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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 16:21

Ils aiment la montagne et particulièrement celle des Pyrénées. Les 3 et 4 octobre un groupe de CRF partageait un week-end dans les environs de Montségur en Ariège, pour participer à la concentration régionale du Club des Cent Cols. Pilou était donc accompagné de douze de ses amis CRF parmi lesquels le Président et la secrétaire de la Ligue des Pyrénées. Le samedi, c’est pas moins de 10 cols qui furent au menu : , Col Del Theil (576m), Col de la Babourade (655m), Col du Chandelier (854m), Col du Pas du Nègre (878m), Col des Rives (907m Col Sant Prim (916m), Col du Traouc (1135m), Col de Perrucel (1064m), Col du Pas de l’Ourme (910m), Col de la Croix des Morts (898m). La Fontaine intermittente de Fontestorbe fut le clou de ce spectacle de couleurs automnales et c’est autour d’une bonne table que se terminait cette première journée. Soirée marqué par la consécration de quatre nouveaux CRF au passé déjà lourd de randonnées et autres voyages en tout genre.

La deuxième journée fut consacrée à visiter les alentours de Montségur, parmi lesquels la forêt et la terrible côte de Terris. Le col de Montségur résistait bien moins que les Cathares de la citadelle, sous les coups de pédales efficaces du joyeux peloton de touristes à vélo. Un moment fort de convivialité et d’amitié animait la fin de la matinée au point culminant marqué par le mot de bienvenue du maire de Montségur et des responsables respectifs du Club de Cent Cols et de la confrérie des Cols Durs. Pilou fit ce jour-là son entrée dans l’Ordre des Cols Durs attestant près de 600 km de dénivelé au cours de 630 ascensions de cols

Le pique-nique au village de Monségur permit de reprendre des forces et d’aller quérir pour trois courageux, le joli col de la Couilladeà 1010m. Retour au gîte de Fougax et pour chacun dans ses foyers. Ainsi se terminait un week-end toujours trop court lorsque que nous sommes en bonne compagnie.

les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
les CRF aiment la montagne !
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18 juillet 2015 6 18 /07 /juillet /2015 09:25

http://crf46.over-blog.com/2015/07/vtt-en-haut-vallespir.html

Premier jour, Les Roques Blanches,

Défit, collection de cols, envies de paysages ou découverte du VTT ! Tels sont sans aucun doute les éléments qui ont poussé, quatre CRF, à aller accrocher les couleurs sur le Massif du Canigou, en ce 13 juillet 2015. Très bien logé chez Alain et Cathy Ribes à la Preste (66), nos cyclos ont pris la route des Roques blanches ce lundi 13 juillet vers 8h, après un solide petit déjeuner. Motivation et appréhension au maximum pour débuter une route revêtue de 6 km avec des pentes souvent au-delà de dix pour cent. Le soleil est déjà bien là, le VTT, nouvel outil de découverte est en de bonnes mains. Bob le téméraire, Anthony le jeune premier, Spidou et Pilou les apprentis vététistes. L’allure est tranquille alors que se profile le refuge des Forquets. Il n’y a déjà presque plus de végétation, lorsque le goudron laisse la place à la piste annoncée. Nous sommes dans la réserve naturelle de Prats de Mollo – La Preste. Les montagnes sont belles lorsque nous arrivons au premier col ; le col des Basses à 1798m. Cinq cent mètres plus loin, nous sommes trois à choisir d’aller au col de Bise, tandis que Spidou continu sur la piste qui se dégrade. Bob fait du portage tandis qu’Anthony et moi poussons nos VTT dans la prairie.

Au col de Bise 1923m, l’herbe est plus haute et les belles vaches nous font un comité d’accueil au pied du rocher qui marque le lieu. La descente se fait bon train pour mes compagnons, tandis que j’hésite à plusieurs reprises à franchir les sentes tracées par les belles Aubrac. La piste enfin rejointe, nous reprenons l’ascension vers les Roques Blanches. Le Roc Nègre pointe son nez et nous franchissons le Col des Molles (2085m) au milieu des vaches qui ont décidé de changer de versant. Spidou et Pilou peinent à rouler dans la caillasse, mais la progression est bonne. Nous voilà maintenant en dessous des derniers lacets. Bientôt le col de Bise et des Molles se voient d’en haut. Nous mesurons le chemin parcouru, tandis que nous passons à proximité du Roc Nègre. Les rochers virent du gris brun au blanc. Silex ou marbre dira Spidou ? Silex confirmera un autochtone. Anthony et Bob ont disparus, et nous arrivons à la Collade des Roques Blanches (2252m). L’espace minéral ouvre la réserve naturelle de Py. Il est 12h30 et nous avons parcourus 17 kilomètres. Un 4x4 nous rejoint et le pique-nique se fera à sept. Échange de fromage, avec un savoyard venu promener son fils et son petit-fils dans ce milieu magnifique, mais hostile !

Ravitaillés et reposé, nous reprenons une piste plus étroite et moins facile pour rejoindre la Collade Verda (2282m). Anthony nous indiquera le passage en pleine prairie pour nous positionner au point exact du col confirmé par le GPS de Pilou. Nous remontons vers la piste et continuons en descente vers le Col Del Vent (2229m). Tandis que Spidou abdique devant l’état de la piste, nos VTT nous permettent de rejoindre le cinquième col de la matinée. La piste des devenu un sentier ponctué d’un affaissement extrêmement étroit et bien marqué qui m’oblige à mettre pied à terre. Au col nous limitons nos ambitions et tenant compte de l’heure décidons de ne pas aller à la quête des autres cols prévus.

Anthony est déjà loin sur le GR du retour, lorsque Bob et Pilou décident également de retourner. La montée est longue vers la Collade Verda. Mon apprentissage du VTT est efficace et j’effectue la descente vers les Roques Blanches sans encombre. D’épais nuages remontent de la vallée pour s’arrêter net sur la crête de la montagne. Nous contemplons le Canigou et ses 2733m qui dominent la crête des Sept Hommes et le Col des Boucacers que je laisse à regret.

La descente sera technique et Pilou peinera à maîtriser parfaitement la machine. Anthony et Bob volent au-dessus des pierrailles. Pour ma part, tout va bien. Les cols sont franchis en descente. Arrêt technique pour une vérification de freins sur le VTT à Anthony est opéré au Col des Basses. Le goudron retrouvé, les bidons vides, satisfaits de notre périple, nous regagnons La Preste et la vallée du Tech sous la chaleur caniculaire que l’altitude nous avait épargnée.

Les cols franchis :

Col des basses 1785m FR66-1785

Col de Bise 1915m FR66-1915

Col des Molles 2085m FR66-2085

Collade des Roques blanches 2252m FR66-2252

Collade Verde 2282m FR66-2282

Coll del Vent 2229m FR66-2229

Deuxième jour, bienvenue en Catalogne,

Nos quatre acolytes récidivent le 14 juillet, en Espagne cette fois. Du Col d’Arès (1553m) logé entre le Mont Falgas et le Pic de Montesquiu, nous empruntons le GR du Tour du Vallespir. A la borne frontière 519, c’est un sentier étroit parsemé de blocs rocheux émergeants au beau milieu du passage, ponctué de passages humides alimentés par quelques sources au débit réduit en cette période. Une partie du sentier est ombragé. Comme la veille Anthony et Bob ouvre la piste tandis que Spidou et Pilou, moins aguerris passent les obstacles VTT à la main. La piste débouche sur une prairie de forte pente. Au bas de cette dernière le Col de Pichadou 1527m. Malgré le GPS nous hésitons à poursuivre la piste en prairie. Nous nous écartons par un passage qui nous conduit à une large piste presque plate et qui nous offre de larges panorama vers Mollo et l’Espagne. En suivant ce confortable chemin nous arrivons sans trop d’efforts à la Collade de Prats 1596m, borne 516. La piste fait une boucle pour traverser la frontière et revenir en France. Nous restons en Espagne pour gravir un monticule par une piste en terre marquée les passages des troupeaux et les 4x4 des bergers. S’ensuit une plongée vers une esplanade découverte et d’un point d’eau. Nous sommes au Col des Basses de Fabert 1623m. Nous dominons la vallée de La Preste et avons un vue imprenable sur la montée des Roques Blanches effectuée la veille. Nous n’irons pas au Col Pregon, conditionné par notre horaire de retour.

Il nous faut néanmoins changer d’itinéraire pour passer par les cols manqués à l’aller. Coup d’œil au GPS et à la 25000. Il nous faut suivre la frontière marqué par une clôture de barbelé, rectiligne quel que soit le relief et la végétation. Cette dernière est peu dense et constitué de jeunes pins et genêts. Le relief quant à lui est plus sévère. Des pitons mêlant prairies et rochers affleurant, traversé un sentier à la fois agréable et technique. Les pentes sont parfois impressionnantes passant souvent les 20%. La sortie de la veille à aguerri Spidou et Pilou. Nous passons le Col del Puig des Forques 1600m et le Col des Boyres 1596m, tous deux bien positionné par le GPS. Nous rencontrons quelques randonneurs, marquons quelques arrêts au passage des sommets. Bob retrouvera même ses lunettes perdues à l’aller. La matinée touche à sa fin comme notre escapade en Catalogne espagnole. La vue s’étend de part et d’autre de la piste vers les deux pays catalans.

Bob est ravi, Anthony et Pilou heureux, Spidou satisfait mais nous confi préférer les pistes en bon état.

Éprouvé, heureux, la randonnée prend fin « Au Sud » dans les faubourgs de Prats-de-Mollo.

Merci à Serge pour ses VTT et son aide précieuse !

Pilou, juillet 2015

Les cols franchis :

Col des Pichadous 1527m FR66-1527

Collade de Prats 1596m FR66-1596

Col des Basses de Fabert 1623m FR66-1623

Col des Boyres 1581 FR66-1581a

Col del Puig des Forques 1600 FR66-1600

Col d’Arès 1523m FR66-1513

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 16:54

En hommage à Jean-Paul Larroque

Jean-Paul Larroque

Jean-Paul Larroque

La rencontre des Cent Cols 2014, gardera un parfum particulier. Outre le fait que c’est un rendez-vous sympathique et convivial ; il permet à chacun de participer selon ses possibilités et son humeur. Pour ma part c’est avec un groupe d’amis, cyclos randonneurs flâneurs, mais pas que ! D’autres se retrouvent pour vivre, le temps d’un week-end une escapade automnale à la découverte de nos Pyrénées. Pensé depuis de samedi d’octobre 2012 ou j’ai vu Jean-Paul, pour la dernière fois au Moulin de Lauga, dans la vallée du Salat. Ce texte ne supporte pas la comparaison, avec ceux de Pierre Roques lorsqu’il compte ses nombreuses ascensions au Port d’Aula. Mais, avec la disparition de Jean-Paul dans ce lieu mythique, il prend pour moi un sens bien particulier.

Cette idée lancé à mes amis, quelquefois perplexes à ces envolées de paroles, que d’aucun imagine bien plus difficile, voire impossible dans les faits, prit forme ce samedi précédent notre rencontre au Cot de Cominac. Basé à Seix, notre petit groupe suit le Salat qui nous accompagne jusqu’à Couflens. Les brumes ouatées de la rivière s’élèvent avant que nous ayons atteint l’entrée de Couflens. Les parapets du pont qui enjambent la rivière, accueillent nos randonneuses le temps d’un effeuillage vestimentaire. Nous sommes bien au pied de la montée vers le col de Pause. Marie et « Yoyo » ont choisis le VTT pour monture, tandis que Michel, Guy et moi faisons confiance à nos « Follis ». Anthony sur sa « Guylaine », caracole depuis le départ en tête de notre groupe pour nous offrir un souvenir vidéo de cette montée. Il en sera de même durant les dix-huit kilomètres d’ascension. Pour moi, même si je fais quelques photos, j’ai de plus en plus de mal à prendre mes amis de face. Mon allure de croisière, et mon émerveillement devant un tel spectacle, sont autant de ralentisseurs à un rythme qui ne supporte plus les excès.

Passé la petite chapelle et le hameau de Rieu, la route se transforme en piste un kilomètre plus loin. Le revêtement autorise encore à rouler, tandis que la pente rend la pratique difficile. L’alternance de quelques haltes et de coup de pédales encore efficace nous hissent jusqu’au Col de Pause, le bien nommé. Le Mont Valier s’est déjà paré des couleurs mordorés du soleil. Les chasseurs sont déjà de retour des premières traques à l’isard. Pas un coup de feu ne troublera le silence jusqu’à la cabane d’Arreau. Ce sera tant mieux pour les Isards. Ici commence la zone pastorale, les premiers étangs, les troupeaux bien gardés et les animaux en liberté.

Le Col de Pause

Le Col de Pause

L'étang de Prat Matau

L'étang de Prat Matau

Les crocus et le Mont Valier

Les crocus et le Mont Valier

Nous ne sommes pas les premiers, les randonneurs pédestres sont déjà là. Devant nous se dresse la piste en lacets serrés ; sera-t-elle cyclable ?  Marie et Yoyo se rapprochent, le groupe éparpillé semble un instant se regrouper. Anthony a déjà disparu au-dessus de nous. La piste est carrossable, mais la pente ne lâche rien. Nous voilà maintenant à l’étang de Prat Matau, où des randonneurs nous font la causette et s’étonnent quelque peu de voir des « vélos » en cet endroit. La piste se dégrade et ajouté à la pente, nécessite de temps à autre un peu de marche à pieds.

Le Valier omniprésent apparaît plus près, au détour du chemin, au même moment que nous atteignons la cabane de Courbe. Le col du même nom, lui est au-dessus et ne nous verra pas aujourd’hui. En revanche dans le vaste pâturage en bas de la Cabane, les Cols de la Bouche d’Aula, et du Couret des Etangs, nous attendent. Ce sera au retour, si nos jambes le permettent. A partir de ce moment, la piste change d’aspect. L’herbe encore verte dissimule des cailloux, plus gros, tandis que des ornières, sans doute dû au 4x4, rendent la progression plus difficile.  La fatigue se fait sentir, Anthony et Yoyo ont pris le large. A la descente nos amis pédestres, Michel, Viviane et Suzanne sont déjà sur le chemin du retour. Bientôt 13h, et les derniers hectomètres de l’ascension. Quelques crocus jalonnent les pierriers qui ont pris la place des espaces herbeux. La côte des 2000 m est déjà franchie. Un large passage apparaît dans la masse rocheuse, il faut encore lever la tête pour voir nos comparses déjà rendus. C’est un groupe de quatre CRF qui arrive maintenant au Port d’Aula ; la montée aura duré trois heures et demie, pour atteindre les 2260m. 

Une belle piste ...cyclable

Une belle piste ...cyclable

La cabane d'Arreau

La cabane d'Arreau

Une piste bien en lacets (on aime..!)

Une piste bien en lacets (on aime..!)

La borne frontière avec l'Espagne

La borne frontière avec l'Espagne

Rencontre avec un cheval sauvage ?

Rencontre avec un cheval sauvage ?

Je vois maintenant cette pierre couché au pied de la borne frontière,  celle qui a vu Jean-Paul continuer seul l’ascension. J’imagine ses amis Jacques et Nicole, désespérés de ne pouvoir trouver un secours immédiat en ce lieu, étreints par l’impuissance… et le désespoir, que leurs yeux remplis de larmes, ne trahirons pas le soir au retour…..Je ne sais que faire et je tourne autour, comme un animal avant de m’y asseoir à mon tour, le cœur serré, le regard tourné vers les cimes.

De l’autre côté, l’Espagne, sans route ni piste. Un petit sentier s’en va vers la gauche, il rejoint le Col de Salau et son village, mais là c’est une autre histoire ! Le pique-nique englouti, chacun se lance dans la descente. Une nouvelle appréhension dans la tête, pourrons-nous descendre sur nos machines. La roue avant joue avec les obstacles. La guide-t-on vraiment ; je ne crois pas. De droite à gauche, à moins que ce ne soit le contraire, je me contente d’éviter de passer sur les cailloux les plus gros. C’est ce moment en ce lieu où poussent les crocus, sous la protection du Valier et du Pic de Montau, que cette montée prend toute sa splendeur. Je pourrais aussi comprendre ici ce que fut la quête du botaniste Marcel Saule, parent éloigné de mon épouse, lorsqu’il préparait  « la Grande Flore illustrée des Pyrénées ; et comment, parti à la recherche d’une plante endémique des Pyrénées, le Polygala de Vayreda, il l’a trouvée sous la serviette sur laquelle il se disposait à poser son casse-croûte. »

Le valon d'Aula et la cabane de Courbe

Le valon d'Aula et la cabane de Courbe

Le sentier de la Bouche d'Aula

Le sentier de la Bouche d'Aula

Le Polygala Veyradae (photo internet)

Le Polygala Veyradae (photo internet)

La Cabane de Courbe, les lacets, le lointain Col de Pause ; le soleil inonde encore les montagnes. Tandis que certains sont déjà loin, d’autres flânent, à moins qu’ils négocient prudemment la descente. Anthony est déjà loin; au bénéfice d’un lacet je l’entrevois bien plus bas ; m’entendra-t-il ? « Nous allons passer par la bouche d’Aula ! ». Oui pensais-je; mais il n’y a pas de sentier depuis la piste d’Aula. Tandis que je négocie ma descente, je le vois plus loin, minuscule, qui disparaît entre les rochers et les herbes plus hautes, il m’a entendu, il a quitté la piste. A mon tour je cherche un passage dans un chaos de rochers, puis une sente étroite marque un passage qui se dirige vers le pâturage. Un panneau de bois, indique le GR et la Bouche d’Aula. La Cabane de Courbe est bien plus loin, nous suivons la sente, trace des randonneurs pédestres et du GR. Il n’y a pas la place du vélo et du cycliste côte à côte. Seule solution remonter sur le vélo ; et gare aux pédales qui touchent le côté le plus élevé du sentier ! A gauche ce dernier se faufile dans un passage plus étroit, jalonné par un mince filet d’eau. La vue se dégage à droite sur l’étang de Prat Matau, nous sommes au Couret des étangs. Il faut désormais remonter le sentier pour le retrouver la cabane de Courbe, mais le sentier disparaît. C’est dans la prairie que nous contournons la Cabane, en chantier ; descentes et montées se succèdent entre les rochers. Les coupe-vent fluo de Guy et Michel apparaissent sur la piste principale Nous reprenons la descente vers la cabane d’Arreau. Anthony marque une pause à l’étang de Prat Matau pour un câlin avec les chevaux ! La descente sera rapide vers le col de Pause où un dernier arrêt autorise un regard sur le Mont Valier. Trois à quatre kilomètres plus bas c’est la limite du goudron ou un éclairage particulier met en valeur ce coin d’Ariège. A partir de Couflens, Marie, mène bon train et presque trop rapidement voilà Seix et ses maisons colorées. Une petite route buissonnière nous ramène à notre gîte, la tête pleine de souvenirs !

Les lacets d'Arreau

Les lacets d'Arreau

Le soleil se couche sur un coin d'Ariège

Le soleil se couche sur un coin d'Ariège

Voilà Jean-Paul, nous voulions te dire bonjour. La montée ne fut pas facile pour nous ; alors que toi tu es allé encore plus haut !

Notre plaisir fut ton plaisir, c’est pourquoi nous voulions partager cet instant avec toi. La découverte des grands espaces, les rencontres, et la pratique du cyclotourisme en autonomie, dans sa plus simple expression. J’ai connu ta sœur à Lautrec pour la concentration qui porte désormais ton nom. C’était un jour magnifique, le soleil, les amis et ton sourire dans les yeux de Marie-Claude…. !

Pilou

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 11:15

Soulom, 12 juillet, 14h. Michel et moi nous élançons dans la vallée du gave de Cauterets. Le temps est idéal, quelques nuages, juste ce qu’il faut pour égayer le ciel. La première rampe surprend et puis c’est plus facile jusqu’à Cauterets, station thermale. Peu de monde pour un long week-end. Les cascades se succèdent. La route s’élève à un bon pourcentage puis s’accentue encore dans une enfilade de lacets très serrés, dont le revêtement est refait à neuf, avant la zone touristique du Pont d’Espagne. Il faut encore grimper, accompagné du bruit du torrent et de quelques rares véhicules. Notre ascension est ponctuée de quelques haltes. C’est le premier contact avec les Pyrénées cette année. Enfin le parking ; pas encore complet, mais pas mal de véhicules qui sont mieux ici que sur notre route. Un grand bâtiment barre la vallée ; c’est le départ d’une télécabine vers le Lac de Gaube. Ici démarre le Parc Naturel des Pyrénées et s’arrête notre montée à vélo. Pointage BPF à l’accueil, quelques instants pour scruter les cimes environnantes. Notre grimpée aura durée trois heures, dix-neuf kilomètres et 950m de dénivelé. Nous sommes à 1456m d’altitude. Le retour sera plus facile jusqu’à notre hébergement, sur le gave, l’hôtel du Pont, au rapport qualité prix imbattable et avec en prime l’amabilité du propriétaire.

Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)
Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)
Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)
Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)

Pont d'Espagne - Gave de Cauterets (65)

           Le 13 juillet. Nous avons évité la circulation et la fraicheur matinale depuis Luz St Sauveur en partant de Gèdre. Il fait soleil. La montée vers Gavarnie commence, pas très difficile. Le soleil inonde les Cimes. Notre progression est bonne. Notre-Dame des neiges veille sur notre arrivée à Gavarnie. Le pointage se fera au retour ; nous obliquons à droite et, dès la sortie du village, la route s’élève sévère. Première halte pour contempler le cirque. Après trois quart d’heure d’effort, les Espécières, la station de ski est traversée non sans avoir marqué un nouvel arrêt, en admiration devant la beauté des paysages. L’ascension est encore longue avant le parking du Col de Tentes 2215m. Nombreux sont les troupeaux dans les pâtures. Arrivée au parking du col des Tentes dans un cadre somptueux. Après le parking plus de véhicules ; une bande étroite de bitume nous laisse rouler, tandis que de nombreux randonneurs se lancent vers la Brèche de Roland. Huit cent mètres plus loin, fin du bitume, de gros rochers barrent le passage. Un mince espace s’ouvre vers un sentier au milieu de la caillasse et des blocs dévalés de la montagne. Un couple à VTC nous accompagne. Les randonneurs ne semblent pas surpris de notre présence ici. A peine une demi-heure plus tard une large entaille dans la montagne marque la frontière avec l’Espagne ; nous sommes au port de Boucharo 2273m. La vue de l’autre côté est magnifique tout comme la vue sur le col de Tentes et la vallée des Tourettes. De nombreux animaux sont dispersés dans les rochers. Après la pause pique-nique c’est le retour, par le même chemin. Halte au col, pour aller vers le Lac au pied du Pic St André à travers les pâturages. Puis ce sera la descente du retour ; avec quelques regrets de ne pouvoir profiter plus longtemps de la vue grandiose. Peu avant Especières, c’est une marmotte qui traverse devant ma roue, me causant une belle frayeur. Elle s’arrête à peine, un peu plus loin, comme contempler l’effet de sa farce. Retour à Gavarnie ; la foule à envahie la vallée qui mène au cirque. Nous nous engageons jusqu’à la limite du cyclable. C’est magnifique ! Le cirque est encore maculé des dernières chutes de neige. Tampon BPF au retour puis descente vers Gèdre où nous fêtons notre grimpée.

Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)
Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)

Gavarnie, Col de Tentes, Port de Boucharo (65)

         Troisième jour. 14 juillet. Le temps est incertain ; afin de ne pas trop retarder pour notre retour vers le Lot, nous décidons une approche vers Hautacam. Artalens sera notre point de départ. Une bruine envahit le paysage, le brouillard masquera bientôt la route. Pas besoin d’y voir pour se rendre compte que la pente est forte. Tout à gauche, le poncho se mouille autant dedans que dehors. Les panneaux nous indiquent la progression, ce n’est pas du rapide ; mais ça avance. Le brouillard se dissipe et les premiers rayons de soleil apparaissent. La vallée est sous la ouate. Bientôt, Hautacam, son parking, ses télésièges et ses premiers camping car, sans doute en attente de la venue du Tour dans quatre jours. Content d’être là, mais ce n’est pas fini pour nous. Après la traversée du parking la pente repart pour deux kilomètres puis de nouveaux, un parking, un télésiège, un observatoire et de magnifiques vaches gasconnes. Nous sommes au Col de Tramassel 1616m. « Passez sous les câbles des télécabines » avait dit l’aubergiste. Nous rejoignons, sous le soleil la piste qui mène vers le Col de Moulata. Une courte grimpée de forte pente, nous emmène sur une crête rocheuse. Quelques mètres, en contrebas, sur la droite la Courade de Macausau. Nous remontons la piste empruntée par quelques randonneurs. Après un bon kilomètre, la piste dévale vers le col de Moulata. Là quelques véhicules ont avancé des randonneurs qui partent plus loin à pied, vers les lacs. Nous prolongeons cet instant. La vue est imprenable vers le sud comme vers le nord. Seuls quelques nuages au dessus d’Isaby nous empêchent de voir le Pic du Midi. Nous n’avons plus envie de repartir. Photos, regards fixe sur ces belles Pyrénées, rhododendrons, troupeaux épars, larges échancrures dans le bleue du le ciel ; l’heure avance, il faut partir ! Une courte montée vers le Pic Moulata nous conduit sur la piste empierrée. La descente se fera silencieuse ; ponctuée de quelques arrêts photos ; Artalens est déjà là.

 

Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)
Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)
Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)
Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)

Hautacam, Col de Tramassel, Col de Moulata (65)

          Ce fut un week-end délicieux pour trois grimpées magnifiques, exigeantes mais pas trop, pour peu que le temps ne soit pas notre adversaire. Merci à Michel, compagnon idéal et ami cyclotouriste s’il en est. Cette escapade est une invite traditionnelle de nos week-end du 14 juillet et chaque fois la magie opère, cette fois, la montagne en plus.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 17:56

 

 

Baigné par un soleil printanier, Maxou, fut l’espace du troisième dimanche d'octobre, la capitale départementale du cyclotourisme. Prés de soixante-dix cyclotouristes et marcheurs se sont retrouvé pour inaugurer « La Stèle Eugène Nègre » érigée dans le village en honneur au précurseur et fondateur du cyclotourisme dans le Lot.

 DSC03122

Marqué par la présence des dirigeants de la Ligue des Pyrénées, Georges Golses Président régional, de Roland Mangin, Président du Club Cyclotouriste Cadurcien, et de Monsieur Aimé Sabot, maire de Maxou, cet évènement fut précédé d’une randonnée touristique à vélo et d’une marche pédestre.

 DSC03092

Les clubs de Cahors, Gourdon, Salviac, Luzech, Gramat, Linac, Bagnac, Souillac Rando-Cyclo et Montauban étaient représentés

 

Après les traditionnels discours inaugural, et l’historique de la vie cyclotouriste d’Eugène Nègre, le verre de l’amitié fut offert aux participants à  la salle des fêtes de Maxou, suivi d’un repas amical.

 DSC03134

 

Les organisateurs, les amis cyclotouristes d’Eugène Nègre, tiennent à remercier toutes les personnes qui de près ou de loin ont permis de concrétiser ce projet, en particulier la commune de Maxou et son conseil municipal.

 

 

http://crf46.over-blog.com/2014/10/maxou-2014.html

http://crf46.over-blog.com/2014/10/maxou-2014.html

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 09:00

 

 

DSC03000Ils étaient treize, au départ de Gigouzac, pour rejoindre Luzech, lieu du rassemblement départemental de clôture cyclotouriste de la saison 2014. Parti en pente douce dans la vallée du Vert, la pente vers l’oppidum de Luzech  réchauffa les cœurs et les mollets. Seule la chapelle de l’Isle sut réconforter nos cyclotouristes, avant la rencontre à la salle de la Grave. Verre de l’amitié, et paëlla embarqués, la vallée du Lot fut notre route jusqu’à Espère. Calamane, Boissières et le Mas de Camp furent nos points de passage avant de rejoindre, la terrasse de « Régine » à Gigouzac. Le soleil inespéré, baigna de sa tiédeur automnale cette fin de journée, où cyclotourisme et amitié firent encore une fois très bon ménage

 

Clic sur le lien pour voir les photos

 

Cloture-Luzech-2014 Cloture-Luzech-2014

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27 août 2014 3 27 /08 /août /2014 16:01

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Françis

Ils étaient une douzaine au départ de Labastide-Murat ce 24 août. Les petits villages du Lot traversés, sont au nom de Beaumat, St Germain du Bel-Air, Concorès, Degagnac….. Déjà la fraîcheur du matin s’estompe. Le soleil gagne en intensité et les manches longues gagnent les sacoches. Des nouveaux sont bien présents, Jean et Françis en particulier. Ce dernier connaît bien les petites routes du coin. C’est donc naturellement que le groupe prend la direction de la vallée de l’Ourajou cher à notre ami René du club de Salviac. La route est facile, la vallée verdoyante et la troupe joyeuse. Sauf que notre ami Françis, se rappelle de son ami Jean-Claude habitant Gindou. Nuance sur le circuit, une bonne côte nous emmène à Gindou, où Françis en panne de mémoire nous fait faire toutes les bosses du coin, au milieu d’un village qui fête son cinéma, au milieu des chapiteaux, des cinéphiles, des vedettes et des réalisateurs. Comme un bon vieux film, Françis déroule la bande de cyclos dans les rues du village. Mais où donc habite Jean-Claude ? Comment demander à des gens qui ne sont même pas d’ici ? Un vrai film comique jusqu’au moment où enfin un habitant du village lui indique la direction du Mas de Peyre, à trois pas des affiches grand format vantant la gloire des frères Dardenne. Jean-Claude affairé aux bons soins de ses ânes, nous accueille avec surprise et enthousiasme.

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Au mas de Peyre

Depuis le temps qu'il nous disait de passer le voir.  Voilà Françis, Jean-Claude, et la bande de CRF revisitant le temps passé autour d’une bonne bouteille de rosé. Bientôt midi passé, il faut repartir. L’Ourajou sera notre compagne jusqu’au pied du village de Thédirac. C’est Catus qui nous accueille pour le pique-nique habituel. Fort de cette matinée bien passée, avec en prime la rencontrer avec Bob l’intrépide, le déjeuner se passe bien. Retour maintenant vers Gigouzac où une halte est prévue « chez Régine ». En route de nouveaux CRF viennent à notre rencontre. Marie-Agnès et Michel grossissent le groupe. Halte à Gigouzac,

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Chez Régine

Régine a les petits yeux fatigués des veillées festives du village. Revigorés, nous voilà repartis pour Lamote-Cassel qui fait craindre une belle bosse à nos amis venus à notre rencontre.  Il n’en est rien affirme, Michel, chef de file improvisé qui s’enfile dans la seule rue étroite du village indiquant le chemin à prendre. Mal lui en a pris, dès la dernière maison laissé de côté la route qui oblique à gauche, prend des airs de pente à dix pour cent. Personne ne dit mot, lorsque Michel invite à la contemplation, la vitrine départementale du vingt et unième siècle où s’entassent pêle-mêle une multitude d’objet hétéroclites. La vitrine tient bon mais le placage décoratif quitte le monument…. Que restera-t-il de ce témoignage qui n’a pas encore vécu une génération….

 

Par la route fréquentée sur cinq cent mètres, nous voilà dans les derniers kilomètres de cette ballade. L’arrivée est dignement fêtée avec le clafouti de Martine, et la bonne bière de Michel. On tarde à se quitter tellement on est bien, puis on finit par se promettre de recommencer à la première occasion. Ainsi va la vie, comme au cinéma !!!  

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 08:38

 

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Bob, l'intrépide des CRF à encore frappé. Après quelques périgrénations dans les brevets de longue distance, notamment le brevet de 300 km de Cahors, le revoilà dans une sortie lotoise, à Gourdon précisémment, en compagnie de ses amis CRF. Bob était bien au départ, mais il est venu à vélo de sa vallée du Lot. Parti bien avant le chant du coq, il s'en est retourné au son de l'angélus ! 

Avec sa verve et son patois gévaudanais, il nous conte sa journée, émaillée de belles bosses et d'un accueil chaleureux chez Josette et Jean-Claude.


Le mélange des langues devrait vous permettre de tout comprendre !

Les photos de la journée   :::   Gourdon-2014 Gourdon-2014


 

"Bonjorn a tot lo mond,

Une belle journée Crf ! 
Un soleil pas trop chaud, un parcours dans la campagne sur de toutes petites routes, bordées par une grande variété par d'abres tel que : de garrics, de castanhas, de bès, de faus, de noguièrs, de pibols, de fraisses , e meteis un Fraïsse de Besièrs amb " un polit bilhon" , le casse-crôute rillettes, amb lo vin de Caurs , les variantes Crf  , avec une première  ascencion en guise d'échauffement à Pairinhac, et le final sur Gourdon, longue et bien pentue, où lo Fraïsse avec ses trémas, a fait dans le zig et le zag quelques mètres de plus, que tout le monde ! Ensuite par  un bon azimut millimétré de l'arpenteur del Truc de l'Òme , nous sommes tombés pile-poil sur l'arrivée !
Nous restait à  affronter le point fort de la journée de la rando, avec la sévère montée à la Vergnole...en voiture " per lou despartina" chas la  Jauseta e lo Joan Claudi .
Après 3h d'un solide  ravitaillemment, j'ai pu reprendre la route, sans crainte de tomber en hypo...Mais miladiou que mes jambes étaient lourdes dans la petite montée sur Gourdon !
Je suis arrivé à Duravel au moment où sonnait l'angélus ; pris une bonne douche, et l'apéro avec une cousine e ma femna... Abans de torna prene mon despartina del vespre ! 

Adieu-siatz e al còp que ven.

lo Bòb. 
Ajuston : per la traduccieu anatz sobre lo siti " panOccitan.org " ."
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 07:24

 

Samedi 10 Mai : 85 km

Martel, Cressensac, Gare de Gignac, Estivals, Le Sort, Larche, La Rivière de Mansac, Mansac, Brignac-la-Plaine (pique-nique), Perpezac le Blanc, Ayen, St Robert, Badefols d’Ans, Hautefort, St Agnan (Gite de la Charttreuse et Hotel des Voyageurs)

 Le départ dès 9h se passe bien. Première halte à Estivals sur le Causse Corrèzien. Larche est traversé sans encombre. A l’entrée de la Rivière de Mansac, les travaux autoroutiers ont bouleversé le paysage et les carrefours. Une erreur de parcours nous fait grimper à Mansac, joli village perché. Nous rejoignons Brignac-la-Plaine pour la pause déjeuner, après une visite sympathique à l’épicerie du coin. Le temps est frais mais sans pluie. Après le réconfort, l’effort ! Il faut se hisser à Ayen, en laissant le Puy d’Yssandon sur notre droite. Ayen perché sur son promontoire domine la région. L’église Ste Madeleine semble esseulée depuis la disparition de la halle qui la jouxtée au XVI siècle. Deux tables d’orientation y sont installées. Nous décidons la visite de celle plus à l’ouest. La pente est sévère et finit par mettre à terre notre grand Michel. Pas trop de mal tout de même pour un regard circulaire sur ce coin de Corrèze où séjourna Claude Michelet. Nous repartons vers St Robert où nous visitons l’Eglise. Ce fut aussi le lieu de tournage du film « Des Grives aux loups »

Badefols d’Ans nous accueille dans son pays, avant Hautefort. Visite à l’office du Tourisme pour le pointage BPF d’Anthony. Nous évitons le musée de la Médecine est ses instruments de torture. Quelques « coustals » nous mènent autour du château où séjourna Eugène Leroy (Jacquou le Croquant).

Dimanche 11 Mai : 85 km

St Agnan, Nailhac, Châtres, Beauregard, Le Lardin, Condat, St Geniès, Salignac, Eyvigues, Eybène, Bourzolles, Lamothe-Timbergues, Souillac, Baladou, Martel

 Levé sept heures, un petit tour chez le boulanger, pour constater que la nuit à été humide. Les troupes sont en forme. Après le rangement et ménage, nous voilà sur la route de Nailhac en passant près de l’étang du coucou. La route s’élève doucement, comme pour nous montrer que Hautefort n’est que sur une petite hauteur. Les biches détalent lors de notre passage. Châtres pointe son clocher, comme une cathédrale bien connue. Beauregard mérite bien son nom, en dominant la vallée de la Vézère. Condat sera notre halte ravitaillement avant d’emprunter la vallée de la Chironde, qui nous mène à St Geniès. Après avoir tenté en vain la visite de la chapelle, c’est au « Rancar » que nous ferons la pause apéritive. Le marché bat son plein lorsque nous gagnons l’aire de pique-nique pour notre repas de midi.

Après la pause de Pierre, nous reprenons la route vers Salignac. Le temps se fait menaçant, et déverse sa colère sur nous, sur les hauteurs d’Eyvigues. Si cela fait plaisir à Michel P qui en profite pour tester un prototype de bavette pour garde-boue, cela ne manque pas de générer une crevaison pour Michel L, qui devra délester sa monture de tout son attirail avant de procéder à la réparation de la roue arrière. Fernand, piaffe son impatience devant un ciel chargé de nuages noirs. Mais c’est finalement avec quelques rayons de soleil que nous gagnerons Souillac, puis Martel, accompagné par Pierre, qui veut encore prolonger ces deux journées de cyclotourisme itinérant.

  Itinérance en Pays d'Ans 2014 Itinérance en Pays d'Ans 2014

 Les Crf en action

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 15:58

 

DSCN1508Les grands baroudeurs cyclos montagnards riront certainement de ce qui va suivre mais en ce qui me concerne, moi homme des plaines, je ne suis pas prêt d’oublier.

    En aout 2008 je me suis rendu dans le nord de l’Espagne avec Pythéas, ma randonneuse, les routes d’Espagne me fascinent, ces paysages désertiques sont extraordinaires et le dépaysement est total, cela faisait la 4ème fois que je m’y rendais et il est certain que j’y reviendrai, mais !

    Au 5ème jour de ce voyage, je franchis les Pyrénées en partant du camping d’Arette dans les Pyrénées atlantique, village qui fût détruis d’un tremblement de terre en 1967, pour le col St.Martin à 1800 m, frontière franco- espagnole, il pleut, il fait froid et la neige tombe à 2000 m. Hésitation, les prévisions ne sont pas bonnes pour les 3 jours qui suivent. Côté espagnol ce n’est pas mieux, Navarre et Aragon sont sous la flotte. Alors que faire ? Et bien comme la plupart d’entre vous l’auriez fait, je me jette sur les 26 km à 12 % et 15 % ; je transpire sous la cape, je suis en nage et le temps est très frais. A trois reprise je songe à faire demi-tour ; oui mais voilà : et mon voyage ? Dois- je l’annuler ? Je continue doucement, très doucement, les bornes défilent lentement 19 km 18 km 17 km… Je marque de nombreux arrêts et marche un peu dans les passages à 15 % histoire de ne pas trop transpirer, que dal. En plus du crachin il y a un épais brouillard, nos amis cyclos pyrénéens savent de quoi je parle ; mais enfin bon sang ! «  Ce n’est quand même pas le K2 en hiver par la face nord en espadrilles Nom de D… ! » Je me crie à haute voix. Bien entendu je finis par arriver au carrefour de St.Martin et prend à droite direction l’Espagne, le col est là et le panneau indique 1800 m alors que sur la carte il est marqué 1785 m. Le brouillard est très épais, cela me fait pensé au sketch de Fernand Reynaud dans son baptême de l’air, alors qu’il se trouve dans le brouillard. «  Je ne sais pas si vous avez déjà entendu un brouillard à couper au couteau mais là avec une hache on n’y serait pas arrivé » Et c’est sur cette route en travaux que je glisse en Espagne. Je suis en sueur et passe du chaud au froid, je suis trempé de la tête aux pieds, la cape est mouillée dessus comme en dessous. Je m’arrête dans un tunnel pour mettre une veste, miraculeusement restée au sec dans une sacoche, un foulard et me voilà redescendant avec les pieds trempés, les jambes noircies par les patins qui n’adhèrent plus à la jante, je ne sens plus mes doigts, mes pieds vont bientôt devenir des glaçons, bon sang dans quelle galère me suis-je embarqué ? Je ne vais tout de même pas descendre à pied ? C’est alors que pendant un court instant qui aurait pu être fatal, le froid me transit et sans me rendre compte, je commence à fermer les yeux. Put..... !! Je suis en train de m’endormir. Réveille- toi ! Je m’arrête, respire un bon coup et repars. Plus je descends, plus le froid disparaît et je commence un peu à me réchauffer. J’arrive dans le village d’Isaba en Navarre, entre dans un salon de thé et commande un grand café con leche avec un énorme napolitano de chocolate, un grand pain au chocolat, comme on les trouve en Espagne, je tiens la tasse des deux mains et savoure sa chaleur, les clients doivent penser à un charbonnier à voir mes jambes noircies, je suis dans état lamentable et décide de ne pas trop traîner ici donnant une mauvaise image du cyclotouriste à tous ces braves gens si bien habillés, nous sommes quand même le 15 août. Miracle en sortant Hélios fait son apparition et me réchauffe le visage, que c’est agréable, il ne me quittera plus les 10 jours suivants qui m’amèneront à Saragosse, le sud de l’Aragon, le nord de la Catalogne jusqu’à Ripoll où je refranchis les Pyrénées par La Molina, Puigcerda avant de plonger en France à Latour de Carol. DSCN1510

    Je ne tire aucune gloire  de ce passage dans les Pyrénées, comme vous devez le penser mais une fois de plus je me suis convaincu qu’à vélo avec persévérance et volonté, récompense et bonheur seront toujours là, au bout de la route et je suis certain qu’avec nos randonneuses nous atteindrons un jour, comme le disait Jacques Brel, l’inaccessible étoile. 

 

Pierre, Crf 

 

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