine.  Avec quelques amis cadurciens nous participons à ce parcours, préparé par Guy, avec quelques incertitudes quant au kilométrage et aux horaires. C’est à ce moment qu’intervient l’intrépide « Lulu » de Luzech. « Comme c'est la fête ! » dit-elle, les filles seront déguisées. Orné de ballons jaunes et bleus, d’une jupette en tulle et de jambières blanches, voilà nos Escort girls fin prêtes pour la balade. Direction Maxou, tout en descente. Je prends déjà du retard pour récupérer un ballon perdu. Il faut dire que les cadurciens mène le train… et le bon !

Après quelques photos, il me sera difficile de faire des vidéos. Le peloton est fébrile, entre arrêts et rythme rapide l’allure n’est pas sereine. Espère, Caix sont traversé sans encombre. À l’entrée de Luzech, Lulu manque à l’appel, en ligne pour renseigner un attardé. Là le peloton s’emballe, quelques ’uns s’arrêtent, d’autres continuent, puis retournent. À l’arrêt j’observe le manège, attend un bon moment avant de comprendre que tout le monde à fait demi-tour. Inquiet de ne pas être à l’heure au vin d’honneur, le coach en a décidé ainsi.

Belle animation

Sauf que dans ce peloton, nul n’est censé attendre les autres, encore moins les attardés. Lorsque je rejoins Lulu, elle a encore le téléphone à la main, mais d’un geste raisonnable me le confit pour ne plus être dérangé. Nous voilà reparti en « chasse patate » derrière un peloton pour le moins incontrôlable. Il en sera ainsi jusqu’à l’entrée de St Pierre Lafeuille où comme par miracle, il y a un regroupement général. On arrive ensemble, toujours sous les couleurs jaunes et bleus de Lulu, j’avais vu juste, j’ai aussi un maillot jaune et bleu.

Un pot offert à l’arrivée, les vététistes sont de retour, les plus jeunes sur le parcours trial, et les autorités commencent à se rapprocher du ruban tricolore. Le ruban est coupé avant les mots de bienvenus de Monsieur le Maire, du Président de la comcom, suivi par la remise des diplômes aux plus jeunes.

Le ruban des cyclos

C’est ensuite l’heure du pot de l’amitié, servi bien frais, dans une ambiance détendue, où le vélo reprend toute sa place. S’ensuivra les grillades saucisses merguez, nous sommes bien installé sur la pelouse communale. Après les commentaires de la matinée voilà les prévisions pour la randonnée de demain. Nous retrouverons l’allure plus calme des Cyclos Randonneurs Flâneurs et des Cyclos Randonneurs du Quercy.

Ce fut néanmoins une belle matinée, sportive et conviviale, que Monsieur le Maire souhaiterait reconduire pour l’année prochaine….Merci et Bravo !

 

Les Photos de l'évènement

Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo
Fête du vélo

Et aussi sur le site des Cyclos Randonneurs du Quercy

https://michelponchet.wixsite.com/crduquercy

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 09:46

 

 

Samedi 26 mai : La rigole de la Montagne Noire

Nous sommes basés à Les Martys (11), au lieu-dit Faou-Grand. Le gîte est spacieux, prévu pour huit personnes nous sommes quatre : Henriette et Marie-Louis, Viviane et Michel.

L'église bardée de Laprade

Un kilomètre nous sépare du goudron, c’est une piste en castine en bon état au milieu des bois ou des genêts. Nous partons en direction du Lac de Laprade et du village du même nom. Ici coule l’Alzeau qui alimente le lac de Galaube.

Au col de Fontbruno (880m) nous faisons halte au mémorial en mémoire des soldats des dernières guerres. La route serpente ensuite en sous-bois vers le col, le Pas du Sant (602m).

 

Le monument de Fontbruno

S’ensuit une descente assez longue vers Massaguel. Ici commence la plaine du Languedoc et un vent que nous ne soupçonnions pas dans les minutes précédentes. Penchés à plus de 30 degrés, l’équilibre est difficile et c’est avec soulagement que nous atteignons Sorrèze.

Ancienne Ecole Royale de Sorrèze



Halte dans la ville et son ancienne royale. Le vent nous accompagne jusqu’à Durfort où nous faisons une halte rafraichissement.

Clocher de l'Eglise St Martin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

La rigole de la montagne noire

 

À Partir de là, commence la belle montée vers Les Cammazes et la rigole de la montagne noire. C’est au-dessus du tunnel-rigole que nous pique-niquons, toujours accompagné par de fortes rafales de vent. Une fois restauré, nous nous engageons sur la piste qui longe la rigole. Nous sommes abrités du vent, mais de nombreuses brindilles et petites branches jonchent la piste. Arrivé au lac du Lempy, nous devions reprendre la route. Des amis de Marie-Louis rencontrés sur la piste nous incitent à poursuivre jusqu’au lac de Galaube.

 

 La malchance m’a tendu un piège. Un morceau de branche passe dans mes rayons et interrompt brutale la rotation de la roue, à l’image d’un frein aussi puissant qu’inattendu. Sans que je puisse faire quoi que ce soit, me voilà partie en avant pour un vol plané magistral, tandis que mon Follis reste sur place. La chance est tout de même avec moi, pas le moindre « bobo ». Le garde-boue avant, lui, n’a pas résisté. Le voilà plié en accordéon empêchant toute rotation de la roue. Après un improbable débosselage, voilà à nouveau ma machine  opérationnelle. La suite du parcours fut saisie d’une attention particulière, à l’état du chemin, malgré les lieux assez remarquables.

 

La rigole et la piste forestière

 

Nous quittons la rigole un peu avant Lacombe où Marie-Louis à son tour est victime d’une chute à l’arrêt, elle aussi sans gravité ; malchance et bonheur à la fois ! La fin de la randonnée se passera dans la forêt domaniale de Loubatière entre Lac de Galaube et lac de Laprade. Nous passons ainsi le col du Fangas Haut (815m) avant notre retour par Laprade basse et le village des Martys. 93km et 1388m de dénivelé. La journée fut belle mais mouvementée.

 

 

 

Dimanche 27 mai : La montée au Pic de Nore

 





 

Portail de Nore

Aujourd’hui nous ne sommes que deux à pédaler vers le Pic de Nore lieu de la concentration. Il est 8h15, lorsque nous quittons le gîte, en direction de Mazamet. Après six kilomètres nous dévalons vers le village de Labrespy avant de rejoindre la vallée de l’Arnette. En tenant compte de ce que nous avons descendu, la montée est prometteuse. L’Arnette prend sa source au Pic de Nore, mais nous ne la suivrons pas. Un peu avant Roquerlan, nous prenons la route de forêt du Triby. La pente est soutenue alternant sous-bois et vue dégagée. Un peu avant le carrefour du Triby, la route déjà en mauvais état disparaît sous une piste de castine dont les gravillons généreusement versés rendent la trajectoire incertaine et l’équilibre précaire. Trois kilomètres après nous rejoignons la route de Mazamet au Pic de Nore. Nous y trouvons des amis de Colomiers et de Montauban. Je les abandonne, ainsi que mon compagnon à l’ascension, tandis que je file sur une belle piste vers le Col du Plo à 947m. Après mon demi-tour je retrouve la route qui mène au Col del Tap (1134m) puis au Portail de Nore (1153m).

Le Pic de Nore

De là, la forêt laisse place à une route peu sinueuse, bordée à gauche par une lande et à droite par une forêt de squelettes d’arbres, vraisemblablement ravagés par un incendie. L’antenne relai du Pic de Nore dresse ses couleurs rouge et blanche vers le ciel. Le vent fait son apparition sans toutefois gêner ma progression. Dans la dernière ligne droite, la pente s’accentue fortement et près du sommet, je retrouve Marie-Louis en plein effort. Près de l’antenne, sous le panneau sommital, j’impose ma silhouette parmi un bon groupe de randonneurs connus au moment de la photo souvenir. Sur l’esplanade, le vent est froid et violent. Les organisateurs se sont installés dans l’enceinte des installations à l’abri d’un bâtiment. La collation se déroule dans une bonne ambiance tandis que quelques cyclos arrivent et repartent, qui pour rejoindre leur lieu de départ, ou bien rejoindre les bords du Lac de Pradelles, lieu de notre pique-nique. La descente se fera en compagnie de Claude et Maggi, fidèles de la concentration. Nous retrouvons Viviane et Henriette et nombreux autres cyclos autour du verre de l’amitié offert par le Comité régional d’Occitanie et son président, Philippe Deveaux.

 


 

Le Lac de Pradelle-Cabardès

Les conversations vont encore bon train lorsque nous traversons la digue en direction du village de Pradelles-Cabardès. La route en légère descente nous emmène sans efforts jusqu’au col de La Prade (782m). Une petite route agréable, longeant l’Arnette suivie plus bas ce matin, nous autorise un large regard vers le massif de Nore et son Pic culminant à 1210m. Au prochain carrefour, j’oubli le col de Montredon, à un kilomètre,  que j’avais envisagé. Marie-Louis est devant, tant pis, ce sera pour une autre fois. Dès ce moment la route monte et descend au rythme des nombreux ruisseaux, formant plus bas le Rieutord, qui s’écoulent depuis le plateau du Sambrès, « décoré » de ses vingt-six éoliennes, dont le bruit est vraiment perceptible. La dernière descente vers la D118 est rapide, le retour vers les Martys et notre gîte ne sera qu’une formalité, après 63km et 1206m de dénivelé.

 

 

Lundi 28 mai : Les eaux maitrisées

Aujourd’hui, le temps est bien incertain. Après une hésitation, nous longeons la vallée de la Dure, vers Caudebronde et Cuxac-Cabardès. C’est au bas de cette belle pente que les eaux du ciel, bien moins « maitrisées » que celle qui coulent près de nous, nous arrosent copieusement. L’ondée est dense et tenace. Nous décidons de raccourcir notre circuit, en sachant que nous avions beaucoup descendu et que par conséquent le retour sera plus long, plus laborieux, et plus humide…

Caudebronde, vallée de la Dure

 

Par Fontiers, nous prenons une route en direction de la forêt de la Loubatière, différente de celle empruntée samedi. Un violent coup de tonnerre, ne nous rassure guère. La pluie commence à faiblir, tant mieux. Alors que nous engageons dans la vallée du Linon, un arbre de bonne taille, fendu en son long, sans doute par la foudre précédemment entendue, obstrue la route presqu’entièrement. Nous passons tout de même.

 

 

Le barrage sur le Linon

 

La route s’enfonce dans la forêt, la pente est faible, la pluie cesse ! Je fais un arrêt au barrage du Linon avant de rejoindre mon compagnon au carrefour de la route de Lacombe. Ainsi nous repassons au col du Fangas-haut, lieu de passage entre les lacs de Laprade et de la Galaube.

 

 

 

 

Forêt domaniale de la Loubatière

 

Un peu avant Lapradre, nous descendons vers Laprade-basse et son lac, rempli au ras-bord. Le retour n’est que formalité pour traverser Les Martys, avant de rejoindre notre gîte, aussi source du ruisseau de la Tourette. Nous n’aurons fait que 35km et 488m de dénivelé, mais arrivons heureux de pouvoir se mettre au sec, tandis que de belles averses ponctuent le restant de l’après-midi.

 

 

 

 

 

Mardi 29 mai : Le Cabardés et les Gorges de l’Orbiel

 


 

Lastours

Temps couvert ce matin et comme tous les jours de nos sorties, nous partons en descente. La même qu’hier jusqu’à Caudebronde, puis la D73 direction Salsigne ensuite. La vue se dégage vers la plaine de Carcassonne, avant Salsigne. On ne sait si l’or de Salsigne a rendu les habitants plus riches, mais les stigmates de l’exploitation de l’ancienne mine d’or sont encore bien visibles. À Lastours les seigneurs avaient-il vent de cet or ? En tout ils avaient érigé tours et châteaux pour protéger les richesses minières qui en plus de l’or étaient le cuivre, le fer et le plomb. L’Orbiel a creusé une profonde vallée que nous suivrons pour remonter aux Martys, puisque cette rivière prend sa source à 887 m au pied de la forêt de Montau.

 

Le clocher du village de la Tourette

Outre les petits villages qui jalonnent son itinéraire (Les Ilhes, Mas Cabardès, Miraval-Cabardès) l’Orbiel produit de l’électricité grâce à de modestes centrales hydro-électriques alimentées par une conduite forcée depuis le moulin de Clary. Nous n’y sommes pas encore. La pente est douce depuis Lastours, l’Orbiel roule ses eaux des dernières pluies. De jolis jardins bien entretenus apparaissent dans les méandres de la rivière. La vallée est bien habitée. À Massefans le Rieutord rejoint l’Orbiel que nous continuons à remonter. La pente s’accentue légèrement. Après Miraval et les ruines de son château,

St Pierre de Vals et les ruines de l’Abbaye, je laisse filer mon compagnon pour grimper vers le village de la Tourette, vanté par nos hôtes des Martys. 
La pente ne laisse aucun doute avec ses sept à huit pour cent. Le village est haut perché, et surmonté de son donjon hexagonal au toit doré, le village est peuplé d’une vingtaine d’habitants. Comme à l’accoutumée l’église est fermé. Je fais donc demi-tour et retrouve la vallée de l’Orbiel.

 

 

Les mines sont désormais discrètes et secrètes. En revanche la route est jalonnée de cascades, le bruit de l’eau est incessant. Sur ma gauche l’Orbiel roule ses eaux tumultueuses et sauvages. Dans quelques replis plus calme, l’eau claire laisse percevoir la couleur de son lit, une couleur aurifère…et des roches brillantes… j’irai bien y secouer une bâtée !!!

La montée se fait tranquille, comment faire autrement, je monte depuis Lastours, bientôt quinze kilomètres lorsque j’atteins la route des Martys. Marie-louis m’attends au début du chemin qui conduit au gîte de Faou-Grand.

 

 

 

 

 

Juste une illusion !

 

Malgré le ciel couvert, il n’a pas plu de la matinée, quelques rayons de soleil ont fait briller les roches de l’Orbiel, j’aurai cru…, mais non c’était une illusion !

Ainsi nous achevons notre séjour en Cabardès, au terme d’une belle randonnée de 44km et 820m de dénivelé. Ici la forêt domine ; les hommes ont domestiqué les eaux, et les pentes rendent le cyclotouriste modeste…mais heureux !

Pilou, mai 2018

 

 

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 16:23

Petite sortie du 29 avril 2018

Du côté de l’Hérault, Dimanche, il pleut.

Fin de semaine, les messages arrivent au C.R.Q. : »dimanche il va pleuvoir, je n’irai pas me mouiller dans les casses pattes du Rouergue ». La météo est formelle il va pleuvoir »…

Les caprices du printemps font qu’après une semaine ensoleillée et très chaude, le vent a tournée et  il porte sur le Languedoc Héraultais et bien haut de là son lot d’humidité qui vient buter sur les premiers contreforts du Larzac méridional. Il n’y a pas que dans le Rouergue qu’il va pleuvoir.

Ce dimanche, il va pleuvoir, mais il ne pleut pas encore, donc il faut y aller en attendant la pluie. Le vélo  (tien, vélo comme notre fédé depuis le coup d’état).  Oui, mon vélo est prêt (l’ancien qui du haut de sa 41eme année affronte encore vaillamment le mauvais temps : « qu’il en a du courage mon vieux vélo blanc !), sacoche, Nikon, cape sont de sortie pour une ballade autour de Gignac.  Que le temps est triste, le ciel est très chargé, au Nord c’est noir, au sud, les nuages poussés par un vent fort arrivent dare-dare, mais il ne fait pas froid.

Les asphodèles

Dans la grimpée de Aumelas, ces jolies dames blanches, les asphodèles, s’agitent et me saluent moi le solitaire qui lutte contre cet air épais et humide.  Sur ma droite les murailles délabrées du château se confondent avec le ciel, Ce n’est pas un temps à faire des photos, tout est gris, uniformes et sans relief. Dans ma solitude dominicale je suis bien, pas de voiture, pas de vélo, mais du gris, plus je monte et plus le ciel est bas. Sur le plateau les coronilles ensoleillent la garigue de leur jaune puissant et lumineux. Avec les genets ce sont le soleil des mauvais jours. Vers Argelliers, la végétation change, le jaune a disparu, c’est le rose discret des cistes qui m’accompagne. Cette fleur très simple et si fragile, ses pétales froissés me font penser aux ailes d’un papillon, qui fraichement sorti de sa chrysalide, sèche avant de prendre son envol.

Le vent me pousse, je vais bon train.

Les Gorges de l'Hérault

Puéchabon, le ciel s’est encore obscurci, c’est sur, il va pleuvoir, je file vers les gorges de l’Hérault. Un petit arrêt sur le pont qui enjambe le fleuve pour garder un souvenir. C’est très sombre…, ce n’est pas un jour à faire des photos. L’eau est presque noire, le coin est tranquille, le vent se renforce, j’entends gronder le ciel, il va pleuvoir. A Saint Jean de Fos, le village des potiers, de grosses gouttes éclatent sur le revêtement de la rue principale fraichement refaite. Ca sent bon, j’aime cette odeur des premières gouttes quand la chaussée n’est pas encore mouillée mais n’est plus totalement sèche. C’est un petit moment de bonheur.

Soudain, le ciel se déchire dans un bruit effroyable qui me bloque. Quelle trouille ! J’ai bien cru que le ciel me tombait sur la tête, à moins que ce ne soi le sol qui se soulève. Il me reste 5km, cette foi il pleut, il y a de grosses bulles, par endroit la route mousse. L’eau tombe à grands seaux.

Les voisins sous la marquise, me regardent passer, surpris : « toujours aussi fou le Robert ».

Maintenant il pleut, il peut pleuvoir je suis à l’abri, le vélo est au garage et ma sortie est finie !  

Texte et photos, Robert  Mayonove, membre CRQ.         

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13 mars 2018 2 13 /03 /mars /2018 18:15

Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1      

 

Mon départ se fait de St Julien de Verdon. Il fait beau, température 7°C. Passé Vergons et sa clue, l’eau ruisselle de toutes parts. Notre-Dame de Valvert est sous la protection du Pic de Chamatte (1879m). La neige a déjà fait son apparition sur les bas-côtés. La pente reste agréable jusqu’au col de Toutes Aures (1224m).

Le Pic de Chamatte 1878m

Le paysage est sublime, la circulation peu dense. Je me couvre sérieusement pour les onze kilomètres de descente. Passé le carrefour de l’Iscle, Rouaine ensoleillé est encore couvert de neige, valorisant ainsi ce petit village surplombé au sud-ouest par ND des neiges, le bien nommé aujourd’hui. Passé la clue de Rouaine la pente devient plus sévère, je pense déjà au retour en sens inverse. A Les Scaffferels le ou la Vaire roule ses eaux au milieu de la neige. Je remonte vers Annot en faisant une halte au panneau, pour la photo souvenir. Arrivé à Annot je retrouve Viviane et part en quête du précieux tampon pour le contrôle BPF, c’est mon dernier pour ce département. À l’office de Tourisme, voilà ma carte oblitérée d’un timbre humide où ne figure même pas le nom du village d’Annot. L’hôtesse m’explique que l’office est intercommunal et porte donc le nom du village « capitale » de la communauté de commune – Castellane-. Ne comprenant pas bien cette intérêt à gommer le nom des villages, me voilà à nouveau en quête d’un tampon mentionnant le nom de la localité ; ce qui fut fait à la pizzéria du coin avec les félicitations du pizzaïolo pour rouler avec ce temps.J’avais néanmoins mon joker avec la photo de l’entrée du village.

Le Vaire à Annot (04)

Pique-nique avec mon épouse et dès 13h30 me voilà reparti à l’assaut du col de Toutes Aures versant est. La température est montée jusqu’à 13°, tandis que la route bien vue à l’aller, se révèle assez pentue jusqu’à la clue de Rouaine. Onze kilomètres d’ascension tranquille, au soleil jusqu’au col, sous la bienveillance du pic de Chamatte enneigé. Dès le col, la température baisse à nouveau, gilet et coupe-vent, je suis paré pour la descente. À St Julien du Verdon j’oblique plein nord pour suivre le Lac de Castillon, quasiment à sec pour cause de travaux.

 

Le Lac de Castillon à St André des Alpes

Le pont romain laisse passer le Verdon paisiblement sous son arche unique, c’est un spectacle rare que de le voir ainsi, alors qu’habituellement quinze à vingt mètres d’eau le recouvre. St André des Alpes apparaît encore sous le soleil. J’en profite pour poursuivre ma route jusqu’au col des Robines appelé aussi col de Moriez (988m). La neige est encore présente, tandis que je fais demi-tour pour St André où m’attend mon épouse empêché de vélo par  un lumbago tenace. Ainsi s’achève ce petit périple dans un décor somptueux ponctué de paysages enneigés et baignés de soleil.

 

 

Les Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.

 

La Falaise de l'Etroit des Cavaliers

 

Nous voilà au lieu-dit les Cavaliers. Un hélicoptère fait un ballet incessant entre falaises et gorges pour alimenter un chantier sur le Verdon. Viviane se joint à moi pour la première partie de la balade. Dès le départ, la pente se fait sentir, pour rejoindre, entre buis et garrigues le tunnel des Fayets. La vue sur le Verdon est époustouflante, Les Cavaliers au loin semble accroché au bord de la falaise, comme suspendus… La lumière est nécessaire pour la traverse de ce tunnel en courbe. Heureusement la circulation est faible. La route se déroule en une succession de montées et de descentes, tantôt côté garrigue, tantôt aux bords des gorges. Nous arrivons sous le soleil au Pont de l’Artuby. Une architecture en béton, où l’été les plus téméraires se jettent dans les gorges de l’Artuby, pendu à un élastique en quête de sensations fortes. Les buis son jaunis par la neige tombée la semaine précédente. Le balcon de la Mescla offre un magnifique point de vue sur la confluence de l’Artuby et du Verdon. Comment l’Artuby, ce minuscule cours d’eau qui prend sa source à LaRoque Escarpon quelques kilomètres plus loin, a-t-elle trouvé la force de creuser la roche plus de quarante mètres plus bas ?

 

Le Pont d'Artuby

 

Il nous maintenant aborder le retour. Les descentes sont devenues des montées et vice-versa. Cela ne nous est pas plus facile. Arc boutés sur nos machines, ou au balustre des points de vue, notre progression se fait par petits braquets interposés. Le temps n’étant pas notre préoccupation, notre route croise celle de l’hélicoptère qui a terminé son opération. Ainsi nous pouvons pique-niquer au calme, seuls dans un cadre idyllique. Même le café restaurant est fermé. Mon contrôle BPF se fera par les photos jointes de l’enseigne du restaurant et du Follis bleu qui m’accompagne.

 

 

Le Col de Vaumale 1201m

 

Je poursuis seul sur cette route pittoresque de la corniche sublime jusqu’aux Falaises de Bauchet. Les choses sérieuses commencent alors pour rejoindre le cirque de Vaumale et le col du même nom. La route s’éloigne quelques peu des gorges du Verdon pour onduler au cœur de maigres sous-bois, pas encre feuillus. Tandis que la pente ralenti mon allure, je peux ainsi surprendre la faune en éveil, merles, écureuils et même un jeune chevreuil qui me laisse le temps de l’immortaliser. Vers les mille mètres d’altitude la neige fait son apparition sur les bords de la route d’abord, puis sur la chaussée ensuite m’obligeant un arrêt pour croiser un automobiliste. Désormais je suis à l’ombre du massif du Grand Margès culminant à 1577m, et malgré la pente, je me recouvre à l’approche du Col de Vaumale (1201m) sans panneau mais bien en place sur mon Gps. La descente offre une vue superbe sur le cirque de Vaumale, puis sur le Lac de Sainte-Croix dès le Col d’Ylloire.

Le château d'Aiguines

Le soleil inonde à nouveau la route et les paysages. Aiguines et son château avec ses toitures aux tuiles vernissées, offrent un magnifique tableau sur le fond d’eau turquoise du Lac de Sainte-Croix. Ce village est réputé pour ses activités de tournage sur bois. La halte dans le village marquera la fin de périple, surprenant, riche et varié, éprouvant aussi, mais qu’elle belle randonnée !

 

Pilou, mars 2018

Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1
Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1

Les photos, Balade entre Verdon et Alpes de Haute-Provence, jour 1

Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.
Les photos,  Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.

Les photos, Gorges du Verdon rive gauche, jour 2.

D'autres récits, d'autres activités sur le site des Cyclos Randonneurs du Quercy

https://michelponchet.wixsite.com/crduquercy

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 13:48

La randonneuse n'est peut-être pas celle dont vous rêviez. Néanmoins elle passe partout, par tous les temps, même les plus anciens. Les grands espaces sont froids, aux confins de l'Aubrac et du Gévaudan. L'accueil en auberge ou chez l'habitant réserve de belles surprises. Décidément "chef de gare" nous replonge sanss cesse au début du siècle dernier. Le vélo n'était qu'un moyen utilitaire de déplacement. Le voyage à l'ancienne n'existez pas. Laissez vous tenter par l'aventure et suivez sa route !

   Lire la suite ...!                                    Voir la vidéo ...!           

 

Vélo d'époque, pour une terre de légendes

 

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 09:01

Pierre est un voyageur; il ne veut entendre parler que de six-cent cinquante et ne fait pas de photos. Il est aussi partageur et nous fait profiter par son récit, de ses péripéties à travers la France. Un voyage du Lot aux Pays-Bas, en cyclo-camping, décrit à sa manière, où la nature prend toute sa place ! L'objet du voyage aucun, le plaisir de pédaler sur sa randonneuse.

 

   "Dit-on Anvers ou Antwerpen ? Quelle importance, toujours est-il que cette ville du nord de la Belgique est très belle. Je m’y suis rendu en Août pour mon traditionnel voyage à vélo annuel. Pourquoi Anvers ? Aucune idée, histoire de voyager à vélo et d’aller voir un endroit que je ne connais pas et si possible par un parcourt intéressant et surtout quel bonheur de franchir une frontière. Voici un rapide résumé de ce voyage.

   Il est 8h15 le vendredi 4 Août  quand j’embrasse mon épouse et démarre  directement par une côte en direction d’Anvers ???!!! Euh ! non d’abord Martel à 15km  où j’ai le plaisir de retrouver Régis qui roulera à mes côtés  jusqu’à Beynat . Vittel fraise pour lui, panaché fraise pour bibi et chacun repart de son côté. En fin d’après midi je plante la tente à St Augustin dans le massif des Monédières en Corrèze au même endroit que l’année dernière lors de mon voyage à Verdun.

   Le lendemain le brouillard est tel que le massif est totalement noyé dedans, très vite mes lunettes se mouillent et me gênent pour voir la route. Dans la bourgade de Bugeat l’humidité se dissipe et je commence doucement à sécher. Après quelques courses je traverse les milles vaches (les milles sources et non les vaches qui font meuh ! d’où l’expression « il pleut comme vaches qui pissent !! ») Une fois en Creuse, le soleil apparait, le paysage est splendide. Dans une descente mes arceaux de tentes tombent sur la route et 2 voitures passent à quelques centimètres d’eux OUF !! Casse croûte sous un sapin au bord du lac de Vassivière un très bel endroit. Le soir bivouac dans la cours d’une grange avec l’autorisation du propriétaire.

   En général je me réveil à 6h30 et démarre vers 8h soit une heure et demi de rituel. J’émerge du duvet, prépare mon petit déjeuner du café et 2 ou 3 pains au chocolat. Au beau milieu de la nature, un moment agréable, l’odeur des bois, des feuilles humides le chant des oiseaux,  écouter, voir, sentir, un vrai plaisir ! Et, enfin toilette, pliage des bagages, un au revoir à l’endroit où j’ai dormi et l’aventure continue. Je rentre dans le Cher avec de moins en moins de côtes. Je commence à traverser des régions avec des champs à perte de vue. Je roule et médite. Médite de plein de choses et de ma vie en particulier mais l’optimisme triomphe toujours, je suis sur le vélo, mon élément, je me déplace à travers ce beau pays qu’est la France avec ses contrastes, ses paysages, ses architectures qui changent au fur et à mesure que l’on avance. Se déplacer par sa seule force physique et morale quelle bonheur de vivre, quand je pense que certain avec un VAE prétendent faire la même chose… je ne lance pas le débat ! Cette nuit je m’installe entre deux collines avec un chevreuil et deux chevrettes qui ne sont pas du tout contents de me voir sur leur territoire. Dans la nuit à trois reprises le chevreuil s’approche de la tente et brame. Réveil en sursaut je gueule à mon tour et entend leurs sabots qui résonnent dans le sol.

   Après avoir dit adieu à mes potes chevreuils je roule en direction de Bourges, ville que je ne connais pas. La cathédrale est absolument immense et n’arrive pas à détacher mes yeux devant ce vaisseau de pierres. Un seul mot une merveille. Je sors de la ville de Jacques Cœur et décide de dormir à Gien au bord de la Loire. Le soir pizza ignoble dans la pizzéria « La ….) Pardon ! Nous ne sommes pas à Tripadvisor.

   Le 5ème jour je traverse Montargis sous quelques averses et dis à mes pneus « Les enfants c’est ici que vous êtes nés »et bien vous n’allez pas me croire mais mon pneu arrière est à plat. Incroyable mais vrai ! Je m’installe le soir de nouveau en pleine nature et à la tombé de la nuit et là Pan ! Pan ! avec aboiements de chiens. M… !! Une battue si un ou plusieurs sangliers passent sur la tente s’en est finie de moi. Finalement cela ne durera pas. Je ne vous cache pas que la nuit a été longue et qu’à l’avenir s’installer en pleine nature dans des régions de chasses m’incite à la prudence pour mes prochaines nuits.

   Donc je disais après une nuit agitée, les matins sont des moments bucoliques, petites fraicheurs, rosée, odeurs d’herbes mouillées, petit à petit la brume se dissipe pour laisser place au ciel bleu. Ces derniers jours j’ai traversé le Loiret, la Seine et Marne et m’installe dans la cours d’une ferme du département de l’Aisne. Vite vite ! un orage arrive le ciel est noir et il vient tout droit vers moi, le dernier piquet est planté quand je plonge dans la tente avec l’arrivée des première gouttes. Boum ! Boum ! La violence de la pluie n’auront pas raison de ma tente, elle est âgée de 10 ans et est encore bien étanche heureusement. Une bonne tente doit être bien entendu étanche, respirable, légère (la mienne  2kg) et de couleur sombre pour la discrétion. L’orage passé je me retrouve dans le cimetière d’à côté pour y faire ma toilette du soir en toute discrétion. Je me trouve sous l’axe d’atterrissage de l’aéroport de Paris qui à vol d’oiseau, la bonne blague, ne se trouve pas très loin. Un A380 passe bas au dessus de ma tête, c’est très impressionnant, c’est très gros. Avant la tombé de la nuit je m’amuse à les observer à la jumelle et au lit.

   Je resterai toute la journée dans l’Aisne. Soisson et Laon me verront passer au loin. C’et le vent de face que je traverse ce département d’une tristesse incroyable, que les confrères locaux me pardonnent mais lorsque l’on arrive du Quercy ou du Périgord !!! Mais je serai très gentiment accueilli par Hervé et sa maman qui tiennent absolument  à ce que je vienne trinquer plusieurs verres de rosés avant de m’installer derrière leur ferme. Qu’il en soit remercié je leur enverrai une carte postale d’Anvers. C’est curieux en regagnant ma demeure de toile je ne marche pas droit, la fatigue et le vent de la journée sans doute ?

   Mes chers voisins coq et poules me serviront de réveil. Aujourd’hui ça ne rigole pas. Une virée de plus de 150km avec le franchissement de la frontière franco-belge au nord de Maubeuge. C’est toujours un moment d’émotion que de franchir une frontière, je suis quand même venu jusqu’à là avec mon p’tit vélo. Ma première ville belge sera Mons. Ravitaillement et direction plein nord. Je compte m’installer dans le village de Herne où selon la carte Michelin il y a un camping. Une fois arrivé je me renseigne et me rend compte que je me trouve en Flandre. Demander un renseignement dans la langue de Molière en Flandre pose quelques problèmes. On a l’impression de déranger, quand même une dame m’explique où il se trouve. Je mettrais plus de 45mn pour le trouver, et pour cause il ne s’agit pas d’un camping mais d’un genre de club privé avec plein de mobil’ homes. Le patron m’acceptera moyennant… 20 € !  P… l’enfoiré il aurait pu me faire une fleur et je serai venu consommer au bar et ben des clous. Je ne suis pas prêt d’oublier ma première nuit belge.

   Le grand jour est arrivé. Anvers est à environ 100 km, j’y serai dans l’après midi. J’emprunte des vélos routes, elles sont innombrables et très mal indiquées. Je ne fais que tourner en rond et même parfois me retrouve au point de départ  grrrrr ! Je me décide donc de rouler sur les grands axes avec la piste cyclable par côté. L’enfer, elles sont dans un état lamentable, qu’est c’qu’elle fout la DDE locale. En plus il pleut, les camions, les klaxons quand je souhaite la quitter un moment. Entre deux averses j’enlève ma cape et comme d’habitude je la place en travers du guidon. Dans une descente elle se prend dans la roue avant et fait plusieurs tours avant de pouvoir m’arrêter difficilement à cause des patins mouillés. Ouf ! Je ne suis pas tombé, en revanche la cape après la roue s’est prise dans la chaine. A l’origine cette cape était jaune en un clin d’œil elle devenue jaune et noire. Par chance je n’en aurai plus besoin pour aujourd’hui, elle est très sale et avec l’eau je me sali rapidement. Ah la pluie ! Anvers me voit arriver avec le soleil (merci mon pote Hélios) je me dirige directement à l’office de tourisme de la gare centrale. Son architecture baroque est splendide. Une dame m’indique que le camping se trouve en face de la rivière  Shelde, l’Escault en français, et pour s’y rendre deux possibilités. Le bac gratuit ou un passage souterrain réservé aux piétons et cyclos. Je décide de passer sous le bras de mer pour commencer. Problème pour traverser la route du bord de mer pour accéder au tunnel. Je suis tombé en pleine Gay Pride. Je ne m’y attendais pas. Le cortège est très long, c’est un spectacle impressionnant. Musiques, danses, filles et garçons dans les innombrables chars se lâchent, ris, chantent, bref ils sont heureux. Je réussi à me faufiler entre deux chars le temps de me faire engueuler pas un chauffeur. Encore un petit problème le tunnel se trouve à 4km en amont du bras de mer. On y descend par un ascenseur à 45° il fait plus de 500m pour une profondeur de 30m, claustrophobes s’abstenir. Et c’est reparti pour 4km et encore 4 pour rejoindre un camping super sympa. Le soir orage et feu d’artifice juste à côté, bizarre.

   Ce matin je lave comme je peux ma cape et à moi Anvers et ce coup-ci je prends le bac. J’adore rouler et flâner en ville à vélo. De suite corvée cartes postales et bien entendu baraque  à frites avec mayonnaise Mumm... Je ne m’attarderai pas à vous raconter l’histoire d’Anvers qui est d’une grande richesse. Juste pour vous dire quand même qu’en trainant au hasard dans les rues voilà que je me retrouve dans le quartier où des charmantes dames légèrement vêtues se trouvent derrière des vitres un peu teintées. Elles sont ravissantes et en passant à vélo devant l’une de ces vitrines une adorable demoiselle blonde me fait un clin d’œil que je rends poliment, c’est certain elle a repéré mon Cévennes. Peut être une future adhérente ? En fin d’après midi je regagne l’autre rive et regarde le soleil se coucher sur Anvers. Les toits et les flèches de plusieurs cathédrales s’enflamment. C’est magique !! Je me sens bien et triste à la foi. Il est vrai que j’aime rouler seul mais dans certain cas je regrette que personne ne puisse partager ces moments de bonheurs. C’est un peu d’égoïsme.

   Après un dernier adieu à Anvers je me dirige vers les Pays bas. J’y roulerai une journée et ce sera largement suffisant. À part une vélo route le long de la mer avec au large les super tankers du monde entier, je ne suis pas emballé par cette petite virée Néerlandaise, seul les petits villages remarquablement fleuris et avec leur canaux sont charmants. Je rentre de nouveau en Belgique et m’installe dans une station balnéaire immense du nom de Knokke- Heist à côté de Zeebrugge. Pour trouver un resto le soir tintin !! Tout mais alors tout est complet, incroyable, je mangerai une pizza basique dans un kébab, en tout cas meilleure que celle de Gien.

   Le lendemain je comptais rejoindre Dunkerque et bifurquer plein sud jusqu’à Amiens et rentrer par le train mais la météo est exécrable. Je prends donc le train dans cette ville du nom de Knokke-Heist jusqu’à Lilles. Arrivée à Lilles toujours la flotte, je reprends le train ce coup- ci jusqu’à Arras. Je fais sécher mes affaires dans un square de cette belle ville et roule en direction d’Albert dans la Somme. Adorable petite cité où la rivière Somme est petite et limpide.

   C’est décidé j’arrête aujourd’hui, je rejoins Compiègne pour une dernière virée, ville chère à notre copine Jeanne d’arc, merci les bourguignons, m’installe dans hôtel à côté de la gare, traine un peu dans cette petite ville où se trouve un splendide hôtel de ville. Je n’irai pas voir le wagon de Retonde peut être une autre fois.

   J’arrive à Paris à la gare du Nord, rejoint Austerlitz et enfin Souillac. Le voyage est bien fini, ou plutôt non il me reste encore 7km jusqu’à chez moi.

   Un voyage de plus, combien ai-je de km depuis que je roule ? Aucune idée ne voulant plus de compteur mais cela doit pas mal chiffrer. Je songe déjà à mon prochain voyage l’été prochain, un projet  aller-retour Pinsac Avignon, aller par les Cévennes et retour par le massif central. Aller à la prochaine mes chers amis".

Pierre Maroselli

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