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13 août 2019 2 13 /08 /août /2019 17:41

Revivez 2 jours de balade en Quercy, comme autrefois les mêmes vieilles mécaniques authentiques

 

Le récit :  https://docs.wixstatic.com/ugd/0f9d4f_2eabb31283f64718a9a6162e0904104c.pdf

La vidéo :  https://www.youtube.com/watch?v=OpAePK89cx0&t=1s

 

 

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11 août 2019 7 11 /08 /août /2019 10:12

(FR24-290)

 

Col de Lusset

La journée s’annonçait chaude ce vendredi du mois d’Août. J’avais été au Col de Lusset, la veille en VTT car ce col est en pleine nature, accessible seulement par des chemins peu carrossables.

Je partais donc de bonne heure, 7h15 en direction des causses corréziens. L’hôpital St Jean est atteint après 12km dont 8 de montée en pente régulière. Les sommets Cantaliens se découpent sur l’horizon, tandis que de gros nuages noirs jouent avec le soleil.

 

Château de Noailles (19)

Puis je file vers Turenne et son château comme décors. La D8 après Turenne est assez fréquentée, mais j’atteins sans encombre Jugeals-Nazareth. La D23 que j’emprunte est aussi accessible par une petite route, avec comme indication « route de la Lune ». Plutôt terre à terre, je me dis qu’un instant de rêve ne peut se refuser. Je dévale une combe, puis remonte sur une crête qui me fait apercevoir le château de Noailles comme je ne l’avais jamais vu. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, mais les degrés commencent à grimper. Une belle descente m’emmène au Pont de Couderc où je traverse l’autoroute A20, puis la ligne de chemin de fer Brive-Toulouse, bien tortueuse en ces lieux.

Les vignes corréziennes

De là, la physionomie de mon parcours change radicalement. C’est une côte de deux kilomètres qui affiche les 10%, qui me conduit sur les hauteurs de Brive. La vue est magnifique et porte loin ; des vignes y sont plantées et la route ondule sur une crête. Cela ne dure pas très longtemps et la route prend une descente rapide, sinueuse, bien ombragée et longue ce qui ne présage rien de bon. La descente me parait interminable pour longer le ruisseau du Courolle. Je sens bien que le col du Pas Noir n’est pas ici. Une petite route à gauche indique Puybaret et dessine quelques épingles sur ma carte. Passé le petit pont qui enjambe le ruisseau, la situation devient claire. La route que j’emprunte, de faible largeur, se relève brusquement et d’une épingle à l’autre affiche de nouveau un bon 10%. Je suis côté est du massif.

Les vélos de Puybaret

Après un bon kilomètre des maisons jalonnent la montée ; il s’agit du hameau de Puybaret. Dans sa partie supérieure la route marque un virage à droite en forte pente, les chiens aboient, et le cyclo passe lentement avant de respirer  un peu mieux sur un replat qui sera de courte durée. Deux vieux biclous sont accroché au rocher comme pour signifier que le vélo n'est facile ici.Je rejoins une route en provenance de l’agglomération de Brive. Au carrefour je prends à gauche. La route est plus large, plus dégagée, mais la pente ne faiblit pas, bien au contraire. Cela fait maintenant deux kilomètres que je joue du petit plateau. La route est moins sinueuse et devant se dresse un mur de 300 à 400 mètres, en droite ligne. Il me faudra toute mon énergie pour atteindre le sommet à la vitesse d’un escargot. Le soleil est déjà haut dans le ciel, il est 10 h du matin et la vue est panoramique en direction de la plaine de Brive.

Le col du Pas Noir

La route fait le dos rond et s’incline légèrement pour arriver au col du Pas Noir. Je vois bien l’antenne de Puy Gramont posée à 350m. Le panneau du lieu-dit est bien là, sans indication de col, comme souvent pour les cols discrets. Au carrefour de la D59, je m’engage vers le hameau du Panoir ; la route est en cul de sac ; je retourne ; direction Lissac, je suis à l’altitude 290m. La descente vers Lissac-sur-Couze ne laisse aucun doute sur la position du Col, la pente y est aussi rapide que celle que je viens de gravir, un peu moins longue sans doute. Au Clauzel, je quitte la route principale pour rejoindre le village de Lissac, ce raccourci accentue encore la pente, mais là, je suis en descente.

Le château de Lissac

Lissac atteint je fais la photo du château sous le soleil. La retenue de Chasteaux reflète le bleu du ciel et les plaisanciers n’ont pas encore irisé la surface de ses eaux. La descente vers le village du Soulier, me permet de récupérer quelques forces mais cela ne dure pas. La Couze qui alimente le Lac du Causse, longe la petite route qui me conduit au Rozier, où, un moment j’envisage de grimper au Village de Chasteaux, haut perché. L’horaire et la fatigue me font remettre à autre une fois cette visite. Bien m’en a pris car la côte qui m’emmène au hameau de Neyrague, n’est pas très facile d’autant que le soleil commence sérieusement à chauffer en cette fin de matinée.

Le plan d'eau du Causse

Au hameau et carrefour avec la D19, je change de maillot, goutte à quelques reines-claudes tombées du prunier largement ébranché à sa base et donc inaccessible pour la cueillette ; elles sont délicieuses. Les difficultés ne sont terminées, car maintenant cela monte encore pendant six kilomètres jusqu’à Nespouls. La vitesse sur cette route est en principe limitée à cinquante kilomètre-heure en raison de son mauvais état ; cela n’empêche pas certains automobilistes de se croire dans un rallye. Finalement des travaux d’enfouissement de réseaux ralentissent les intrépides. La montée me semble longue jusqu’à Chantegril et Nespouls, d’autant que le vent qui s’est mis à souffler n’est pas favorable. De là le parcours me conduit dans la forêt de Turenne sur un bon revêtement qui me convient. Vers la Bouzonie je croise un groupe de cyclos qui vraisemblablement n’ont pas connus les belles montées que j’ai eues ; ils roulent bon train, occupant toute la route, en peloton épars. Cela ne fait aucun doute, nous n’avons pas la même pratique. Dommage qu’ils ne me suivent pas, car la route ne Bontemps est truffée de « ranquets » tout aussi difficiles les uns que les autres.

 Pour moi je commence bien à sentir le dénivelé et la température qui fleure avec les 32 °C. Ici je suis sur mes routes habituelles et je vais boucler le parcours un peu avant l’Hôpital St Jean. À partir de là, route en sens inverse de ce matin, huit kilomètres de descente et une montée de deux kilomètres me ramènent à Martel. La descente se passe ; secoué par les imperfections de la route et avec les moindres efforts pour atteindre le Pont de Murlat, non loin de l’œil de la Doue, où le Vignon prend sa source. La montée vers Martel n’est guère favorisée par le revêtement, mais elle est à l’ombre. Vers 12h30, au terme d’une balade exigeante mais belle, de soixante-dix kilomètres et près de 110m de dénivelé,  je traverse le village, animé par la vie trépidante de la population touristique, et ses embouteillages comme pour leur rappeler la rentrée prochaine. Pour le vélo c’est garage, et pour moi ombre fraiche et une pression méritée pour fêter ce Col du Pas Noir, pas noir du tout, mais bien perché.

Michel Ponchet (août 2019)

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12 juin 2019 3 12 /06 /juin /2019 12:30

20 mai 2019 - Ménil (53)

Dans le but d’améliorer ma collection de pointage BPF, nous voilà, Viviane et moi en partance pour la Mayenne, où nous serons hébergés chez des amis. Au cours du voyage nous faisons halte à Ménil situé au sud de Château-Gontier. Nous laissons notre véhicule à St Martin du bois. Par les doux vallonnements de la région nous gagnons Montguillon, puis Molières, son château et son hippodrome, situé au milieu de nulle part. La route est facile jusqu’à Ménil, mais nous bifurquons avant le village pour voir le château de Magnanne. 

Privé, il est peu visible, mais en m’engageant dans l’allée j’arrivé à tirer un bon cliché. A Ménil ma quête du pointage me dirige vers le seul commerce du village, un marchand de vins de « Bordeaux » dont le magasin est plutôt bien fourni.

Dès le sésame dans la sacoche, nous nous dirigeons vers l’Écluse et le bac sur la Mayenne. Face au camping, le « guérite » du passeur est occupé par une forte équipe d »animation composé de quatre jeunes filles et du timonier.

 

Après la visite de l’écluse nous prenons le bac pour 1.50 euro, la stagiaire et le passeur nous embarquent avec nos vélos, pour une traversée de la Mayenne à la force des bras. Le bac de plus de 200 ans a été revisité. La lourde barque en bois a cédé la place à une légère embarcation en aluminium. Elle peut néanmoins, emporté, vaches, chevaux ou bien un véhicule à moteur. Le bac n’est pas motorisé, il faut après avoir averti par la corne de brume, les plaisanciers qui naviguent, tendre le câble tracteur. Le déplacement se fait à la force des bras, facile en basse eaux mais sans doute plus physique lors des épisodes de pluies.

Château de Haut Rocher

Une fois sur la rive gauche, nous ne ferons qu’apercevoir le château de la Porte bien dissimulé dans la végétation. À Daon nous changeons notre circuit initial pour traverser à nouveau la Mayenne et emprunter le chemin de halage, parfaitement entretenu pour y rouler à vélo. Pas de voiture, quelques cyclistes et marcheurs et une rivière jalonnée de château et d’écluses. C’est à Chenille, que nous trouvons face au Moulin, l’écluse et son éclusière. Bien que bavarde et sympathique elle sera inflexible à ma demande pour m’avancer sur le chenal et prendre une photo de la belle chaussée, face au château des Rues.

Tant pis le cadrage sera moins orignal de la berge. C’est à Chambellay que notre cheminement au bord de la rivière se termine. Le retour vers ST Martin du bois se fera sur une route tranquille. Malgré que la vallée ne soit pas très prononcée, la route est plutôt montante. Vélos embarqués nous reprenons la route vers Landivy.

21 mais 2019 – Jublains – Sainte-Suzanne et Chammes (53) - 62 km

 

Je suis seul au départ ce matin de Jublains. Je laisse la visite pour le retour de ce soir. La météo est plutôt favorable. Par Hambers mon itinéraire traverse de vastes zones boisées mais aussi humides et traversées par de nombreux ruisseaux.

 

Dans le village une rencontre peu probable m’interpelle, une jument blanche et son petit déambule dans la rue principale, sans que j’aie l’air de les déranger. La région fut longtemps investie par les romains et de nombreux vestiges en attestent. Le Mont Rochard du haut de ses 357m, me surveille, le soleil commence à chauffer.

 

 

Le Dolmen des Erves

 

Peu de villages traversés et une route plutôt facile. Je passe St Gemmes-le-Robert et Assé-le Béranger avant un arrêt aux dolmens des Erves un peu à l’écart de la route. Le ruisseau du même nom m’accompagnera jusqu’à Ste Suzanne sans encombre, même s’il faut batailler du pédalier pour gravir aux remparts de la ville.

 

 

L'entrée du château de Ste Suzanne

 

La ville médiévale au passé glorieux présente quelques beaux points de vue. Le château bien que magnifique n’est accessible qu’au terme d’une visite, et le village semble peu fréquenté ce matin. Le site est cependant grandiose et la ville bien à l’abri des remparts.

 

 

 

Au retour j’éviterai le Bois des Vallons, préférant rejoindre Châtre-la-Forêt pour tenter de voir le château de Montecler. Le petites routes du bocage sont tranquilles et en bon état. Le château, lui l’est moins au vu des échafaudages qui l’entourent et couvrent un peu trop le charme de la belle demeure. Toutes ces demeures croisées, sont privées et donc difficile d’accès. Je poursuis don ma route et découvre à nouveau un château, ou plutôt ce qu’il en reste. Adossé à un ferme cossues, la porte du château, flanquée de ses tourelles à créneau garde le domaine. Le château de la Chesnelière a laissé derrière lui ses heures de gloire.

 

Ancien château de Chesnelières

Nouvel écart de parcours pour me rendre à Mézengers et voir le château du Rocher. Lui aussi semble avoir fait l’objet d’une annexion paysanne. Au-delà d’un bâtiment à usage agricole, seules les tours et échauguettes dépassent l’édifice, mais elles semblent nombreuses et pas forcément en bon état. Ce n’est pas grave je ne dormirai pas ici ce soir.

 

 

 

Théâtre romain de Jublains

Ma route du retour sera droite, mais ombragée en traversant le bois d’Hermet. Lors de mon retour à Jublains, le thermomètre à bien progressé. Je m’avance vers la vaste esplanade qui abrite les vestiges romains de la ville antique. Pas une âme sur plusieurs hectares de pelouses vertes et rases, que je jardinier s’applique encore à cette heure à terminer la tâche. Les vestiges constitués de tumulus de pierres sont encore à l’état de fouilles. Pas beaucoup d’ombre, il fait chaud, et l’auberge du village me tend les bras et son tampon précieux. Passé ce moment je rejoins le théâtre romain, à double enceinte remarquablement conservé et d’une dimension impressionnante.

Ainsi s’achève ce périple dans la région des Coëvrons.

 

22 mai – St Léonard-des-Bois, Ballon-St-Mars (72) – 83 km

Aujourd’hui je pédale dans la Sarthe, au nord près de l’Orne. Je pars de St Léonard-des-Bois BPF que je pointerai à mon retour. La Sarthe prend sa source près d’ici, nous sommes dans les Alpes Mancelles, une région fort accidentée. Le village est calé entre deux monts, les Pierriers du Haut Fouché et le Mont Narbonne. Le nom de cette région est dû aux romains, qui après avoir traversé les Alpes, décidèrent de poursuivre leur chemin jusqu’aux prochaines montagnes. Rien de comparable cependant si ce n’est une flore proche de celle des Alpes.

La Sarthe

 

Je quitte la vallée de la Sarthe pour Sougé-le-Ganelon. Ici, trois courses s’imposent car avant mon départ j’ai oublié une partie de mon ravitaillement, et les épiceries ne sont légion dans le coin. Ensuite ce sera une halte à Fresnay-sur-Sarthe, pour son château et sa chapelle souterraine. La rivière Sarthe, occupe toute la région par ses nombreux méandres et je la retrouverai tout au long de la journée, du nord au sud et de l’est à l’ouest.

 

 

Beamont-sur-Sarthe

À Beaumont, sur Sarthe également je fais halte au pont romain. Le bocage est omniprésent à l’approche de Ballon-St-Mars deuxième pointage de la journée. Ballon St Mars est classé au site des monuments historiques pour être la plus ancienne forteresse de défense du Maine à la Normandie. L’Église est richement ornée de vitraux. Ici coule l’Orne Saonnaise.

C’est à Teillé que je pique-nique avec un soleil ardent. Mon itinéraire emprunte encore le bocage, ses cours d’eau et l’omniprésente Sarthe qui coule ici paisiblement. Après le village de Ségrié et Montreuil-le-Chétif, je traverse la Sarthe plusieurs fois et entre chaque passage j’escalade des monticules de plus en plus prononcés.

 

 

J’approche ainsi des Alpes Mancelles, sans avoir l’air d’être à la montagne. Ce sera bientôt la fin du parcours et à Sougé-le-Ganelon, j’emprunte la route de ce matin, je retrouve la Sarthe tranquille avant St Léonard. Certes le village est situé dans un cadre de verdure propices aux activités de pleine nature, mais à mon goût ne présente pas de caractéristiques particulières ; hormis peut-être un bar à bières digne d’une place de Bruxelles.

23 mai 2019 – Ernée (53) – Vitrée (35),  73 km

Pour cette randonnée entre Mayenne et Ile et Vilaine, je bénéficie d’un guide local. Maurice, qui habite la Manche toute proche m’accompagne. Il faut dire qu’il fait partie de mon club, distant de plus de 500 km d’ici, et nous n’avons pas très souvent l’occasion de pédaler ensemble. Cependant Maurice, connaît mes habitudes et pense à juste titre que je vais lui faire découvrir quelques jolies routes de campagne, lui qui ne fonctionne qu’à son instinct et ses connaissances locales.

Dès le départ d’Ernée, nous empruntons le chemin des écoliers et le pont de pierre, qui traverse la rivière éponyme. Puis comme l’indique l’itinéraire nous éviterons les agglomérations hormis quelques petits villages et hameau que deux cyclotouristes ne viendrons pas troubler la quiétude. Quelques belles montées, ralentissent Maurice, qui roule bien mieux que moi et m’attends patiemment.

Le château de Vitré

À Bourgon nous atteignons le Vilaine, que nous suivrons par une route de crête, avant notre arrivée à Vitré. La ville est magnifique et nous déambulons dans les ruelles de l’ancienne ville commerciale. Maisons à porche et colombages offrent des façades colorées. La ville fut prospère du XIVe au XVIIe siècle. Maurice fin connaisseur de la ville me conduit au château, qui abrite la mairie et de ce fait est ouvert au public dans sa cour intérieure.

La ville reste encore active aujourd’hui et est agréable à traverser.

Après la visite à l’office de tourisme et au café pour déguster une mousse fort agréable par ce temps ensoleillé, nous reprenons la route. Nous pensions trouver un coin agréable pour le pique-nique, mis les routes de campagnes et les hameaux traversé, offrent peu de possibilités.

 

 

Les rues de Vitré

C’est à plus de quinze kilomètres de Vitré que nous atteignons, au prix d’une belle côte le village de Montautour. Perché à 195m sur les marches de l’église nous sous sustentons sans avoir trouvé l’aire de pique-nique. L’église est fermée et nous pensons au chemin de ronde qui ceint le clocher ; de son sommet, on peut, parait-il, y voir la rade de Brest. Pour Maurice, ce serait le Mont St Michel tout au plus. Le dernier tour de village nous fera découvrir la mairie et l’école,  fort bien équipé de trois tables de pique-nique, dont nous étions à cent mètres à peine. Sans doutes les montées successives avaient émoustille nos sens de recherche.

 

De nombreux vallonnements marqueront la route du retour par Princé et St-Pierre-des Landes, qui ne ressemblent en rien à celles de Gascogne. Le retour vers Ernée sera chaud et notre itinéraire totalisera près de mille mètres de dénivelé. Maurice connaît bien aussi, Ernée. La ville doit son nom à un prêtre missionnaire venu d’Aquitaine. Selon la légende sa vie austère  vit la réalisation de plusieurs miracles.

Guidé par Maurice nous nous rendons à l’office de tourisme, mais surprise pas de panonceau à l’angle de la rue, le local ressemble à un pseudo « cagibi » abrite le dit Office de Tourisme. Dans un local exigu nous y sommes pourtant bien reçu par une dame charmante, mais pressée, qui cependant nous octroi le sésame de notre BPF.

Notre périple s’achèvera par un rafraichissement, célébrant cette belle randonnée.

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25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 10:44

     C’était à Pâques 2019, nous étions douze…à Upaix dans les Hautes Alpes. Il y avait cinq féminines. Le gîte retenu par Marie-Louis, face à la montagne de l’Ubac, bien qu’encaissé dans le vallon de Clairescombes, offre une rude montée voisinant les 15% que nous aurons à gravir tous les jours lors de nos retours. Cependant le gîte est agréable, confortable bien que situé dans un travers, qui a vu passé les moutons puis les vergers pour être aujourd’hui en état de quasi abandon.

Samedi 20 avril

   Le parcours du samedi était déjà calé ; ce serait le tour du Rocher de Hongrie après avoir gravi la crête qui sépare la vallée du Buech de celle de la Durance. Après avoir traversé la route Napoléon, notre groupe s’engage dans la vallée du torrent de la Sasse, jusqu’au lieu-dit La Forge. Henriette et Marie-Louis décide de faire plus court, et nous sommes dix à suivre le torrent du Grand Vallon jusqu’à La Motte du Caire. Le soleil a déjà fait son œuvre et nous quittons quelques couches de vêtements. La montée vers le premier col du jour, le col du Château (804m) sera assez sérieuse mais heureusement pas très longue. Un peu avant le sommet, une route part à gauche et Michel rappelle aux chasseurs de cols que le Coulet (825m) n’est qu’à un kilomètre et demi de là. Il sera accompagné de Marie-Ange et Claude, Michel, Marie-Louis, Joseph, Robert et Guy. Le revêtement ne sera pas égal tout au long de la route.

Col du Coulet 825m

Le goudron cède la place à la caillasse dans la fin du parcours. Le col étant atteint, le retour se fait au début sur le chemin en mauvais état. C’est ainsi que Robert teste ses qualités »tous chemins » sans succès puisqu’un maigre genêt ne parviendra pas à le retenir, et le renvoi illico au beau milieu de cet inconfortable chemin. Pas de mal ni pour l’homme, ni pour la machine, tout ce petit monde s’en retourne au Col du Château. Le col du Haut Forest (845m) sera atteint au petit village de la Melve, au bord d’un plateau verdoyant offrant de larges panoramas vers les massifs environnants et parfois enneigés au loin.

Les estomacs commencent à gémir et c’est à Sigoyer, village perché, au bout d’une longue descente, que nous feront étape. Le jardin public, fraichement fauché et agrémenté d’une table sera un lieu idéal pour la pause et le repas, bien qu’il ne soit accessible que par quelques marches d’escaliers. Le soleil est généreux, la vue agréable, c’est un moment fort sympathique.

Depuis le Col de Grêle

Il faut bien repartir et la descente nous y invite. Peu avant le col de Grêle (728m), Joseph choisit le carrefour qui y mène pour casser sa patte de dérailleur, aie ! Aie ! Aie ! Pas de chute, mais un dérailleur qui pendouille lamentablement sous la base droite. Nous téléphonons à Marie-louis rentré plus tôt et Joseph interrompra ainsi son itinéraire, mais pourra trouver la pièce cassée à Gap !. Notre groupe poursuit jusqu’au col de Grêle, photo, puis nouvelle descente vers le village de Vaumeilh traversé par le torrent Siryez. Une montée nous mènera au village de Valernes, avant de plonger à nouveau vers le torrent de la Sasse. De là nous rejoignons Sisteron et sa citadelle perchée. La pause permet à chacun de visiter ou de se reposer.

 

 

 

 

Sisteron et le Rocher de la Baume

Le retour qui devait se faire par la D948 est contrarié par des travaux obstruant la route en totalité. C’est donc par une petite route forestière, agrémentée d’une belle montée mais dominant le Buech que nous retrouvons Ribiers et la belle grimpée au milieu des vergers  jusqu’ à nôtre gîte situé sur les pentes du vallon de La Flogère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 21 avril

     Le dimanche c’est aussi le jour de la Concentration Nationale de Pâques-en-Provence. Il a lieu en général dans un village perché en hommage à Véloccio. L’origine de Pâques-en-Provence tient à la personnalité de Vélocio, le père du cyclotourisme, qui, à partir des années 1900, descendait en Provence pour Pâques rendre visite à ses amis au cours de ses longues randonnées. La FFCT a donc reconduit depuis cette tradition conviviale et amicale.

La place de Upaix

À cette occasion nous privilégions un petit parcours afin de profiter au mieux de cette journée. Le ciel est gris ce matin-là sur la D948 en direction de Laragne-Montéglin. Le groupe est au complet. Après Laragne nous suivons les petits ruisseaux de Véragne, l’Anguillousse, et le Béal du Lauron. Les routes commencent à voir passer pas mal de cyclos. Claude et Marie-Ange retrouvent des amis. Au pied du village, une certaine fébrilité, laisse prévoir une certaine difficulté. Dès le carrefour entre la nouvelle agglomération et l’ancien petit village d’Upaix, la route s’élève subitement et ne nous laissera aucun repos jusqu’au pied de la vieille tour, qui abrite la table d’orientation. Plus bas le village est animé, la place fourmille de cyclotouristes colorés sous le soleil qui fait son apparition. Dès notre arrivée, nous visitons le point culminant, et allons pointer notre passage auprès des organisateurs. Un en-cas nous est offert en guise bienvenue. Une exposition de vieux vélos est présentée dans l’ancienne chapelle et de nombreux stands accueillent les visiteurs. Nous rencontrons nombre d’amis et de connaissances. Avec Michel je rends visite à l’auberge du village où le meilleur accueil nous est réservé. Les tables sont installées sur la place, sous les platanes encore vierge de feuilles, mais décorés d’œufs de Pâques.

Nous pique-niquerons ainsi au soleil, bien installé, non loin d’une belle tablée de Cent Colistes dont deux anciens Présidents. Plus loin les traditionnels discours sont à peine audibles victime d’une sonorisation peu performante. Les discours terminés, la placette se vide à vue d’œil, et il y a peu de monde lorsque nous décidons, nous aussi de quitter les lieux. La descente par la route sud sera tout aussi pentue que la montée. Nous sommes rendus rapidement au Poët, puis nous longeons le canal de Sisteron, pour rejoindre Ribiers village des Baronnies Provençales.

 

 

La montée vers notre Gîte de la Flogère se fait entre les massifs de l’Ubac et le massif de la Platte, vallon parcouru par le torrent de Clarescombes. Comme la veille la montée est rude, mais se termine par le pot de fin de journée que d’aucun n’oserait manquer.

 

 

 

 

Lundi 22 avril

     C’est déjà le troisième jour de notre séjour. Après mures réflexions de la veille , le choix des parcours sera différent selon les possibilités et les objectifs de chacun. Tranquille pour les uns, à la chasse aux cols pour les autres. Cependant nous partons tous ensemble, vers huit heures quarante, en direction de Ribiers, puis des Gorges de la Méouge. Peu après le village du Plan, la vallée se resserre et nous sommes déjà dans les Gorges et découvrons en contrebas de la route, le pont médiéval toujours debout. Les aplombs sont spectaculaires, composés de roches plissées dominants l’eau claire et limpide de la Méouge, tournant et tourbillonnant dans son lit rocailleux.

Les roches plissées des Gorges de Méouges

La route sinueuse est magnifique. Passé Barret-sur-Méouges la vallée s’ouvre à nouveau et déjà le spectacle est moins saisissant, bien que la vallée soit agréable à rouler. Après avoir accompli la photo du groupe, chacun est invité à suivre ses choix. Pour les uns, dont je suis, ce sera le col d’Araud, dont les deux derniers kilomètres sont bien marqués par une pente régulière et soutenue.

 

 

 

Le château de Lachaud

Retour en descente au village de Lachaud, ou un cycliste du cru, guidera nos roues pour contourner la route barrée pour travaux, trouver la fontaine pour le plein de nos bidons et enfin découvrir le château du village. Peu après, je laisse Marie-Ange et Claude qui filent vers Sédéron et le Col de Pigière (968m), tandis qu’accompagné de Robert je pars à la recherche du Col de Guide (794m) flanqué au milieu d’un passage agricole privé. Pour cela nous avons effectué un aller et retour de moins de deux kilomètres. À l’entrée du village d’Eygalayes nous retrouvons le groupe des féminines avec Marie-Louis qui retourne dans la vallée de la Méouges. Je m’arrête pour alléger ma tenue vestimentaire en vue de la montée vers Izon-la-Bruisse et le Col de Muze (1209m). La route qui serpente le long la Bruisse est fraichement revêtue, et se relève rapidement dans des pourcentages qui m’obligent à user du petit braquet. Le paysage est pauvre et rocailleux. Je ne vois pas toujours la route qui me surplombe et se dissimule entre les rochers, tant la pente est raide.

Le col de Muze

Par moment j’entrevois la silhouette de Robert. Devant ma difficulté à progresser je lui attribue une certaine facilité…est-ce vrai, je ne sais pas. Au village d’Izon, je n’ai parcouru que quatre kilomètres. Lorsque je traverse le village j’entends une voix qui m’interpelle, c’est celle de Robert, mais la fatigue étant là, je ne m’arrête pas et profite d’une pente plus clémente pour m’avancer. Robert ne tarde pas à me rattraper et peu après avoir traversé le petit ruisseau, je le vois à nouveau s’éloigner. Je vois la route au-dessus et je pense que la pente y est moins forte. Ce sera sans doute vrai mais la fatigue me donne une autre impression. Après une épingle à droite voilà le chemin St Pierre, je ne dois pas être loin du paradis. Toujours sur ma droite de larges champs de lavande tourné vers le Sud entourent la minuscule ferme de Ponchille. Je vois maintenant le col de Muze calé entre la Montagne d’Herc et la Montagne de Garre. J’arrive au col enfin et fait la photo habituelle, sans Robert qui a déjà filé. C’est qu’il se fait plus de 13 heures et il est bien de temps de déjeuner. J’aperçois le Col St Jean (1159m) plus bas et j’y retrouve Robert, Joseph, Michel et Guy en train de se restaurer. Après la photo du panneau en partie masqué par un automobiliste indélicat, je rejoins mes camarades et ne tarde pas, moi aussi à me sustenter. Il fait soleil, un vent léger atténue ses effets, et les paysages, dominé par l’Oratoire du col sont magnifiques.

Col St Jean

Après notre pique-nique c’est la plongée vers Laborel. Au village un musé particulier retiens notre attention ! Un passionné présente sa collection de photos et d’objet relatif au Rallye de Monte-Carlo, qui sévi régulièrement sur les pentes du Col St Jean. Un autre individu, grand sec, barbe presque blanche, nous entretient vélo et routes locales. Il connaît même le club des cents cols. Après cet instant récréatif, nous reprenons tous les cinq la route de la vallée du Céans, en pente favorable cette fois. Le train est bien soutenu et rapidement (presque trop) nous traversons Orpierre et atteignons Saléon dans la vallée du Buech. La route qui nous ramène vers Laragne-Montéglin est assez vallonnée et calme un peu les ardeurs de mes compagnons. À Laragne je les laisse filer vers Ribiers tandis que par le village je rejoins la D1075 pour un exercice d’avantage sportif que touristique tant cette route est fréquentée.

Le hamaeu des Oeufs

Je l’ai choisie car à quatre kilomètres de là, il y a un col, le col des Hostes (611m), que je compte bien ajouter à ma collection. Le col est vite atteint, je bénéficie d’un vent favorable amplifié par un balai incessant de véhicule dans mon sens de circulation comme dans l’autre. Sitôt arrivé sur place, photo faite, je n’ai qu’une idée, m’évader de cette circulation infernale. Il me  faudra plus de dix minutes pour traverser cet axe et ensuite rejoindre le hameau des œufs (de Pâques bien sûr !). La route est bien plus tranquille, mais sinueuse, avec de nombreux carrefours et quelques belles côtes qui m’ont fait dire que ces œufs se trouvaient dans un nid d’aigle ! Mission accomplie, je rejoins la route du retour de la veille, longeant le canal de Sisteron, puis, par le village de Ribiers, je grimpe au gîte de Combesclaires au terme d’une belle balade de près de cent kilomètres. J’y retrouve mes compagnons qui ont eux aussi terminé ce beau week-end de vélo.

 

   Le groupe était composé de Cyclos Randonneurs, Marie-Ange et Claude, Odette et Michel (AC Bagnac), Marie-Louis et Henriette, Viviane et Michel, de Robert (CC Clermont l’Hérault),  des Cyclos Randonneurs Flâneurs Suzanne et Guy (CC Linac) et de Joseph loin de son pays Sarthois.

Marie-Louis avait réservé le gîte, Viviane assurait l’intendance et tous ont participé par leurs attentions, à la réussite de week-end, qu’ils en soient remerciés.

Texte et photos, Pilou, avril 2019

 

 

Le diaporama du week-end Pâques-en-Provence

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5 novembre 2018 1 05 /11 /novembre /2018 16:04

 

En route pour le Puy Mary

   Depuis trois semaines déjà, la neige de début octobre, avait recouvert le Puy Mary sous ses 1783 m d’altitude. Le Pas de Peyrol, plus bas a été fermé depuis le 28 octobre. Mais il faisait trop beau ce 4 novembre. Je proposais donc à Vincent, qui ne l’avait jamais gravi d’aller faire un tour à la montagne. Anthony, lui avait gravi plusieurs fois ce col avec sa randonneuse, mais il était fortement motivé pour escalader notre géant local avec sa rétro-directe, qui ne comporte que deux développements.

 

Dix heures, ce dimanche, nous voilà au pied de la difficulté, bien habillé, trop même ; nous le sentirons rapidement ; il fait 8° au thermomètre de guidon. Le soleil pointe le bout de ses rayons dans la vallée de la Jordanne, et donne de l’éclat aux hêtres qui n’ont pas encore tombé toutes leurs feuilles.

 

 

La rétro-directe en action

   Dès les premiers hectomètres, un cycliste est en réparation un peu avant Benech ; il nous indique ne pas avoir l’intention de grimper le col. À Rudez, c’est le dernier habitant du hameau, qui n’en croit pas ses yeux, de voir un vélo avancer dans une côte, dont le cycliste  pédale en marche arrière. Nous croisons le ruisseau de Bonnefous, peu avant le départ de la piste qui mène au col de Rombière. Il faut vraiment nous découvrir. Les premiers kilomètres de l’ascension nous ont bien réchauffés. Peu de temps après, sous le pic de Gindrou et ses 1340m, nous sommes encore dans les bois ; la barrière ferme complètement la route, seul un étroit passage laisse passer piétons et cyclistes. La montée se fait tranquille, dans un calme absolu. La rétro-directe donne quelques signes de mauvaise humeur ; la chaine saute plusieurs fois de ses pignons, obligeant Anthony à de fréquents arrêts. Ce phénomène ne s’était produit auparavant que de rares fois. Heureusement le cycliste connaît parfaitement sa mécanique.

 

 

Incident de parcours

À la sortie des bois, nous sommes sous la barre des Fours de Peyre Arse et la brèche de Roland est au-dessus de nous. Les minuscules cascades qui alimentent le ruisseau des Embords ne coulent pas beaucoup. Il en sera de même de celles qui alimentant le ruisseau de Mary, qui ne laisse entrevoir qu’un mince filet d’eau malgré les dernières neiges. Quelques bandes de cette neige s’étirent le long de la route, tantôt dans les fossés, tantôt calées le long des abrupts rocheux. Nous atteignons la côte des 1488m. La vue vers la crête du Puy de Chavaroche et du Redondet est magnifique. Le flanc de la montagne tacheté de blanc; la température est devenue agréable fleurtant avec les 14°, il est onze heures. Nous croisons quatre marcheurs chargés de leur bivouac, mais pas un cycliste en vue.

 

Pas trés loin du but

Au col du Redondet, le vent du nord s’engage sur la Roche de la Tête Noire chargée de neige ; l’air est nettement plus frais, malgré un soleil radieux. Le Pas de Peyrol est bien vue. Après la photo sous le panneau du col, nous reprenons la route. Cette fois de larges congères s’étalent sur la chaussée, obligeant de nombreux zigzags. À l’ombre il arrive parfois que la glace se cache sous la neige et donnent à mes compagnons, qui me devancent, de drôles de soubresauts les obligeant parfois à mettre pieds à terre. Leurs machines ayant des pneus plus larges que ceux de la mienne, ils arrivent à franchir les obstacles sur leur monture, tandis que je mets pieds à terre, ou plutôt pieds « à neige » !

Ça passe encore

La route en balcon, orientée nord, voit son bitume disparaître de plus en plus souvent, et de plus en longtemps sous la neige. Nous ne sommes plus très loin ; les derniers hectomètres seront ponctués de marche à pieds sur les talus bordants les parkings vides. Nous pourrons ainsi garder les pieds au sec, sauf pour moi qui ait largement enfoncer les miens lors de la photo au col de Redondet.

 

Décor de sommet

Nous voilà donc au Pas de Peyrol ; 1589m. Le site a fermé ses portes pour l’hiver et les vilaines poubelles ne côtoient plus le panneau du col. Le buron est en hibernation mais ses larges tables massives sont en place et nous offre ainsi un lieu idéal pour notre pique-nique. Un randonneur et son chien y sont déjà installés. D’autres randonneurs moins prudents se lancent dans l’ascension du Puy Mary alors que de larges et épaisses plaques de neige tapissent le chemin qui y conduit.

 

 

Les pieds dans la neige

Il fait beau, le vent est quasi nul et la température de 16° au soleil. Nous savourons cet instant et le privilège qui nous est offert. La vue sur la vallée du Claux et le cirque du Falgoux est superbe. Les faces nord du Puy Mary et de Peyre Arse sont bien enneigées, et quelques randonneurs nous saluent. Pique-nique presque terminé, deux ou trois bourrasques donnent un coup de frais, et emporte la casquette de Vincent. Après plusieurs minutes d’observation, il la retrouve, stoppée par la rambarde du buron, ouf !. Quelques nuages masquent le soleil ; c’est le signal de la descente.

 

Le Puy Mary
Le Puy de Peyre Arse

 

Au fond Le Plomb du Cantal et le Puy Griou

Nous cheminons à nouveau entre les congères, tandis que deux cyclistes bien décidés, arrivent eux aussi au sommet du col. Deux autres, croisé au début de zone neigeuse nous interrogent sur la possibilité de passer à vélo. Je leur répondis qu’avec prudence et quelques pieds à terre ils pouvaient espérer rejoindre le col tant convoité.

 

Le Puy Griou et le Griounou

De retour au col de Redondet et sitôt l’épingle à gauche franchie, la température redevient agréable malgré un léger vent de sud. Nous observons le Plomb du Cantal (1855m) et ses installations de télécabines en direction de la station du Lioran. Nous voilà parti dans une descente de douze kilomètres ponctué de  rares arrêts mais de nombreux ralentissements pour profiter un peu plus de ces paysages magnifiques. En fin de descente, dans les légers replats de Rudez et de Benech, la rétro-directe refait des siennes. Anthony finira en roue libre, en trainant sa longue chaine, au risque d’une chute ; la jeunesse à des préoccupations différentes des miennes.

Comment quitter ces lieux ?

Voilà donc un épisode heureux de la sortie cyclotouriste familiale du père, du fils et du grand-père, sur la route du Puy-Mary, un début de mois de novembre 2018. Cette sortie n’est pas un exploit loin de là, mais c’est une randonnée originale à cette époque de l’année, qui réserve encore de belles surprises.

 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 08:01

Cyclotouristes, marcheurs, vététistes, ils étaient un peu plus de 80, dimanche 21 Octobre 2018, à St Pierre-Lafeuille, pour honorer la mémoire du fondateur du cyclotourisme lotois : Eugène Nègre.

C’était la quatorzième édition de cette manifestation née de l’imagination d’un petit groupe de cyclos fidèles, connu sous le nom de Groupe de Cyclos Randonneurs Flâneurs issus de différents clubs du département.
Dès le matin malgré un brouillard, dense, la place de St Pierre Lafeuille s’animait par la présence de nombreux randonneurs venus des différents clubs du département, mais aussi des départements voisins de la Dordogne et du Lot et Garonne plus quelques individuels.

Prêt au départ

Tandis que marcheurs et vététistes parcouraient les chemins, les cyclotouristes par un parcours accidenté rejoignaient Gigouzac puis Maxou. La tradition veut que tous les cyclos roulent en peloton, le circuit est ainsi ponctué d’arrêt permettant à tous de se regrouper. Tous se retrouvaient à Maxou.  Maxou où Michel Ponchet, Président d’honneur du Comité Départemental de Cyclotourisme du Lot, au pied de la stèle Eugène Nègre,  faisait honneur à son prédécesseur, et éloge à sa pratique alliant sport, tourisme et désintéressement.

 

Il saluait également son engagement envers les autres, par son aide précieuse à la création des premiers clubs de cyclotourisme dans le Lot. Il rappelait également que le cyclotourisme, n’est pas toujours une discipline facile, qui demande des efforts, mais aussi de prendre son temps pour voyager, découvrir, visiter et surtout partager sa passion.

Au pied de la stèle Eugène Nègre

Après cela, un dernier effort dans la côte de Maxou, permettait à tous de se retrouver à St Pierre-Lafeuille, ou Mr le Maire les attendait pour les accueillir, et les féliciter d’avoir choisi sa commune dont il traçait les principaux atouts. 
Le verre de l’amitié était offert par le Comité Départemental de Cyclotourisme du Lot, suivi d’un repas amical, organisé par les nombreuses et nombreux bénévoles-participants qui n’ont pas hésité à mettre la main à la pâte.

 

 


Michel Ponchet remerciait l’ensemble des participants et organisateurs dont les Cyclotouristes Cadurciens très actifs et généreux lors de ce rassemblement. Il donnait rendez-vous en 2019 pour la quinzième édition de cette manifestation placé sous le signe de la convivialité et de l’amitié.
Les clubs participants : AC Bagnac s/Célé, CC Gourdon, CC Le Buisson, CC Linac, CR du Quercy, Cahors CT, Salviac CT, VC Montauban, et une dizaine de cyclos individuels.

Texte et photos Michel Ponchet
 

Pendant la manifestation
Pendant la manifestation
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Pendant la manifestation
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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 10:17

Je rêvais d'y revenir depuis le jour où je l'ai monté pour la première fois, avec ma randonneuse et ses pneus en 700x25C, mais je voulais faire mieux
Je préparais d'y revenir depuis 5 ou 6 mois, et tout ça a failli être compromis par une panne de voiture, mais c'est réglé
  
Au départ je comptais le monter avec mon habituel Celsior de 1910 environ, en changeant son plateau de 48 dents par un 28 ou 24 dents, et en installant un deuxième frein, mais je ne m'y suis pas pris assez tôt, donc le vélo n'était pas prêt non plus, je fais le tour de mon petit cheptel et mes yeux se posent sur ce véritable tas de rouille roulant, et je me dis qu'avec ça, ça risque d'être impressionnant ! Et cette simple randonnée s'est quand même un peu transformée en véritable défi technique pour ma monture qui n'est autre que ma rétro-directe Hirondelle de 1929.
Là haut, aucun vélo de 90 ans n'y est encore monté je pense, et surtout pas une rétro-directe ! Si les actionnaires de la marque avaient su ça à l'époque, ils en auraient fait une réclame !

Comme d'habitude, je vais essayer de vous raconter ça comme si vous y étiez, en plein cœur des Pyrénées, au tout début des années 30
Même si je pense qu'à cette époque là, le chemin emprunté n'existait pas, ou en tout cas n'était qu'un sentier, je n'ai pas trouvé grand chose sur l'histoire de ce col, si ce n'est que ça devait être un itinéraire touristique construit de 1959 à 1962, mais rien sur l'avant-guerre
 

J'ai donc noté ceci sur mon carnet de route :

Mardi 6 Octobre

Montée du Port d'Aula

Il est 8 heures à mon départ de Couflens, la température est sûrement positive puisqu'il n'y a pas de givre, mais il fait bien frais.
Le départ est plutôt rude, la pente commence immédiatement après avoir franchi le ruisseau du Salat, je pousse déjà ma bicyclette à pied, essoufflé...
Quelques minutes plus tard je commence déjà à croiser quelques rares randonneurs matinaux, surpris par ma machine, une rétro-directe de marque Hirondelle. Le peu de fois où j'ai l'occasion de l'enfourcher dans cette ascension, il me faut pédaler en arrière
pour profiter de mon 44X30 !


 


Après le dernier hameau, celui de Lasserre, la piste apparaît, toujours impraticable à bicyclette en raison de la forte pente. Le soleil apparaît lui aussi, et la chaleur qui va avec. Je pose ma veste et je me rends vite compte que j'ai sous estimé ma réserve d'eau, une gourde d'un demi-litre ça ne sera jamais assez pour atteindre le sommet, alors je bois au goutte-à-goutte, en économisant le plus possible. J'irais même jusqu'à me poser la question d'abandonner.
J'arrive, transpirant et assoiffé au col de Pause à 1527 mètres d'altitude, une petite halte à l'ombre et quelques gorgées de ma gourde presque vide, permettent de me rafraichir. Je reprends ensuite l'ascension, à l'ombre cette fois-ci. La pente est plus abordable et je remonte enfin sur ma machine.


Les premières bêtes d'élevage apparaissent, des vaches, des ânes et des chevaux.
Les paysages grandioses se dévoilent, avec le Mont Valier au-
dessus de tout.

 


Quelques déraillements de ma chaine m'interrompent dans l'effort, je réussis même à m'ouvrir un doigt en la remettant sur son pignon... Je retends alors la chaine grâce au galet de tension, et je poursuivrais sans autre encombre mécanique.
J'arrive enfin au lac d'Aréou où je vante alors les capacités de ma bicyclette Hirondelle à quelques randonneurs curieux, l'un d'eux l'essaie même.


À partir d'ici, la piste devient plus cahoteuse et la pente s'enraidit.
L'eau commence cruellement à me manquer, de toute manière mes bagages ne me permettaient pas d'emporter quoique ce soit de plus, je n'ai même pas d'appareil photographique !
En arrivant sur un léger replat, un couple de randonneurs se font photographier devant le majestueux Valier. Je fais halte pour leur demander de l'eau et nous discutons quelques minutes.



Je passe ensuite le lac de Pra-Matau, je m'approche du sommet, et l'eau fraiche offerte par les randonneurs me redonne de la vigueur.
Je poursuis toutefois principalement à pied en poussant ma bicyclette. Une dernière halte à l'ombre et j'enfourche ma bicyclette pour les derniers mètres qui mènent au sommet du Port d'Aula et ses 2260 mètres d'altitude bien mérités après 4h30 d'ascension.




Je retrouve des randonneurs croisés précédemment, je mange un peu en leur compagnie, tout en profitant pleinement du paysage, et en finissant encore une fois mon eau.
Je resterais là haut une bonne heure, à la frontière de l'Espagne que seule une borne et une grosse pierre plate délimitent.
J'entame ensuite la descente, que j'appréhendais un petit peu, mais tout se passe bien, les freins sont très efficaces, et on profite encore mieux du paysage qu'à la montée.




Quelques mètre en contrebas sur le chemin, j'aperçois des gardes forestiers locaux que je m'empresse de rejoindre afin de leur demander un peu d'eau, qui me fait le plus grand bien.
Ils sont assez surpris par ma machine et son système. Ils en profitent pour me montrer leurs prises, deux isards, de très belles bêtes aux jolies cornes, l'une d'entre elle est une femelle de 18 ans qui une fois dépecée servira de cape.
Ils en profitent pour me photographier devant le mont Valier, avec ma bicyclette un peu spéciale et leur prise du jour.


Je reprends ma descente en repassant par le lac d'Aréou où de nombreux promeneurs font leur halte pique-nique, plus tard j'apprendrais qu'ils venaient tenter d'apercevoir l'ours.

 

 


Je profite encore quelques instants de ces sublimes paysages et reviens au col de Pause, où la pente reprend de plus belle, la route semble plonger dans la vallée tel un torrent approchant d'une cascade vertigineuse, les freins tiennent tout de même le coup, et les jantes ne chauffent pas excessivement, l'éclatement n'est pas à craindre.
Après 2h15 de descente, j'arrive finalement à Couflens, avec un peu de mal aux mains, mais heureux de mon petit périple à la montagne.

Le lendemain j'ai rejoint mes grands parents en gîte à Sougraigne près de Bugarach, nous ferons 3 cols pour rejoindre la concentration annuelle du Club des Cent Cols dans les Pyrénées. Bien évidemment ils sont à vélos "modernes" donc je ne les ai pas pris en photo, mais vous avez déjà le récit 


Je poursuis donc :

Dimanche 7 Octobre

Aujourd'hui petite randonnée d'une cinquantaine de kilomètres pour rejoindre des amis cyclo-touristes au col du Paradis.
Nous partons du petit village de Sougraigne à 5 machines. Je suis le seul avec une rétro-directe, ce qui en épatera plus d'un.
Nous commençons par passer le col de la Fage à 731 mètres, il y fait un vent à décorner les bœufs, et frais aussi, je n'ai que ma veste, et mon manteau de cuir ne m'aurait pas déplu.



Nous redescendons sur Fourtou, où le soleil pointe le bout de son nez par intermittence pendant quelques minutes, avant de disparaître à nouveau.
S'en suit alors la montée du col du Paradis, avec pour 3 d'entre nous un passage par le col de Fresno à 510 mètres.




Arrivés au col du Paradis et ses 622 mètres d'altitude, nous sommes froidement accueillis par un vent glacial, heureusement les copains ont quelques gâteaux, du café et du vin pour nous réchauffer.
Il ne nous reste ensuite que 20 kilomètres pour rentrer au gîte et s'attabler autour d'une bonne soupe.

Voilà pour cette petite virée Pyrénéenne, comme à chaque fois, j'en prends plein les yeux et je m'efforce de tout vous retranscrire du mieux que je peux, comme je l'ai vécu
Je vais essayer de monter une courte vidéo dans la semaine.

Au passage je remercie encore une fois Enrique Guillermo et sa compagne chez qui je me suis arrêté sur le chemin du retour et qui m'ont offert le repas du midi, un grand merci ! 

 

 

 

 

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2 octobre 2018 2 02 /10 /octobre /2018 09:14

         Il ne faisait encore tout à fait jour ; les montgolfières s’élevaient dans le ciel du Quercy. Après avoir garé notre véhicule chez nos amis Henriette et Marie Louis, nous avons rejoint la salle des Fêtes de Gramat. La place était bien animée, les organisateurs affairés et bien prêt,  et les cyclotouristes, vététistes et marcheurs en palabre, avant de prendre le départ.

         Les amis des CRQ et CRF étaient nombreux : Henriette et Marie-Louis, Martine et Joël, Geneviève et Jean-Luc, Rolande et Guy venus à vélo depuis le Bourg, Michel, Martine, Roger et Régis qui nous ont rejoint en route, Claude et Martine de nouveau parmi nous, Daniel et Robert en solitaires, Viviane et Michel soit dix-sept participants.

        

Village de Rignac

 

Dès le départ, l’itinéraire nous faisait éviter la foule de Rocamadour, ses montgolfiades et son vide grenier. En compensation nous faisons un détour par le château de Roumégouse et arrivons par une belle petite route à Rignac. Les Montgolfières sont déjà hautes dans le ciel, que le soleil éclaire progressivement. 

 

 

 

         À Alvignac, c’est la pause ravitaillement offerte par les cyclos de Gramat. Nous y retrouvons bon nombre de cyclos et les bavardages vont bon train entre deux sandwiches ou tartines de confiture.

         La route de Padirac ne sera pas de tout repos, vallonnée à souhait. Martine D. la trouvera plus dure que nous, son frein avant ayant eu la fâcheuse position de s’incliner de telle manière qu’un de ses patins venait frotter la jante. Courageuse Martine que nous libérons dès la pause photo de son handicap.

La vie de Château (Padirac)

 

 La photo de groupe se fait devant le château de Padirac.

         Quelques kilomètres plus loin, les moins chevronnés prennent une route tranquille, sur les conseils de Guy, pour rejoindre notre lieu de pique-nique à Leyme.

 

 

 

        

Loubressac et son château

Par le petit hameau de Sarouil, nous arrivons à Loubressac. Le soleil est bien présent, mais les horizons sont brumeux de telle manière que nous ne profitons pas totalement des panoramas qui s’offrent à nous. À Segonzac je fais une halte photo ; en repartant je suis doublé par un peloton de coursiers bariolés qui dévalent vers Autoire à toute allure. À Autoire je retrouve mes compagnons de route qui redémarrent dès mon arrivée. Pas le temps d’admirer les toits de tuiles brunes et la jolie fontaine. Il fait chaud et je m’arrête poser le « bas ». Je trouve ces « cyclos flâneurs » un peu pressés. Je les rattrape dans la montée vers les cascades ; sauf les premiers qui faute de halte touristique, filent sur la mauvaise route ; ils en seront quitte pour la côte de Donnat.


         Nous ne serons que quatre à passer par les hameaux de Cavaroque et de Frouge et sa jolie côte dans les bois de chênes. En récompense nous finirons à    en descente et arriveront un peu avant « les fugueurs du jour » à Bagou, non loin des Grottes de Presque. Un peu avant St Jean-Lagineste Claude rejoint Leyme par la « pente douce ». Notre groupe aborde la dure montée de St Jean-Lagineste et à   découvre des panoramas magnifiques ; nous sommes au cirque de Trémenouze. Au Pilou les panoramas sont versant est, vers le Cantal proche, et une jolie route au milieu des sapins nous permet de rejoindre la D48. La pente est maintenant modeste pour rejoindre le faux Col du Pendit, lieu-dit Les travers, où nous ferons de nouveau une photo du groupe restreint.       

        

Départ de Leyme

C’est maintenant la descente jusqu’à Leyme, pour la pause pique-nique. Nous retrouvons tous les participants et Henriette et Viviane qui ont apporté la « mousse » réparatrice de nos efforts. Ce sont les Michel’s qui offrent le pot, merci à eux.        

         Il faudra deux tablées pour caser tout le monde, qui s’en plus attendre se restaure copieusement. Il faut dire que les premiers sont arrivés depuis un bon moment.

        

Il est un peu plus de quatorze heures, lorsque le départ est donné. Pas d’efforts immédiat ; la route descends pendant quatre kilomètres jusqu’à Aynac. Geneviève profite de cet instant pour nous faire part de la crevaison de sa roue arrière. Jean-Luc, bon prince s’affaire au plus vite pour réparer le destrier de sa princesse, avant que nous ne repartions.       

         Une dernière côte, chère à Marie-Louis, nous mènera à Saignes pour profiter une nouvelle fois des panoramas, entre causses et ségala.

Dans la plaine de Bio

Dans la plaine de Bio, dite aussi la prairie, la proximité de l’arrivée, attise la vitesse des cyclotouristes et je dois faire beaucoup d’efforts pour fixer les images de ces derniers kilomètres. Heureusement j’aurai ma revanche dans les « ranquets » des faubourgs, là où passe l’Alzou ;          endroit que choisi Marie-Louis, à son tour pour faire baisser la pression de sa roue arrière. Heureusement quelques coups de pompes lui permettent de rentrer à destination.    

 

      C’est autour d’une bonne table que se déguste la bonne tarte de Martine et la pression en guise de fête pour cette belle journée de cyclotourisme entre amis.

 

Cyclos Randonneurs du Quercy et Flâneurs réunis

Pilou, 30 sept 2018

 

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24 août 2018 5 24 /08 /août /2018 16:36
En descendant la Cayolle

Entre Ubaye et Verdon - (14/08/2018)

Les gorges du Bachelard

Hier, il a fait orage, le tonnerre a secoué la montagne, le ciel s’est lavé de ses nuages. Ce matin l’azur est limpide, très clair, débarrassé de son humidité, l’horizon lumineux, orangé, pur, annonce une belle journée. Le jour est là,  je suis prêt, dans ma tenue de vélo (pas un maillot aux couleurs d’une société cotée en bourse), je vais monter les couleurs du club en haut de trois cols à plus de 2000. 6h 30mn, je quitte le logis à pas feutrés pour ne pas réveiller le petit monde qui dort encore.

 

Le village est calme, rien ne bouge et la température est fraiche ; je suis à 1500m d’altitude et il me faut descendre 6km pour retrouver la vallée de l’Ubaye. Je traverse cette belle rivière qui avec la Durance alimentent le réservoir de Serre-Ponçon pour entrer dans la vallée et les gorges du Bachelard. Dans ces gorges étroites il fait sombre, seules les plus hautes cimes reçoivent les premiers rayons du soleil. Personne, la route est à moi, je file au fond du canyon vers le col de la Cayolle. Les sommets éclairés sont les bougies de ce met de choix, mon gâteau est sublime, je le dévore avec délice. Le compteur affiche 6°, il va falloir se réchauffer. La première ascension de ma virée devrait vite me faire monter en température. Plus je monte et plus la lumière grandit sur les parois rocheuses. En contre-bas Le Bachelard  m’accompagne dans cette grimpée. C’est un compagnon très bruyant qui dévale la pente en sautant de roche en roche sans se soucier du cyclo contemplatif silencieux que je suis.  Passé le hameau de Bayasse, le torrent c’est éloigné de la route, le silence se fait. Les lacets se font plus serrés, la route se redresse un peu plus, le paysage est magnifique. Le soleil n’entre toujours pas dans la vallée mais les roches sont en pleine lumière. Je progresse à ma petite vitesse en profitant pleinement de cette beauté. Seules quelques impertinentes marmottes, dressées sur leur rocher, osent me siffler. Pour qui se prennent-elles : elles se moquent de ma lenteur ?, m’encouragent-elles à appuyer sur les pédales ? Je crois plus tôt qu’elles fêtent mon arrivée au sommet.

 

Au col de la Cayolle

Il est 9h je suis au col de la Cayolle (2326m). Le soleil qui n’est pas encore bien haut donne tout son relief à la montagne en soulignant tous ses plis. J’ai froid aux orteils, les doigts sont gelés, je suis seul, que ce col est beau.

Je me délecte de cet instant, seul au col avec les marmottes et comme elles je me réchauffe au soleil. Le petit casse-croute avalé, je mets des vêtements secs, le coupe-vent avant de descendre sur Saint Martin d’Entraunes. Ce versant est ensoleillé, il fait bon.  Les 20km en roue libre, entre- coupés de quelques poses photos,  sont un pur régal. La route est plus animée, je croise quelques vélos.

Depuis le col des Champs

 Au panneau St Martin, coup de guidon serré à droite et ça remonte de suite pour 16km. Maintenant le soleil chauffe. La montée se fait à découvert, pas d’ombre. Ce col est peu fréquenté, rares voitures, peu de motos, je ne croise que deux VTT. Les dix derniers Km sont en lacets dans les pâtures en compagnie de marmottes et de quelques vaches ;  normal, je suis au col Des Champs (2093m).

 Blotti dans un pli de la prairie, face à la montagne, je fais ma pose à l’abri d’un petit vent frais qui me surprend. Face à moi j’ai ce qui m’attend pour la prochaine montée entre le mont Pelat et les trois Evêchés mais avant je récupère un peu, la pente était rude.

 Le versant que je descends est bien différant de la montée. Très boisé avec quelques espaces qui s’ouvrent sur les cimes puis sur la perle de la vallée : Colmars. La route est très étroite avec de nombreux lacets souvent très courts. Pas question de laisser partir le vélo, je reste prudent. En sortant de la forêt, je suis à Colmars-les-Alpes. Très joli village du haut Verdon bien gardé, en aval et en amont, par ses deux forts. Encore du Vauban, à l’époque, la frontière était proche.

Colmars


 Nouvelle virée à droite et ça remonte de suite pour 20km vers le col d’Allos. D’abord douce la pente se redresse régulièrement sans avoir de fort pourcentage.  Il y a beaucoup de voitures et de motos qui font chauffer la gomme dans les virages. Après Allos la route monte en lacets dans le domaine skiable de la Foux d’Allos. Je n’aime pas, ce n’est pas intéressant, il vaut mieux descendre ce coté que le monter, le temps passé au milieu des pylônes d’acier est beaucoup plus court.

 

 

Col d'Allos

Une fois en haut (2247m) c’est plus joli, le versant nord est plus « nature », varié et très cyclotouriste. Route étroite et sinueuse avec une grande diversité de paysages tout aussi beaux que la Cayolle. Il y a des vélos partout qui montent le col et redescendent du même coté, des fatigués, des qui zigzaguent, des fringant qui se font du vent même en montant. Je retrouve le Pain de sucre et le Chapeau de Gendarme, mes deux sentinelles de ce matin qui se font de plus en plus grandes au fur et à mesure que la vallée approche.  De gros nuages noirs comment à habiller les sommets. Je ne m’attarde pas, ce serait bien que je rentre sec.

Je retrouve l’Ubaye, et ferme la boucle commencée à l’aube. Il faut maintenant remonter le bonhomme au gite, refaire dans la chaleur les 6km descendus à la fraiche.

Une ballade un peu sportive (3500m de D) avec trois cols très sympas à faire dans les deux sens. Un peu fatigué certes mais j’en ai pris plein les yeux et ce soir le cyclo est heureux.

Demain on chausse les godillots et c’est randonnée au col….

Texte et Photos:

Robert Mayonove membre des Cyclos Randonneurs du Quercy.


 

Chapelle des Agnelets
Barcelonnette

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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10 juillet 2018 2 10 /07 /juillet /2018 15:20

Martel, 7 & 8 juillet 2018

 

Fin prêt pour le départ

Le soleil dardait fort en ce début de week-end de Juillet, sur la cité aux sept tours. Les amoureux de la vieille bicyclette étaient au rendez-vous sous l’œil bienveillant d’Anthony en costume d’époque et maitre de cérémonie. Au parking Monti, les machines anciennes, rutilantes ou dans leurs »jus », sont scrutées afin de répondre aux critères de participation. Avant 1980, disait le règlement, limite pour certaines et mais plus que centenaires pour d’autres. L’accueil fut simple et sans flonflons sous les banderoles de la FFCT, le petit noir fut apprécié, et les retrouvailles des participants venus parfois de loin faisaient plaisir à voir.

Le boulanger de la rue droite, Martel, partenaire de l'organisation

Les pilotes « cyclotouristes dans l’âme », n’aurait pas laissé leur place. Les costumes étaient un peu chauds pour la saison, durant les longues montées vers la Vicomté de Turenne. Une pause au Moulin d’Antoine à l’Hôpital-St-Jean, permettait de souffler et de rencontrer Monsieur le Maire et l’historien du village. A Turenne ce fût un ravitaillemnt bien accueilli, préparé avec générosite par les Cyclos Randonneurs du Quercy. La route a offert ses pentes tantôt favorables, tantôt éprouvantes par-delà la Tourmente en partie corrézienne. À l’entrée de Collonges-la-Rouge la pause pique-nique se déroulât sous les ombrages et parasols dans une ambiance année 30, qui aurait eu sa place dans un tableau de Manet.

Rencontre sous la halle de Collonges-le-Rouge (19)

L’après-midi Collonges la Rouge fut visité sous le soleil réchauffant un peu plus la teinte rougeoyante des pierres de construction, rouge couleur marquante du site de la faille de Meyssac. Le retour se fit sous les ombrages des petites routes de la basse Corrèze jusqu’à la vallée du Vignon, situé en Quercy. C’est au Moulin de Paunac, que les cyclos furent acceuillis par Mr Crémoux pur une visite guidée et une démonstration de mouture. Attentifs les participants nombreux furent répartis en plusieurs groupes afin de profiter au mieux de cette visite. Le cadre enchanteur de la vallée du Vignon, dévoilait cependant quelques difficultés pour regagner Martel en fin d’après-midi où les attendait encore les organisateurs pour une pause rafraichissante bien méritée.

La bonne ambiance de la Rétro Quercynoise

Le soir l’organisation innovait avec un repas amical concocté par le Club des CRQ. Aligot et grillades au menu, permirent à tous de passer une soirée conviviale dans un espace agréable mise à disposition par la municipalité de Martel. « Bob » au fourneau et « Pilou » au braséro, l’intendance suivit pour les randonneurs affamés.

Le dimanche 8 juillet, deuxième journée de la manifestation était consacrée à une balade un plus courte vers la vallée de la Dordogne. Ce fut aussi la matinée qui mit en exergue le thème choisi des « forces de l’ordre ». Costumes de gendarmes, commandant de bord, ou bien garde-champêtre, la course poursuite pour attraper le prisonnier évadé, fut un moment d’anthologie, dans les rues du village.

Creysse en Quercy

Après la halte visite du joli village de Creysse, une dernière difficulté permettait à tous les participants de rejoindre la capitale du Causse. Les vieux vélos furent un instant mis au repos, et les gendarmes conduit par la sœur de service, firent une entrée triomphale à la poursuite du prisonnier, dans la cour de la gare de Martel, sous les applaudissements et la surprise des passagers du Train Touristique du Haut-Quercy, partenaire de la manifestation.

Le train du jour vit donc cyclistes, gendarmes et prisonnier prendre le train vapeur pour une dernière balade dominant la vallée de la Dordogne du haut des falaises du causse.

Tous les participants se donnaient déjà rendez-vous pour l’édition 2019 !

 

 

 

 

Les Photos du samedi
Les photos du dimanche
Le film de la Rando Rétro

 

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